Comment présenter un livre (numérique) au Salon du livre ?

Sur notre stand il n’y aura ni tablette, ni liseuse, ni ordinateur. C’est un paradoxe que nous assumons pleinement. Car avant de nous adresser à des lecteurs numériques, nous cherchons d’abord et avant tout à nous adresser à des lecteurs !

Comment « matérialiser » le li(v)re numérique dans les salons du livre et autres lieux physiques ?

Diablement intéressant de suivre les réflexions et les expérimentations d’un éditeur numérique qui se prépare à participer à un salon du livre.

On pourrait cependant objecter qu’il n’est pas nécessaire de se rendre à un Salon pour récupérer la quatrième de couv. Mais qui sait ? Pas moi. Je n’ai pas la moindre idée de ce que j’aimerais trouver sur le stand d’un éditeur (numérique)… Peut-être une boite à suggestions, pour dire ce que j’aimerais voir changer et améliorer ? Ou, moins anonyme, un éditeur avec qui en parler.

iChorégraphie

The motion-processing M7 chip in the new iPhone 5S will serve as an aid to fitness-tracking apps, says Apple. But over the long term, the chip could help advance gesture-recognition apps and sophisticated ways for your smartphone to anticipate your needs, or even your mental state, researchers say.

While smartphones have long contained motion-sensors—accelerometers to detect speed, gyroscopes to detect orientation, and compasses—these are kept off when the phone is “asleep” to avoid tying up the main processor and draining the battery. The M7, operating separately from the main processor, aggregates all of the data from those sensors and allows them to stay active and be analyzed all the time, even when the phone itself is asleep.

What Apple’s M7 Motion-Sensing Chip Could Do

Imaginer toutes les possibilités d’un téléphone (ou d’un autre appareil) qui nous accompagnerait et analyserait tout ce que nous faisons. Imaginer la façon dont nous communiquerions avec cet appareil par une gestuelle plus ou moins gracieuse (et bien plus pratique et discrète que la voix)—une authentique chorégraphie que nous adresserions à notre intime compagnon de chaque instant.

Une nouvelle dance, pour une nouvelle forme de séduction… Pour notre nouveau partenaire ?

Comme d’autres l’ont déjà écrit, le co-processeur M7 est sans doute la vraie (grosse) innovation de l’iPhone 5S, plus que l’adjonction d’un lecteur biométrique. Une innovation qui signe sans doute la mort du fitbit et des accessoires similaires, mais qui annonce également un nouveau ras de marée d’apps ainsi que des nouvelles utilisations de l’iPhone.

Je suis tellement impatient d’assister au premier balais pour iPhone. Ou même de suivre les premiers concours de gestuelle iphonéographique.

 

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Je veux utiliser mes empreintes !

Apple a lancé son iPhone 5S, avec un lecteur biométrique. Drame ! C’est mal ! On va nous espionner, Apple va nous pomper nos données et tout filer à la NSA qui connaitra la couleur de mes chaussettes et le numéro de téléphone de ma maitresse/de mon amant. Etc.

En attendant, ça vous intéresse peut-être d’apprendre que je viens de créer mon 361ème mot de passe… Et j’en ai marre. C’est totalement crétin, ingérable (heureusement y a 1Password)… tellement qu’on fini par se retrouver dans le même cas qu’avec PGP : c’est bien trop chiant pour qu’on l’utilise efficacement.

Oui, mais ta vie privée, David !

Le problème n’est pas qu’elle soit protégée par un code PIN à 4 ou 264 chiffres, ou par mes empreintes digitales. De toute façon, en France, si  un juge me demande mon mot de passe, n’importe lequel de  mes 361 mots de passe, la loi m’impose de les lui donner.

Ce ne sont pas nos empreintes qui sont problématiques, ni le fait que des entreprises puisse les collecter—ni qu’un James Bond buveur de Coca Cola veuille les espionner.

Après tout, quand le courrier postal est devenu d’usage courant, ou quand tout le monde a commencé à utiliser le téléphone, on n’a pas cessé d’envoyer des lettres sous prétexte que n’importe qui pouvait ouvrir une enveloppe et lire son contenu (et même facilement la refermer sans laisser de traces) ou intercepter un appel (sans laisser la moindre trace). Ce qu’on a fait, et c’est pas totalement idiot, c’est qu’on a rendu illégal le fait d’ouvrir un courrier qui ne nous était pas destiné; c’est qu’on a interdit à la police d’écouter un appel téléphonique sans l’autorisation d’un juge.

Pour en revenir aux empreintes et à Apple : le problème, le seul mais il est colossal, c’est que la NSA (et c’est à craindre, d’autres agences) puissent fonctionner ainsi, sans aucun cadre légal, ni aucune barrière. C’est l’absence de comptes à rendre et l’absence de protection contre ces agissements quand une administration décide de se mettre au-dessus des lois—ou quand on abaisse les lois pour qu’elle puisse passer par dessus.

Je ne veux pas renoncer au confort des nouveaux outils et services sous prétexte que nos élu(e)s sont soit des incompétents soit des imbéciles soit des vendus (je vous laisse choisir) ou des amnésiques qui ont oubliés qui est leur vrai patron (c’est nous, les citoyens). Par contre,  je suis prêt à renoncer à tous ces élus, et à les remplacer. Et vous ?

Evidemment, c’est plus facile de hurler au scandale parce qu’on remplace un code PIN par une trace graisseuse de pouce sur un écran, plutôt que d’essayer de changer la classe politique, c-à-d changer soi-même.

 

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Inter(pas si)net

The report notes “there are no privacy rights for non-Americans under Prism and related programmes” and says the US probably places “no limitations on exploiting or intruding a non-US person’s privacy.”

Bowden concludes “EU institutions have the right and duty to examine this emergence of cyber mass-surveillance and how it affects the fundamental rights of the EU citizen abroad and at home.”

Stephen Fry joins demand to end NSA and GCHQ mass surveillance

Ce qui pourrait donner :

Le rapport indique que “avec PRISM et les programmes associés, il n’y a aucun droit à la vie privée pour les non-américains” et dit que les USA “ne fixent probablement pas de limites à l’exploitation ou à l’invasion de la vie privée d’une personne non-US.”

Bowes conclut, “les institutions de l’UE on le droit et le devoir d’examiner l’émergence de cette cyber-surveillance de masse et la façon dont elle affecte les droits fondamentaux des citoyens de l’UE chez eux et à l’étranger.”

Je n’arrive pas à me souvenir d’un cas précédent qui aurait autant fait pour ramener Internet — celui des utilisateurs des pays riches occidentaux — “dans” les frontières de nos États respectifs, et pour rappeler que ce cyber monde, aussi universel et sans frontière l’imaginions-nous, n’existe que dans des entreprises, des machines et des câbles qui ont, eux, des nationalités bien définies.

Pour nous rappeler à quel point “notre” Internet est avant tout un Internet nord-américain.

C’est lassant, cette manie des utopies de ne jamais devenir réalité — ou alors tellement brièvement, avant de s’écraser comme une merde, sous les coups de la réalité et des intérêts personnels de certains.

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