Se faire oublier, ainsi que l’appareil photo

Ce métier tient tellement aux relations que l’on établit avec les gens, un mot peut tout gâcher et toutes les alvéoles se referment. Ici encore, pas de système, sinon se faire oublier ainsi que l’appareil qui est toujours trop voyant.
(Henri Cartier-Bresson, “L’instant décisif”, dans “L’imaginaire d’après nature”, p.22. Fata Morgana, 1996)

Maintenant que j’ai lu ça, je n’aurai plus aucune honte à expliquer que je dissimule le pourtant si joli X100S sous une couche de gaffer noir…, pour essayer de passer inaperçu en rue.

X100S camouflé

😉

Le PC, update

Si j’en juge les MP et les emails, ça semble intéresser quelques timides de savoir vers quel PC je me dirigerais (notez le conditionnel, merci). Voici donc un état du panier LDLC, à l’instant T.

Je fais encore pas mal de recherches sur le dissipateur du processeur — malgré son nom ridicule, j’hésite à prendre un Thermalright Macho Zero — c’est son vrai nom — quitte à prendre un processeur encore plus raisonnable que celui actuellement choisi, mais :

  1. Je ne trouve aucune info fiable sur ses capacités de dissipation thermique.
  2. Je veux rester un bon i7, pour Lightroom. A priori, je peux repasser sur i5 sans perte phénoménale de réactivité du côté du Lightroom, de quoi faire quelques économies…

EDIT : je précise que cette liste ne contient que ce que j’aurais éventuellement besoin d’acheter pour monter un PC, pas ce que je possède déjà. Le système d’exploitation et Lightroom tourneront bien sûr sur un disque SSD que j’ai déjà : un SSD Samsung EVO 240 ou 250, je ne sais plus, de 250Go. De la même manière, je possède aussi un écran, clavier, souris, etc.

J’hésite aussi sur d’autres disques et éventuellement la RAM, là il faut que je fasse l’effort de me renseigner davantage.

Pcsur Mesure

Il ne s’agit évidemment pas de comparer les spécifications de ce PC avec celles de l’iMac, il y a trop de différences. Mais de voir à quel point il répondrait à mes besoins au niveau du bruit et des performances :

  • Une alimentation passive, donc sans ventilo : 0dB.
  • Un dissipateur thermique parmi les plus silencieux : ~19 à 23dB.
  • Une tour, réputée pour sa bonne isolation acoustique (ses ventilos compris) : ~13 à 17 dB.
  • Un disque de 3 To, réputé pour son peu de bruit. Combiné à la tour, je peux en installer… six de plus, on ne sait jamais, si je commence à faire vraiment beaucoup de photos 😉
  • Un bon gros processeur, ce qui fera plaisir à ce mollasson de Lightroom 5, avec un TDP raisonnable histoire de ne pas trop avoir besoin des ventilos.
  • De la mémoire vive — 8Go devraient suffire sous Windows 8 et Lightroom, mais aucun souci pour facilement monter à 16 ou 32Go après coup.
  • Et même un connecteur Thundebrolt — pour y brancher le MacBook en mode target, quand je veux transférer les photos vers mon catalogue principal.

En plus de ça, si j’ai bien compris, pour à 39€ de plus, la machine arriverait déjà assemblée chez moi. Ouéééé, même pas besoin de houer aux Lego ! Mais j’ai du mal à y croire, tant le prix de l’option me semble raisonnable.

L’ordinateur parfait, jusqu’à ce qu’il ne le soit plus

Il y a à peine un mois, je vous disais tout le bien que je pense de l’iMac fin 2012 : une machine performante et silencieuse. Sauf que depuis quinze jours elle ne l’est plus, silencieuse.

Cliquez pour écouter cette douce musique que l’iMac s’obstine à fredonner à quelques cm de mes oreilles. C’est pris avec le dictaphone de l’iPhone, il faudra surement monter le son. En réalité, on l’entend à plusieurs mètres.

Le disque dur gratte,
  Il craquète, tel un boulimique amateur de Krisprolls,
    Il castagnettes, tel un danseur de flamenco parkinsonien
      Il claquète, tel un Fred Astaire unijambiste,
        Il claque de ses toutes petites dents informatiques, tel un Amundsen naturiste,
          Il fait ce que vous voulez, mais il le fait bruyamment.

J’ai horreur du bruit.

Je crois avoir tout essayé, sans aller jusqu’à changer de disque dur : réinstallation, reformater, mise à zéro, laisser beaucoup plus d’espace libre sur le disque. Rien. Désactiver certains services dans OSX n’a rien changé (iCloud, Spotlight, etc.). Danser tout nu autour de la machine, n’a rien changé non plus — ce qui est sans doute le plus vexant.

Pourquoi ne pas changer le disque dur, alors ? Parce que changer le disque sur ce modèle d’iMac est pénible.

Je le savais en l’achetant, notez : ce n’est pas comme si c’était une surprise ou défaut que Apple aurait vicieusement tenu secret juste pour me gâcher la vie : il est beau, mais c’est une plaie à ouvrir, voilà. J’espérais y échapper, mais, maintenant que j’y suis confronté, je ne me sens pas le courage de me lancer là-dedans.

En fait, je préfèrerais me taper l’intégrale des conférences de Steve Ballmer. Enfin, peut-être pas à ce point mais j’hésite.

Et, souvent, quand j’hésite, je fais n’importe quoi. Comme, par exemple, de me demander si ce ne serait pas plus simple de carrément changer de machine — il me suffit d’aller cueillir quelques billets de 500€ sur l’arbre à pognon, au fond du jardin.

Mais, les mains pleines de se pognon fraichement cueilli, je le remplacerais par quoi, mon iMac devenu bruyant ?

Pas par un autre iMac sous Fusion Drive : pas fou ! Exit donc, aussi, le Mac Mini Fusion Drive — de toute façon celui-là n’a actuellement plus grand-chose pour lui. Exit aussi un MacBook Pro 13 retina avec SSD de 1To (en plus, j’aimerais 2 voire 3To) et 16go de RAM (puisqu’on ne peut pas en ajouter par la suite), exit l’iMac 4K ou le MacPro : ils sont trop chers pour moi. Bien entendu, les dons seront acceptés avec gratitude.

Je vous en parle à tête reposée, mais je ne vous cache pas que sur le coup ça a été un choc de ne pas trouver un nouveau Mac qui me convienne ou, plus exactement, de ne pas trouver de nouveau Mac qui entre dans mon budget. Fichtre…

J’en étais là de mon n’importe quoi fiévreux, quand je me suis dit : tant qu’à m’em…bêter à ouvrir l’iMac, pourquoi ne pas carrément monter un PC sur mesure ? Ouais, un PC dans sa bête boite rectangulaire, mais qui s’ouvre tellement facilement.

Au pays de PC, comme dans tous les pays, on s’amuse, on pleure, on rit

Du coup, je me suis rendu sur un site bien connu de vente de composants PC et, là, j’explore les possibilités et les configurations, je cherche des informations pour me bâtir une machine qui serait assez performante pour mes besoins et la plus silencieuse possible.

C’est à la fois insupportablement énervant d’essayer de s’y retrouver dans la montagne de références plus incompréhensibles les unes que les autres — tu veux une Z97-A, une Z97-P, Z97-K, une Z97-Deluxe ou peut-être une Z97-Pro ou encore une Z97-AR dont, si j’ai bien compris, la seule différence est d’être colorée en noir et argent au lieu de brun et or ? Je crois qu’il y a ainsi douze ou quinze déclinaisons rien que pour cette carte-mère particulière. C’est lassant de se rendre compte que une bonne part des informations que tu trouves s’adressent aux joueurs : à croire qu’un PC ça se monte uniquement pour y installer des jeux vidéos.

Mais c’est aussi très intéressant de voir se configurer ton hypothétique future machine exactement comme tu penses qu’elle devrait l’être, c’est chouette de réaliser au détour d’une lecture que tu peux sensiblement améliorer son silence ou ses performances avec un petit changement, c’est agréable de découvrir que tu peux choisir le matériel selon des critères qui sembleraient loufoques à tout le monde, mais qui te semblent importants — durant des années, mes critères de choix ont à peu près parfaitement coïncidé avec ceux de Apple, mais rien ne dure éternellement : j’avoue que je ne me suis jamais senti frustré de ne pas pouvoir acheter un MacBook doré.

Bref, je passe le temps en attendant d’aller mieux, mais cela pourrait bien donner suite à un second billet, consacré à… la configuration d’un PC sous Windows. Et ça, c’est quelque chose qui ne m’était plus arrivé depuis 1998 ou 1999 : l’idée ne me semble pas complètement absurde d’avoir un PC sous Windows comme machine de bureau principale.

Tellement pas loufoque, cette idée, que je me suis créé un compte sur ce site de vente en ligne, et que j’y ai sauvegardé le contenu de mon panier.

Pour faire un teasing de fou, voici à quoi ressemblerait la tour de ce PC :

Tower
Woaw… C’est le monolithe de 2001 ? Non, c’est un “Fractal Design R5”, réputé pour sa bonne isolation acoustique 😉

Sur cette image d’une sobriété toute soviétique, mais pas dénuée de charme, ma fièvre et moi retournons faire mumuse sur ce site Web, avec ce pauvre PC 😉

Daido Moriyama en action

Parce que qualifier Cartier-Bresson de plus grand photographe du XX siècle serait de la pure connerie, comme il le dit lui-même dans le documentaire que je viens de mentionner, voici un documentaire qui, cette fois, est consacré à un autre photographe dont j’admire le travail, qui se situe pourtant à des années-lumière de celui de Cartier-Bresson : Daido Moriyama.

Cartier-Bresson en action

Une séquence de 1’30 où l’on suit Cartier-Bresson dans les rues de Paris, et qui tient en un mot : discret. Ou qui tiendrait aussi bien en plusieurs mots : discret, rapide, efficace et gracieux comme un chat qui attend d’attraper sa souris.

…Je ne suis pas sûr que l’on puisse aujourd’hui encore marcher aussi facilement de ce côté des voitures.

Beaaaaaaaaaaucoup plus intéressant, si vous parlez l’anglais, “Pen, Brush & Camera”, un documentaire dans lequel on peut également suivre Cartier-Bresson en action et l’écouter parler photo, peinture et cinéma — ces arts de raconter une histoire en image(s). “Photography is like hunting, except that we don’t kill” — un chat qui attend sa souris photographique, je vous disais.

Il y a de toute évidence une erreur de compteur sur Youtube : c’est des vingt-neuf millions de vues que l’on devrait approcher, pas des vingt-neuf mille.