Clavier sans fil Apple et iPad, plus quelques raccourcis clavier

Je ne suis pas certain que je trimballerai partout avec moi l’iPad plus le clavier externe Apple. Mais posés sur le bureau, ils forment un duo plutôt sympa.

D’abord, contrairement à la plupart des housses-clavier intégré (sauf la origami de Incase, que je vais tester), utiliser le clavier sans fil Apple permet de placer l’iPad horizontalement ou verticalement — en mode portrait — et donc d’avoir plus de lignes de texte visibles, qui s’en plaindrait ? Ne pas donner le choix en dit long sur le manque de réflexion à l’origine de la plupart de ces housses…

Ok, contrairement aux claviers dédiés iPad, on ne dispose pas du bouton Home ou du bouton Recherche. C’est dommage — d’autant plus que Apple pourrait très facilement réassigner certaines touches de fonction du clavier standard à ces fonctions spécifiques à l’iPad, de façon logicielle.

C’est dommage, mais on s’en fiche. Ce n’est pas cher payé pour disposer d’un vrai clavier et pour disposer du même clavier que sur un Mac. Les touches ont en effet la même taille et la même disposition. Et le clavier est de la même qualité que celui d’un Mac : un clavier sur lequel on peut écrire longtemps.

En plus de ça, iOS 7 supporte certaines touches de fonction : le contrôle du volume et de la luminosité, les boutons de lecture multimédia.

Plus une série de raccourcis clavier (testés dans Daedalus Touch et Pages), n’hésitez pas à en signaler d’autres si vous en connaissez :

  • Cmd + Z.
  • Cmd + C et Cmd + V.
  • Cmd + flèche gauche/droite, pour aller à la fin/au début de la ligne.
  • Ctrl + flèche gauche/droite pour début à la fin d’une ligne.
  • Ctrl+ flèche haut/bas, pour aller au début/à la fin d’un document.
  • Alt + Fléche gauche/Droite pour passer d’un mot à l’autre.
  • Alt+ Flèche haut/bas, pour passer au début/fin du paragraphe précédent/suivant. Pratique pour se déplace rapidement dans un long fichier.
  • Maj + flèches, pour faire des sélections.
  • Maj + Flèches haut/bas + alt pour sélectionner le texte ligne à ligne vers le haut ou vers le bas.
  • Maj + Flèches gauche/droite + alt pour sélectionner le texte mot à mot, vers la gauche/droite.
  • Ctrl + K supprime tout ce qui est à droite du curseur jusqu’à la marge de droite.

Un des soucis potentiel, quand on a connecté le clavier sans fil, c’est que le clavier virtuel n’est plus disponible :

  • Pour afficher le clavier virtuel même quand le clavier Bluetooth est connecté, appuyez sur la touche Eject. Idem pour le masquer.
  • Pour choisir la langue du clavier depuis le clavier sans fil, et donc la langue du correcteur, appuyez sur Cmd+ Espace.

Pages dispose de raccourcis spécifiques :

  • Cmd+Maj+K pour commenter.
  • Cmd+Maj+K pour afficher le commentaire suivant.
  • Cmd+Maj+Alt+K aficher le commentaire précédent.

Certains raccourcis sont dispo dans Safari, mais je m’y suis moins intéressé : cmd+L, par exemple pour sélectionner la barre d’URL, Cmd+T pour afficher un nouvel onglet, etc.

Encore une fois, je ne suis pas persuadé de vouloir trimballer l’iPad et un clavier partout avec moi — le clavier virtuel est très fonctionnel — mais quand je m’installe à table pour écrire, ou même pour travailler debout… c’est le pied 😉

Clavier externe USB et iPad

Pour prolonger la série la plus populaire de cette fin d’été “l’iPad, ma machine à écrire” (ép 1, Ep. 2, Ep. 3), j’ai testé l’adaptateur Lightning/USB de Apple pour y brancher un clavier USB classique — dans l’espoir d’utiliser un clavier mécanique.

Des nèfles : aucun ne fonctionne.

Clavier

J’ai testé avec les claviers filaires de Apple, un HHK Keyboard et un KBT Pure Pro, avec chaque fois le même résultat.

Dommage, même si ce n’est pas une surprise du tout : l’adaptateur est clairement vendu pour y brancher un appareil photo, rien d’autre. Mais ce n’est pas plus mal de le confirmer, tant on trouve de discussions concernant l’ancien adaptateur 30 broches qui, lui, semblait le permettre.

Il reste la possibilité de brancher le clavier avec un câble USB en Y, le second connecteur USB étant branché sur une machine assez alimentée. Mais cela devient un peu trop bordélique à mon goût.

Edit le 01/09/2014: Sachant qu’il y a quelques musiciens parmi les lecteurs, je relaye ici une précision faites par Arnaud, par email. Merci à lui :

Caméra Connection Kit d’Apple est, au-delà de la photo, très utilisé par les musiciens : on peut y brancher quantité de contrôleurs MIDI, d’interfaces audio ou encore des micros, bref tout ce qui est doté de drivers Class Compliant.

Compass 2, un pied pliable peu portable ?

Une fois ouvert, le Compass 2 permet de placer l’iPad (mini et autres) dans deux positions :

Portrait

Portrait, qui est à mes yeux la position idéale pour utiliser l’iPad comme machine à écrire, avec un clavier externe. Ou encore pour afficher du texte (ebook, Web, etc.)

Paysage
Non, l’écran de l’iPad n’est pas sujet aux reflets… Non, mon écran n’est pas dégueulasse.

Paysage, ce que le fabricant nomme la position d’écriture, sans doute parce que’elle permet d’écrire en utilisant le clavier virtuel de l’iPad.

Sauf que je ne suis pas convaincu par la position paysage. Si l’iPad mini est à peu près stable une fois posé dessus, ce n’est pas le cas d’un iPad standard qui balance dangereusement d’un côté à l’autre quand vous pianotez sur l’écran — c’est vrai que je ne frappe sans doute pas le clavier avec la délicatesse d’un collectionneur de porcelaines, ni ne caresse l’écran avec le doigt hésitant et timide d’un amoureux qui explore pour la première fois le corps de sa/son chéri(e) mais quand même, comme on dit par chez moi, ça birlonche bien trop d’un côté à l’autre pour écrire sérieusement dessus.

La position portrait par contre est très stable. Le seul reproche à lui faire, assez étonnant quand on y pense, c’est qu’il n’y a qu’une seule inclinaison prévue. Le Compass 2 est pourtant lourd, bien assez pour lui permettre de supporter l’iPad à différentes inclinaisons.

Folded

Replié, le Compass 2 tient dans une toute petite poche qui facilite son transport. Mais, je l’ai dit, il est lourd. Trop lourd à mes yeux pour être emporté partout avec moi.

Surtout si l’on ajoute à cela le poids du clavier externe (sinon, à quoi bon emporter un support pour l’iPad ?). Dans ce cas, je me tournerai plutôt vers la Smart Cover de Apple qui, si elle est limitée au mode paysage et n’offre pas une stabilité aussi exemplaire qu’on pourrait le souhaiter, ne pèse presque rien et protège l’écran de l’iPad durant le transport. Mais je ne suis même pas certain d’avoir envie de transporter en permanence l’ipad et un clavier externe.

Bref, là où le Compass 2 est carrément génial, c’est posé à demeure sur le bureau toujours prêt à recevoir l’iPad — avec ou sans clavier externe, avec ou sans son câble de chargement. Il est stable, plutôt sympa et discret.

Dos

Il devient vite indispensable. Et c’est pour ça que je vais le garder. Encore une fois, dommage qu’il n’y ai qu’une seule inclinaison possible.

Mentions légales et remerciements : Tous droits réservés, y compris pour l’U.R.S.S. Aucune pièce de un euro n’a été maltraitée durant la rédaction de cet article. L’auteur tient à se remercier lui-même pour l’achat du matériel testé — parce qu’il fallait compter sur les autres pour recevoir quelque chose.

Travailler debout, oui mais pas tout le temps

Sur Twitter, je vois François et quelques camarades qui discutent de la position de travail debout.

J’avais tenté l’expérience en 2011, pour en arriver à la conclusion que c’était trop fatigant et stressant, surtout vu mon poids. Le mieux étant de pouvoir bosser assis ou debout, par moment.

À défaut d’une table dont je puisse facilement ajuster la hauteur, comme le suggérait judicieusement @Urbanbike à l’époque, je m’étais fabriqué une tablette surélevée — avec les moyens du bord.

Cette tablette existe toujours, même si j’ai un petit peu réaménagé le coin bureau, et elle est aussi pratique pour travailler avec l’iPad qu’avec le Mac.

Debout

Il suffit de déplacer l’iPad et son clavier du “bureau assis” vers le coin tablette. L’affaire d’une seconde. Rien à brancher.

Je ne suis donc coincé dans aucune position — assis ou debout, c’est une question de lever mon cul de ma chaise, ou de l’y vautrer à nouveau dans un soupir d’aise, pour me sentir presque un athlète olympique. Presque.

C’est aussi un bon moyen de changer d’état d’esprit. La fatigue n’est pas la même, la façon d’écrire non plus.

Pour la santé, se tenir debout ne remplace pas le fait de bouger : faire de la gym, sortir de chez soi, marcher, courir — marcher, en ce qui me concerne. Là encore, l’iPad se révèle un excellent outil, puisqu’il suffit de l’empoigner, en passant, pour l’emporter avec soi, direction le monde extérieur — ou le canapé, le lit, ou même le petit coin 😉

Éventuellement, un coin debout, c’est l’opportunité de recycler un iPad ou un vieux Mac. C’est ce que j’ai fait, avec le mini, associé à un clavier sans fil Apple de 1ère génération qui trainait dans un coin. Le mini ne perdant absolument rien de sa géniale portabilité.

Même plus besoin de déplacer l’iPad et le clavier. La magie d’iCloud fait que je n’ai qu’à me lever pour commencer à travailler debout, les textes étant mis à jour automatiquement sur les deux machines.

Génial ? C’est pas loin de l’être.

PS : Ne vous étonnez pas si je ne réponds pas rapidement aux commentaires ou aux emails : ma connexion est aléatoire, au mieux, pour quelques jours.

L’iPad, ma machine à écrire ?

Typewriter

Un clavier Bluetooth, un iPad (posé sur un lutrin), une tasse de thé. Et Pages.

C’est ma machine à écrire pour ce soir et, on verra, pour les soirs à venir.

Pour ne rien vous cacher, pour écrire le premier jet c’est encore ma vieille machine à écrire que je préfère utiliser. Cette vieillerie totalement mécanique, sans écran, avec son ruban noir et rouge, sans fichier et sans syncro des données, avec ses touches à marteler pour défoncer la feuille de papier caractère après caractère, dans un bruit d’enfer. Mais son bruit, justement, autant je l’apprécie quand il jaillit de sous mes doigts, autant il passe mal, la nuit, dans notre petit appartement mal insonorisé. Du moins, si j’en crois nos voisins et ma chérie qui essaye de dormir.

Une autre raison me pousse à (ré)essayer Pages et l’iPad c’est que, plus j’y pense, plus je me dis que je n’ai pas besoin de plus pour écrire. Surtout pas d’un Mac.

Au contraire, comme la machine à écrire, l’iPad permet de facilement s’isoler et se concentrer : il affiche une seule fenêtre, toujours en plein écran, et vu qu’il est bien moins rapide de passer d’une app à une autre sur l’iPad que sur Mac, je devrai donc être moins tenté de jeter un oeil sur, un exemple choisi au hasard, Twitter. Du moins, je l’espère.

Pourquoi ne pas écrire à la main dans un carnet, comme je le fais habituellement ? Parce que j’écris de plus en plus mal et parce que ça me fait de plus en plus mal à la main. Je vieillis, sans doute.

Tant qu’à écrire sur l’iPad, pourquoi ne pas utiliser Daedalus Touch, qui se synchronise sans souci avec Ulysses III sur le Mac — qui est la meilleure app dans laquelle écrire, un point c’est tout — et qui supporte le Markdown ? Ou encore, pourquoi ne pas utiliser Word ? Pourquoi ne pas utiliser l’application Notes ?

  • Parce que l’application Notes est un peu trop rudimentaire pour écrire longtemps.
  • Parce que je n’ai pas besoin de Markdown pour écrire une histoire qui ne contient ni lien, ni image, ni notes de bas de page, ni gras et qui ne contiendra probablement même pas d’italiques. Rien que du texte et de la ponctuation : de l’action, des dialogues et quelques descriptions — c’est de la SF, quand même ! — Markdown n’est pas utile pour ça.
  • Parce que Daedalus Touch n’est pas 100% compatible avec Ulysses. Entre autres choses, il ne supporte pas le retrait de la première ligne, que j’ai l’habitude d’utiliser — vivement l’arrivée de Ulysses Mobile, qui devrait corriger ces petits soucis.
  • Parce que Pages est plus léger que Word, il est aussi plus rapide et il est parfaitement intégré à iCloud — que je trouve plus agréable que OneDrive, le cloud concurrent de Microsoft.
  • Parce que Pages fonctionne de la même façon sur iOS et OSX et parce qu’il m’offre tout ce dont j’ai besoin pour taper du texte, sans rien à bidouiller pour le simplifier.

Pourtant, comme me le faisait remarquer François Bon, Pages manque cruellement de certaines fonctionnalités essentielles pour l’édition et la manipulation du texte. Mais ce sont des fonctionnalités dont je n’ai pas besoin pour écrire, pour taper du texte.

Or, c’est tout ce que je demande à Pages : une page blanche sur laquelle taper ce qui me passe par la tête, surtout sans devoir me prendre la tête avec l’application, la syncro ou du balisage mais, autant que possible, avec ce minimum de mise ne page que j’apprécie : retraits, alignement du texte, choix de la police, etc. — des préférences totalement personnelles, 100% subjectives et totalement assumées comme telles : c’est comme ça que j’aime écrire des histoires, ça s’arrête là.

Encore une fois, je reste persuadé que Ulysses III est la meilleure app d’écriture actuellement disponible sur OS X… j’attends seulement que la version iOS soit disponible.

En attendant ce jour heureux, Pages sur un iPad avec un clavier externe, c’est ce qui ressemble le plus à une machine à écrire. En plus, c’est totalement portable. L’iPad et le clavier ne pèsent rien… contrairement à ma chère vieille machine à écrire 😉

Si cela fonctionne, si j’arrive à écrire et si j’arrive à le faire sans réveiller personne — je le saurai ce soir — je remplacerais mon gros lutrin par un Compass 2, beaucoup moins encombrant.

Polices personnalisées sur iPad et iPhone ?

Si vous utilisez un iPad/iPhone, vous savez que le choix de polices est limité à ce que propose Apple ou à ce que propose chaque application.

Sauf que non. Il suffit d’installer le génialissime AnyFont (1,79€), de lui ajouter les polices de votre choix (je me les envoie par email, il y a d’autres moyens) et de les installer, pour qu’elles soient disponibles dans toutes les applications de l’iPad. Joie.

L’achat le plus utile que j’ai jamais fait sur iOS, avec Day One 😉