Je viens de changer de piles

Pour prolonger la série d’articles qui rend ce blog toujours plus passionnant, je vous informe que je viens de changer les piles de ma souris Microsoft de voyage — un modèle Arc-machin-chose, je crois, qui s’aplatit et ne prend pas du tout de place dans le sac, génial.

Bref, c’est aussi l’occasion de redire tout le bien que je pense des piles rechargeables Eneloop : j’utilise les mêmes jeux de piles depuis 6 ou 7 ans — pour les souris, claviers et quelques autres appareils — sans vraiment noter de perte d’autonomie. C’est toujours le même chargeur qui les recharge tout en douceur : Voltcraft IPC-1.

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La prochaine fois, je vous parlerai de mon nouveau manteau : lui aussi est génial — et il fonctionne sans piles.

Todo

Todo

Vive le fait main. Je sais, y a plus high-tech et…

  • Y a même pas de syncro sur le coud ! Non, j’en ai pas besoin : c’est synchronisé dans la poche de mon manteau ou de ma chemise.
  • Y a même pas de syncro entre mes listes et celle de ma moitié ! Non. Enfin si il y en a une, d’une très haute technologie qui s’appelle “se parler” : –tu achètes le thé ou c’est moi ? –Je m’en charge, et je prends aussi la bouffe pour le chat.
  • Y a même pas de priorités ! Mes listes sont certainement plus modestes que les vôtres : jamais eu besoin de priorités, même quand je ne vivais que par Omnifocus, TaskPaper ou Things 😉
  • Y a même pas de dates ni de répétitions ! Pour les dates et les répétitions, c’est dans le calendrier que ça devrait se passer, pas dans une liste. Dépêchez-vous de lire GTD 😉
  • Y a même pas de sauvegardes ! Non, c’est vrai. Pire encore : je jette le papier — dans une poubelle, pas dans la rue — après chaque usage.
  • Tu dois recopier la liste, à chaque fois ?! Oui, je reconnais que ça doit bien me prendre facilement au moins presque la totalité de quelques instants… mais peut-être pas autant que de déverrouiller l’iPhone, lancer le todo, afficher la bonne liste, faire défiler et réactiver les entrées barrées dans la liste et ajouter celles qui manquent éventuellement.
  • C’est même pas compatible avec l’iPhone ! Si vous utilisez un post-it à la place d’un bête verso de ticket de caisse, ça collera aussi bien sur un iPhone — côté écran et côté coque, essayez d’afficher deux listes en même temps dans une app, ahah ! — que n’importe où ailleurs 😉
  • Y a même pas d’icône ! Non, y en a pas. Zut.

Y a mieux, y a plus social, y a plus sérieux et y a plus joli, mais y pas forcément plus simple ni plus pratique que le dos d’un ticket de caisse — ni plus personnel que mes pattes de mouches.

En plus, c’est garanti sans problème de connexion ou de syncro — et sans NSA 😉

Sur le même sujet, une autre solution high-tech a prix raisonnable : Un ultraportable à moins de 2€, pour les journalistes et pour les auteurs.

Meilleurs voeux, avec iView Media Pro

Quoi de plus amusant pour commencer l’année 2015, que de retrouver un vieux DMG de iView Media Pro, oublié sur un disque de sauvegarde ? Quoi de plus émouvant que de l’installer et de le faire tourner sur un vieux Mac et, d’un coup, se souvenir à quel point je l’aimais ?

Qui ? Quoi ? iView Media Pro — le plus génial catalogueur photo jamais développé — rebaptisé Expression Media, lors de son rachat par Microsoft en 2005 ou en 2006, avant qu’ils ne décident de l’enterrer vivant jusqu’à l’annonce de son transfert chez Phase One en… 2010, pour devenir Media Pro 1 (qui est loin d’être aussi convaincant, pour le moment).

Il y a beaucoup de choses que je n’apprécie pas chez Microsoft, la lente agonie de iView Media Pro/Expression Media — pour ne pas dire sa mise à mort, laissant le champ libre à Adobe et Apple — est dans doute celle qui me reste le plus en travers de la gorge.

En plus du classement, iView Media Pro/Expression Media permettait aussi de faire de la retouche sur les photos mais, de vous à moi, je ne me suis jamais vraiment intéressé à cette partie de ses outils : il me suffisait largement, et vallait mille fois son prix, rien que comme catalogueur.

En fait, il était sans rival — rapide, robuste, simple et incroyablement souple. Une souplesse et une rapidité que je ne suis pas sûr d’avoir retrouvées ni dans Aperture ni, depuis, dans Adobe Lightroom.

Bref. Faire le ménage dans les vieilles sauvegardes fait ressurgir des souvenirs mais ce n’est pas une raison pour tourner le dos à l’année qui vient de commencer, que je vous souhaite excellente 😉

Joyeux ce que je veux, avec Shakespeare en français

2014 1231 w 111040 2822 Shakespeare, Sonnets. Traduction de Frédéric Boyer, P.O.L (Amazon).

Sympa. Vous me direz, ce serait fort de ne pas apprécier un cadeau que je m’offre à moi-même — qu’est-ce que c’est ? me dirais-je à moi-même en soupesant le paquet cadeau. Un livre ! m’écrierais-je en le déballant, pas complètement surpris mais réellement ravi. Ne pas apprécier ce cadeau que je me suis choisi avec tant de soin, ce serait un peu comme de se marcher sur les pieds en dansant un slow avec soi-même.

Traduire n’est pas une simple opération linguistique. C’est d’abord une forme d’engagement, une confrontation sur un sol nouveau avec une patrie qui ne sera jamais tout à fait la nôtre. Mais en nous déportant dans l’autre langue d’uen oeuvre nous apprenons alors que nous n’étions d’aucun sol particulier, d’aucune patrie. Traduire et retraduire, est une nécessité pour nous sauver, collectivement et individuellement, de l’oubli dans lequel nous sommes. Nous sommes oubliés des oeuvres et de leurs langues. Les retraduire c’est (… leur) faire dire : faites-vous entendre en nous, réveillez-nous, je vous prends dans mes mots, dans la langue imparfaite et inachevée.
(Frédéric Boyer)

Noël en famille

Alors que ma moitié était condamnée à travailler, ma soeur et son mari m’ont gentiment invité à passer Noël avec eux. Les habitués du blog l’auront deviné, j’ai donc essentiellement passé ce Noël à déconner…hum… à faire et à parler de choses sérieuses et ennuyeuses avec ma nièce. Sérieux comme des papes empaillés, on était.

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Laure, en pleine discussion avec votre serviteur sur la pertinence de l’idéalisme platonicien dans une société post-foucaldienne.

Ma nièce qui a gentiment préparé du pain d’épice rien que pour moi ou presque, vu que j’ai à peu près tout mangé 🙂

Génial(e).

Bon, j’ai aussi bousillé une chemise — victime innocente de l’attaque sournoise d’un verre de Châteauneuf, Renaissance 2003 si je me souviens bien. Et, en plus du pain d’épice que j’ai déjà mangé, j’ai également ramené une quantité de bleus et de griffes — spontanément apparus lors des discussions et activités sérieuses dont je vous ai parlé. Coups dont une partie au moins m’a été offerte par mon non moins génial neveu. Neveu qui m’a également appris pas mal de trucs sur Minecraft (merci !).

Tout simplement, j’ai passé un très chouette moment avec ce qui se fait de mieux en terme de famille dans cette partie de l’univers.

PS: Un très grand merci, aussi, à la SNCF pour sa grève des trains, qui m’a offert un jour de plus chez ma soeur.