Quelques faiblesses du X100S (et T ?), pour la photo de rue. Et des solutions

Scoop du siècle : même si je l’adore, le X100S n’est pas parfait. Loin de là. Autre scoop du siècle : tous les problèmes peuvent être corrigés ou, au moins, atténués.

L’autonomie des batteries

Ou plutôt leur manque d’autonomie. Et c’est encore plus flagrant par temps froids. Cela dit, ce n’est pas entièrement la faute de Fuji : certaines habitudes n’aident pas à économiser les batteries (voir plus bas).

Ma solution ? Je ne sors jamais sans trois batteries de réserve, au minimum. Elles sont légères et peu encombrantes.

L’indicateur de charge est trop peu précis

Quand il devient rouge, il est en réalité à quelques instants de s’éteindre — des instants, c’est vague : ça ira d’une photo ou moins que ça, l’appareil s’éteignant abruptement quand on presse le déclencheur pour prendre la prochaine photo, à plusieurs dizaines de photos–Fuji doit vraiment améliorer ça. En attendant, ça revient un peu à jouer au Loto : on perd presque toujours, et l’appareil s’éteindra forcément au pire moment.

Ma solution ? Dès qu’il affiche deux barres, je prépare une nouvelle batterie que je garde en main, prêt à en changer : aucune gêne pour déclencher, la batterie est petite, et ça fait vraiment gagner du temps pour en changer. Quand je veux être très prudent, je change la batterie à l’instant où le voyant passe au rouge. Et pour éviter toute confusion entre les batteries pleines et vides, je garde les pleines dans la poche droite de mon manteau (ou dans la poche frontale de mon sac), et les batteries vides dans la poche gauche (ou dans une poche intérieure du sac).

Les molettes sont trop molles

Du coup, c’est hyper facile de changer un réglage sans s’en rendre compte. Même souci pour la bague de mise au point, si vous travaillez en mode manuel : il est presque impossible de ne pas la toucher et donc de modifier la distance de mise au point.

Ma solution ? J’en ai déjà parlé : soit je colle un bout de gaffer sur la bague, ou sur certaines molettes, ou alors je vérifie la distance dans le viseur, au moment de cadrer. En espérant que Fuji lise mes suggestions pour améliorer la mise au point manuelle 😉

Sortie de veille

Il ne sort pas de veille instantanément. Et j’ai rarement le temps d’attendre qu’il soit réveillé.

Ma solution ? Appuyer régulièrement à mi-chemin sur son déclencheur, pour le garder éveillé. Bien entendu, ça réduit d’autant l’autonomie de la batterie.

Lenteur de l’AF

Il faut distinguer deux aspects. La mise au point dans la photo de rue, sur une scène qui n’existe probablement pas encore et qui ne durera qu’un très bref instant, et les performances de l’AF lui-même, selon les conditions de luminosité.

En faible luminosité, le X100S se replie sur le système d’AF du X100, qui est beaucoup plus lent. Dans ce cas-là, il vaut mieux faire la mise au point manuellement.

Pour ce qui est de faire la mise au point en rue, peu importe que ce soit lumineux ou pas, je trouve plus facile de travailler manuellement (et, j’avoue, je ne suis pas obsédé par la netteté à tout prix), soit à l’hyperfocale soit en réglant la distance moi-même, mais je ne me prive pas pour autant d’utiliser le bouton AFL/AEL, pour profier de l’AF quand il y a de la lumière, même en mode manuel.

Zoomer sur les photos

Si vous n’utilisez que le format RAW, le zoom sur l’écran LCD est limité. Emmerdant pour vérifier les détails.

Ma solution ? Utiliser RAW + Jpeg. Sur le JPEG, qu’il utilise par défaut lors de l’affichage, le X100S peut zoomer à 100%.

ISO

C’est pas tant un souci qu’un potentiel que jene suis pas certain de bien comprendre encore. J’y reviendrais peut-être, si j’y vois plus clair. Disons que la gestion du bruit et des ISO est si bonne que ça me semble une bonne idée de photographier en ISO AUTO, réglés entre 500 (voir 800) et 6400 : cela limite les risques que l’appareil choisisse une vitesse trop basse, comme je bosse souvent en priorité à l’ouverture.

Si la luminosité est trop forte, j’utilise le filtre ND intégré (réglé sur le bouton FN) ou je sous-expose volontairement la photo, sachant que je vais la retraiter sur l’ordinateur et que la montée de bruit sera contenue (et le bruit pas désagréable). Mais je le répète, c’est quelque chose que j’expérimente sans vraiment être sûr de bien comprendre ce que je fais.

Le X100S est beau

Le X100S est petit et silencieux, mais il peut malgré tout attirer l’attention : il est beau et, appareil télémétrique, il est différent des autres appareils photo. Deux raisons de le remarquer.

Ma solution choque certains, mais je couvre le mien de gaffer noir : Presque complètement noir et sans plus aucune ligne ou logo facilement identifiables, il se fait encore moins remarquer… La plupart du temps.


C’est qui ce type ?

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