Plutôt que d’investir dans un logiciel dédié, on peut utiliser l’outil livré avec Windows (7 et 8) pour facilement créer une image système, soit sur CD/DVD, soit sur un disque externe ou encore sur un disque réseau.
Quelques faiblesses du X100S (et T ?), pour la photo de rue. Et des solutions
Scoop du siècle : même si je l’adore, le X100S n’est pas parfait. Loin de là. Autre scoop du siècle : tous les problèmes peuvent être corrigés ou, au moins, atténués.
L’autonomie des batteries
Ou plutôt leur manque d’autonomie. Et c’est encore plus flagrant par temps froids. Cela dit, ce n’est pas entièrement la faute de Fuji : certaines habitudes n’aident pas à économiser les batteries (voir plus bas).
Ma solution ? Je ne sors jamais sans trois batteries de réserve, au minimum. Elles sont légères et peu encombrantes.
L’indicateur de charge est trop peu précis
Quand il devient rouge, il est en réalité à quelques instants de s’éteindre — des instants, c’est vague : ça ira d’une photo ou moins que ça, l’appareil s’éteignant abruptement quand on presse le déclencheur pour prendre la prochaine photo, à plusieurs dizaines de photos–Fuji doit vraiment améliorer ça. En attendant, ça revient un peu à jouer au Loto : on perd presque toujours, et l’appareil s’éteindra forcément au pire moment.
Ma solution ? Dès qu’il affiche deux barres, je prépare une nouvelle batterie que je garde en main, prêt à en changer : aucune gêne pour déclencher, la batterie est petite, et ça fait vraiment gagner du temps pour en changer. Quand je veux être très prudent, je change la batterie à l’instant où le voyant passe au rouge. Et pour éviter toute confusion entre les batteries pleines et vides, je garde les pleines dans la poche droite de mon manteau (ou dans la poche frontale de mon sac), et les batteries vides dans la poche gauche (ou dans une poche intérieure du sac).
Les molettes sont trop molles
Du coup, c’est hyper facile de changer un réglage sans s’en rendre compte. Même souci pour la bague de mise au point, si vous travaillez en mode manuel : il est presque impossible de ne pas la toucher et donc de modifier la distance de mise au point.
Ma solution ? J’en ai déjà parlé : soit je colle un bout de gaffer sur la bague, ou sur certaines molettes, ou alors je vérifie la distance dans le viseur, au moment de cadrer. En espérant que Fuji lise mes suggestions pour améliorer la mise au point manuelle 😉
Sortie de veille
Il ne sort pas de veille instantanément. Et j’ai rarement le temps d’attendre qu’il soit réveillé.
Ma solution ? Appuyer régulièrement à mi-chemin sur son déclencheur, pour le garder éveillé. Bien entendu, ça réduit d’autant l’autonomie de la batterie.
Lenteur de l’AF
Il faut distinguer deux aspects. La mise au point dans la photo de rue, sur une scène qui n’existe probablement pas encore et qui ne durera qu’un très bref instant, et les performances de l’AF lui-même, selon les conditions de luminosité.
En faible luminosité, le X100S se replie sur le système d’AF du X100, qui est beaucoup plus lent. Dans ce cas-là, il vaut mieux faire la mise au point manuellement.
Pour ce qui est de faire la mise au point en rue, peu importe que ce soit lumineux ou pas, je trouve plus facile de travailler manuellement (et, j’avoue, je ne suis pas obsédé par la netteté à tout prix), soit à l’hyperfocale soit en réglant la distance moi-même, mais je ne me prive pas pour autant d’utiliser le bouton AFL/AEL, pour profier de l’AF quand il y a de la lumière, même en mode manuel.
Zoomer sur les photos
Si vous n’utilisez que le format RAW, le zoom sur l’écran LCD est limité. Emmerdant pour vérifier les détails.
Ma solution ? Utiliser RAW + Jpeg. Sur le JPEG, qu’il utilise par défaut lors de l’affichage, le X100S peut zoomer à 100%.
ISO
C’est pas tant un souci qu’un potentiel que jene suis pas certain de bien comprendre encore. J’y reviendrais peut-être, si j’y vois plus clair. Disons que la gestion du bruit et des ISO est si bonne que ça me semble une bonne idée de photographier en ISO AUTO, réglés entre 500 (voir 800) et 6400 : cela limite les risques que l’appareil choisisse une vitesse trop basse, comme je bosse souvent en priorité à l’ouverture.
Si la luminosité est trop forte, j’utilise le filtre ND intégré (réglé sur le bouton FN) ou je sous-expose volontairement la photo, sachant que je vais la retraiter sur l’ordinateur et que la montée de bruit sera contenue (et le bruit pas désagréable). Mais je le répète, c’est quelque chose que j’expérimente sans vraiment être sûr de bien comprendre ce que je fais.
Le X100S est beau
Le X100S est petit et silencieux, mais il peut malgré tout attirer l’attention : il est beau et, appareil télémétrique, il est différent des autres appareils photo. Deux raisons de le remarquer.
Ma solution choque certains, mais je couvre le mien de gaffer noir : Presque complètement noir et sans plus aucune ligne ou logo facilement identifiables, il se fait encore moins remarquer… La plupart du temps.

C’est qui ce type ?
Accélérer le traitement des RAW Fuji dans Capture One, grâce à OpenCL ? Pas forcément
Je teste Capture One Pro 8 depuis quelques jours. Si beaucoup de choses me séduisent énormément dans ce programme, en plus de la qualité de l’image issue du raw brut de décoffrage, certaines lenteurs sont parfois assez pénibles. Par exemple, quand je travaille sur un calque de correction, je perçois un lag entre le coup de pinceau et son affichage en mode masque.
Pour améliorer la vitesse de certains calculs et la réactivité globale de son application, Phase One recommande d’installer une carte graphique de qualité, compatible OpenCL. Et cela aussi bien sous OS X que sous Windows.
Avant de lâcher plusieurs centaines d’euros dans une carte puissante, dont j’ignorais jusqu’à ce jour que je pouvais avoir besoin, j’ai quand même cherché :
- s’il existait des modèles de carte sgraphiques puissantes et silencieuses. J’y reviendrai peut-être à l’occasion, mais si ça vous intéresse je vous suggère de regarder du côté de la gamme « Strix », chez Asus.
- Surtout, j’ai cherché des infos sur ce que je pouvais réellement espérer comme gain sur les RAW du X100S.
C’est là que je suis tombé sur cette discussion où, en gros, le type explique que ça ne changera rien du tout pour les RAW issus d’un capteur X-trans… celui qui est utilisé par Fuji dans mes deux appareils, le X100S et le X-E2. Pas de pot. Le gain sera perceptible sur tout autre type de capteur, donc, y compris dans les appareils Fuji qui n’utilisent pas X-trans.
Cette discussion remonte à 2014, mais PhaseOne m’a confirmé que c’est bien encore le cas aujourd’hui :
Hélas, une bonne carte graphique ne me servira à rien, si je décide d’adopter Capture One. C’est d’autant plus dommage que c’est la deuxième fois au cours de ce test que mon appareil photo est pénalisé dans Capture One : la première, c’était en découvrant que certains outils, au moins le masquage automatique, ne sont pas supportés.
Photo de rue, faire le point
Après une quinzaine de jours à subir la grippe et d’autres problèmes de santé, j’ai quand même tenté une sortie photo aujourd’hui.
Toutes les photos que j’ai faites à l’hyperfocale sont floues. Si j’assume la responsabilité de ce ratage peu flatteur, cela reste aussi un vrai défaut du X100(S/T) que Fuji pourrait facilement régler–j’en ai déjà parlé.
En dehors de l’importance de vraiment penser à vérifier la distance de mise au point à chaque prise de vue, je peux retenir une autre leçon de cette sortie : faute de pratique, l’audace–on a le courage qu’on peut–de photographier des étrangers de près dans la rue disparait très vite, pour laisser la place à ma timidité habituelle.
Audace ou impolitesse ? Simple parti pris artistique ou pure agression ? Photographier des inconnus dans la rue, c’est quoi pour vous ? JS, évoque cette intéressante question dans ce commentaire.
En ce qui me concerne, c’est sans doute un peu de tout ça. En plus d’être un enregistrement de ce qui retient mon attention, et plutôt que de voir ça comme une agression, je persiste à penser que c’est aussi une façon de défendre quelque chose. Pas tant de me défendre moi contre tous les inconnus–même si je me sens à l’abri derrière l’appareil photo– qu’une certaine idée de l’image et des personnes derrières ces inconnu(e)s.
Défendre cette image-là, contre une image autrement plus envahissante et, à mon avis, bien moins respectueuse de la personne : l’image publicitaire–la flatterie, ce n’est pas du respect–et l’image policière : si certain(e)s râles d’être photographiés en pleine rue par un photographe, ils restent bien silencieux devant ces caméras de surveillance qui nous filment pourtant en permanence parce que n’importe lequel d’entre nous est potentiellement un criminel.
A cette logique du tous suspect (et du tous consommateurs), je préfère ma modeste photo qui ne témoigne que de mon intérêt pour ce qui se passe devantautour de moi.
Quelque chose comme ça. Parce que si je photographie d’abord pour me faire plaisir, il y aussi cette idée qu’une photo de quelqu’un, même floue parce que je me suis planté, est une façon de replacer cette personne-là au coeur de l’image non pas en tant que client à séduire, ni en tant que suspect de quoi que ce soit, mais en tant qu’occupant de cet espace public qui nous appartient, et où nous existons ensemble.
Bref, je crois que ma fièvre n’est pas encore complètement passée 😉
iMac bruyant, une mise à jour
Un billet pour prolonger ce billet et celui-ci, à propos de mon iMac devenu insupportablement bruyant.
J’ai reçu le kit OWC de démontage de l’iMac slim fin 2012. Pour l’essentiel, il contient un kit de tournevis, deux ventouses (inutiles sur ce modèle d’iMac), un lot de bandes de papier collant double face ultrafin pour remplacer ceux d’origine qui maintiennent l’écran en le collant au châssis — Apple, les vis c’est bien aussi — ainsi qu’une sonde thermique pour contourner celle qui est intégrée par Apple au disque dur d’origine.
Le démontage n’est pas compliqué du tout. Mais il est pénible. Il faut un peu de patience pour décoller le scotch et l’enlever proprement, partout sur le pourtour de l’écran et de l’iMac. Le démontage du disque dur ce n’est pas plus compliqué, ni l’installation de la sonde.
Malheureusement pour moi, l’auteur des bruits n’est pas le disque dur. C’est le ventilateur. Faut dire qu’il a du boulot.

iMac, à la fois ordinateur et aimant à poussières.
En découvrant les entrailles poussiéreuses de l’iMac, j’avais espéré qu’un bon gros dépoussiérage pourrait faire la différence, mais non. C’est bien le ventilo qui hoquette, même soigneusement décrassé.
Après quelques tests rapides, je dirai que le ventilo fait le plus de bruit entre 1200 et 1500 ou 1600 tours, càd là où il est censé être inaudible. Pas de pot. À partir de 1600-1700 tours, le craquettement disparaît… remplacé par le souffle du ventilateur.
Mais il est encore trop tôt pour crier victoire, ou pour s’avouer vaincu. J’ai remonté provisoirement le disque d’origine et l’écran, le temps de tester le ventilateur à différentes vitesses sur de longues périodes, à l’aide de smcFanControl. Si je peux le faire tourner en silence, j’en profiterais pour remplacer le disque de 1To par un modèle de 3To, avant de tout remonter définitivement. Si le bruit reste un problème, je verrais si je peux trouver un ventilo de dépannage ou, ce qui est probable, si c’est quelque chose qui suffira à me pousser à vraiment envisager remplacer cet iMac par une tour PC classique, moche mais… facile à entretenir et à dépanner.
Edit le 30/03/2015 : impossible de faire cesser le bruit de l’iMac et–la fameuse goutte d’eau–je ne digère pas de ne pas pouvoir (facilement) remplacer le ventilo moi-même (je suis assez malin pour utiliser un Mac et un tournevis, quoi que tu en penses Apple). Le PC est donc arrivé à la maison, c’est fait. Il manque encore quelques disques, mais il tourne. Pour l’instant, c’est un sans faute. La tour, merveilleusement insonorisée, est volumineuse mais je lui pardonne ça vu qu’elle va passer sa vie sous le bureau. Pour le reste, attendons d’avoir un peu de recul pour en parler 😉


