Apple Watch, à la recherche du temps perdu ?

Avec l’annonce de de l’Apple Watch, j’ai réalisé à quel point c’était étonnant de fusionner — et impressionnant de réussir à le faire — ces deux technologies si intimement liées au passage du temps et pourtant si différentes : l’horlogerie et l’informatique.

L’horlogerie, la montre. Cette vieille technologie, même pas forcément très précise, de mesure du temps qui passe. Mais aussi du temps qui ne disparaît jamais complètement sans laisser de trace : il suffit de regarder les aiguilles courir les unes derrière les autres, tourner en rond avec, à chaque pas qu’elles font, cette toute petite hésitation pour se dire que le temps qui passe n’est jamais complètement oublié.

Une technologie de mesure du temps qui passe, dans un objet qui dure et qui est fait pour être transmis — j’ai toujours la montre que mon grand-père avait au poignet quand il avait vingt ans, ce n’est même pas une montre de prix.

L’informatique, classique ou wearable. Cette technologie connectée toujours à la pointe d’elle-même et qui peut tout faire à la perfection — me dire où je suis, me dire combien de pas j’ai fait depuis mon réveil, me dire qui pense à moi, mesurer mes battements de coeur, me jouer mon air préféré — y compris mesurer le temps qui passe, à la fraction de seconde près.

Une technologie entièrement basée sur la mesure du temps et entièrement pensée pour tirer le maximum de chaque seconde, comme on presse un citron jusqu’à le broyer — la fréquence d’un processeur, ses GHz, indique combien d’opérations il est capable de faire par seconde, rien d’autre.

Une technologie de mesure du temps qui passe, dans des objets qui, s’ils ne sont pas jetables (ils ne le sont pas), ne sont certainement pas pensés pour durer ou pour être transmis comme une montre, mais pour être renouvelés — ces smartwatches seront obsolètes dans quelques années, comme les tablettes et smartphones.

Obsolètes, ces merveilles de précision ne seront alors plus connectées à rien d’autre qu’elles-mêmes, réduites à ne plus rien faire d’autre que donner une heure précise à la microseconde à… personne, que la poussière au fond du tiroir où on finira de les oublier — le temps d’épuiser leur petite batterie.

Deux façons de ressentir le temps qui passe ? Comme de quelque chose à apprécier et à célébrer, quelque chose qui a tant de valeur qu’il mériterait d’être incarné au coeur d’un objet qui lui serait dédié ? Ou comme de quelque chose à consommer et à optimiser, à caler avec tout le reste quelque part à la surface d’un objet, avant de l’oublier ?

Qu’elle soit proposée en modèle de luxe en or 18 carats ne change rien à cette impression, sauf peut-être de savoir la somme que nous sommes prêts à dépenser pour montrer à quel point on se fiche du temps qui passe, plus occupé à savoir combien de pas on a fait dans la journée ou à compter les RT sur Twitter ?

Je ne sais pas. Je ne sais pas, car si j’ai encore la montre de mon grand-père que je garde en état de marche, c’est très rare que je la porte à mon poignet : je regarde l’heure qu’il est sur l’iPhone, sur l’iPad ou sur le Mac.

En revanche, je sais que l’annonce de la montre de Apple ne m’a pas fait me dire j’ai besoin — ni même, j’ai envie — d’avoir toute cette perfection à mon poignet, tout le temps. Je ne suis pas certain de savoir quoi en faire.

Et, ça, c’est une première pour moi avec Apple.

Des enfoirés

C’est comme ces mecs qui sont aux Restos du cœur et qui demandent à des Rmistes d’acheter leurs albums pour que ces mêmes Rmistes puissent manger quoi… Je trouve ça honteux. J’ai eu la possibilité de les rejoindre mais je leur ai dit d’aller se faire enculer. J’ai eu la chance de côtoyer Coluche et franchement il a dû se retourner plus d’une fois dans sa tombe.

Bernie Bonvoisin

Prise de notes rapide sur l’iPad

En utilisant un iPad comme machine à écrire, une chose s’est rapidement montrée pénible : pouvoir rapidement noter une idée qui me passe par la tête, noter un truc à chercher ou à vérifier plus tard, etc.

Passer dans une autre pile, dans Daedalus Touch, demande trop de manips, puis de revenir dans la pile et dans la feuille où j’étais. Lancer OneNote est trop lent. Evernote, c’est plus ma tasse de thé, etc. Et puis, surtout, je veux une app qui se fasse oublier. Une app qui ne me laisse pas le temps de sentir que je m’arrête de travailler, dans laquelle je n’ai pas besoin de naviguer ni rien à faire avant d’écrire le bout de phrase, la question, le mot qui me passe par la tête — je veux un truc aussi con mais aussi efficace qu’un bout de papier et qu’un crayon, aussi pratique qu’une liste. Une liste… comme ça ?

Liste Dans Rappels

Rappels, le gestionnaire de listes installé avec iOS. Pour le moment, ça marche plutôt pas mal. Je vous dis pas ce que j’ai essayé comme solutions tordues avant de penser à ce truc qui va pourtant de soi…

Bref. C’est rapide d’y noter ce qui me passe par la tête et de revenir là où j’en étais :

  1. Revenir à l’écran d’accueil de l’iPad
  2. Ouvrir Rappels, depuis le Dock
  3. Taper une nouvelle tache.
  4. Revenir dans mon texte.

L’app ne m’embête pas avec un million d’options et elle est synchronisée via iCloud. Si parfois la note est un peu longuette, on peut utiliser le champ commentaire — aucune idée s’il y a une limite de taille : je ne compte pas y écrire de roman.

Un mode nuit partout sur l’iPad, au bout du doigt

Certaines applications disposent d’un mode d’affichage « nuit » qui — en affichant le texte clair sur un fond sombre — réduit la fatigue visuelle et la luminosité de l’écran. C’est idéal pour lire le soir. On le trouve par exemple dans des apps iBooks, Kindle ou encore dans Daedalus Touch et pas mal d’autres.

Themenuit
Thème ‘nuit’ dans Daedalus Touch.

Mais il est également possible d’activer un « mode nuit du pauvre » qui fonctionnera avec n’importe quelle application, directement dans iOS : le mode Couleurs inversées.

Couleursinversees Daedalus Touch, en mode couleurs inversées de iOS.

Pour l’activer, allez dans les Réglages -> Général -> Accessibilité et activez Inverser les couleurs. C’est rudimentaire, mais ça fonctionne. Bien entendu, c’est tout iOS qui passe en couleurs inversées :

Iosinverse

Vous me direz, c’est beaucoup de manipulations et ça va vite devenir une plaie de changer le réglage pour passer d’un mode à l’autre.

Z’avez raison. Bonne nouvelle : il est possible de passer d’un mode d’affichage à l’autre en appuyant trois fois rapidement sur le bouton d’accueil de l’iPad. Difficile de faire plus simple.

Pour cela, allez dans les Réglages -> Général -> Accessibilité et définissez Raccourcis d’accessibilité à Inverser les couleurs.