Oui, le chaos, oui, le manque de régularité, la perte d’une identité façonnée mais au final quel bouillon… de culture.
Karl.
iCloud, Skydrive et mes notes

Cet email de Apple, reçu il y a quelques jours, me rappelle que les 20Go de stockage iCloud offerts depuis deux ans pour me remercier de ma fidélité — lire : pour avoir payé des années durant pour MobileMe — sont expirés. Maintenant, faut payer.
Payer pour un service ne me gêne pas. Mais ce ne sera pas nécessaire, parce que je n’ai pas l’usage de plus stockage sur iCloud. Que j’utilise à peine, lui préférant… Skydrive, de Microsoft.
Moi aussi, ça m’a surpris.
La mort des libraires
On lit ici et là des appels à l’aide pour sauver les libraires — ou pour les laisser disparaître — devant le géant Amazon, qui tue le métier. La plupart des auteurs de ces appels jouent la carte de la nostalgie du beau métier, de la qualité du conseil, ou alors ils soulignent l’inadaptation des libraires aux nouveaux usages des lecteurs/consommateurs.
Je ne sais pas ce qui menace “les libraires” : le fait que beaucoup ne soient que des pousseurs de cartons, qu’ils ne puissent pas rivaliser avec la rapidité et les prix Amazon, etc. Je ne sais pas ce qui tue le métier — de métier, je n’en ai plus, de toute façon, et ça n’a inquiété personne pas même ma concierge qui, pourtant, m’aime beaucoup.
Mais je sais très bien ce qui fait que j’aime passer chez mon libraire de quartier — où je me suis arrêté, à l’instant, en revenant de ma boulangerie : il ne cherche pas à faire concurrence à Amazon. Ce n’est pas un hangar de quartier.
J’y vais rarement pour commander un livre précis (je suis devant mon ordinateur toute la journée ou presque, Amazon est à portée d’un clic), mais j’aime y passer de temps en temps histoire de tranquillement jeter un oeil dans les rayons… qui ne sont pas surchargés de livres et entre lesquels on peut bouger sans se piétiner les uns les autres et sans se sentir l’âme d’une sardine en boite — et pourtant la librairie n’est pas grande; j’aime y trainer pour feuilleter tel ou tel titre qui me sera tombé entre les mains; j’aime y rester, ce livre entre les mains, confortablement installé dans un des petits fauteuils d’osier, ou dans le petit canapé ou debout dans un coin, au calme; j’aime qu’on m’y foute la paix pour me laisser lire et décider si je vais acheter ce livre ou le remettre en rayon.
C’est ce qui passé à l’instant. Au moment de sortir sans rien avoir trouvé qui me retienne, mettre la main sur un texte de Stig Dagerman — un auteur dont j’ai aimé chaque mot à la folie, il y a 20 ans de ça — forcément le rouvrir et, pris au piège, s’installer dans un fauteuil pour lire et se prendre exactement la même claque qu’à l’époque.
Et repartir avec ce joli petit livre des éditions le chemin de fer, alors même que j’ai déjà ce texte depuis des années, dans la même traduction, dans l’édition Denoël.

Ce qui fait que mon libraire m’intéresse, c’est ça.
C’est d’être ce lieu où l’on est accueilli par un bonjour, où l’on peut s’installer pour feuilleter ou traîner, sans être agressé par un vendeur qui n’attend que de vous voir déguerpir, après vous avoir soulagé de quelques euros. C’est aussi d’être ce lieu où l’on trouvera de bons conseils si on le désire et du plaisir à causer bouquins. C’est d’être une boutique qui n’a pas tout en stock, évidemment, mais qui n’a pas peur de me passer un coup de fil pour me signaler que ma commande est arrivée et que je peux passer quand je veux.
Au fond, il n’y manque qu’un second étage, avec ses canapés bricolés, son plateau de jeu d’échecs aux pièces hétéroclites et son piano brinquebalant (toujours sympa d’y passer avec l’ami Arnaud, qui sait drôlement bien en jouer), pour que je m’y sente aussi bien qu’à Shakespeare & Co, quand c’est en anglais que j’ai envie de flâner dans les livres.
Peut-être aussi qu’il leur manque de proposer du thé mais, là, je rêve 😉

Passer chez mon libraire ne m’a pas empêché de recevoir, ce matin, le dernier Franzen directement sur le Kindle, ni de commander d’autres livres sur Amazon. Même pas honte.
Markdown, c’est pas troll
Si vous avez lu ce billet chez urbanbike — Mais pourquoi Markdown…? | 2 — voici le lien exact vers le commentaire de Vincent, qui le fait réagir.
Hélas, à mon goût du moins, le billet de mon camarade urbanbike fait un peu trop se côtoyer, sans une distinction claire, un extrait de mon site (du commentaire d’un lecteur, pour être précis) et les propos d’un autre site qui, lui, n’est pas nommé (et que je n’ai pas cherché à identifier, ça ne m’intéresse pas). Je m’étais promis d’ignorer ce genre de discussions, mais comme cela pourrait prêter à confusion, je vous suggère ces lectures :
- Semer le doute ?
- Pourquoi Markdown ?
- Pourquoi TextMate ?
- Utiliser Markdown pour blogger depuis TextMate
- Utiliser Markdown pour blogger depuis TextMate, partie 2
Plus, tous les billets tagés “Markdown“, qui alimentent le blog depuis des années, ou ceux dans lesquels je parle de Word/TextEdit/Pages et de la façon dont les traitements de texte pourraient évoluer (par exemple) — bonne lecture… si vous n’avez vraiment rien de mieux à faire !?
Sans rire, au lieu de vous perdre votre temps à chercher des “bonnes” raisons d’aimer ou de haïr Markdown et les apps dédiées à son usage, je vous suggère un truc tout con mais tellement efficace : essayez-le. Comme on essaye des pompes avant de les acheter, pour savoir si elles nous vont et si on pourra marcher confortablement…
Que ce soit un besoin réel (pour écrire quelque chose) ou de la simple curiosité, qu’il vous faille 8 jours, 8 heures, 8 minutes (ou 8 secondes, soyez pas trop modestes) pour en faire le tour, vous disposerez alors du meilleur avis qui soit sur Markdown. Le vôtre.
C’est comme ça que j’ai pu décider à l’époque et aujourd’hui encore — les solutions définitives, c’est comme les condamnations à mort : je suis allergique — quand Markdown me convient (le blog, pour l’essentiel) et quand il ne me convient pas (les trucs plus longs, ou l’écriture de fictions où je n’ai besoin d’aucun lien, d’aucune image et d’aucune balise).

Bonne écriture — avec le sobre Markdown ou avec un Marqueur rose fluo qui chante “viens poupoule !” à chaque saut de ligne : peu importe, tant que vous écrivez. Non ?
The Magazine
Pour rappel, si vous êtes abonnés iTunes à The Magazine, vous pouvez aussi récupérer chaque numéro au format ePub et/ou Mobi, ou vous le faire envoyer directement sur le Kindle, via Whispersync.

La version iOS est déjà géniale à utiliser. Mais c’est bien agréable de laisser le serveur se charger du travail de conversion et de transfert, pour que je puisse lire ce chouette magazine sur la liseuse de mon choix — tout en savourant mon thé, ce matin.
On aimerait que d’autres magazines s’en inspirent.
C’est tellement mieux, quand la technologie s’efface.
