Et pourquoi pas limiter l’alphabet aux consonnes seulement, pour un usage privé ?

Sérieux pourquoi ne pas interdire l’emploi des caractères accentués ou même des voyelles, pour un usage personnel, tant qu’à faire des distinctions aussi crétines :

La police Dyslexi

Donc, en résumé, pour un usage personnel — 49€ en promo, sinon c’est 85€ — on a droit à la police en normal, mais ni au gras ni à l’italique et évidemment pas aux gras mis en italique.

Pour bénéficier d’un jeu complet, avec le gras, l’italique et du fruit de leur union lubrique, il faut passer par un tarif pro — dont le prix varie selon le domaine d’activité. Par exemple, ici pour une entreprise :

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J’ai toujours payé pour les polices que j’utilise — appelez-moi fétichiste de typo (à 20 ans, je collectionnais les caractères en plomb), rêveur qui se voyait imprimeur (et a suivi une formation pour), ex-éditeur/ex-rédac’chef qui apprécie de payer le travail bien fait, comme il apprécie d’être payé pour son travail.

J’aime tellement ça, les polices, que je paye même pour des polices disponibles gratuitement — quand elles font appel aux dons… Par exemple, pour Open Dyslexic que vous pouvez utilisez dans toutes les graisses, avec ou sans italique, pour le même prix (gratuit, ou selon votre bon coeur).

En conclusion

Dyslexie me semble une très belle police, mais je ne vais pas lâcher 49€ pour un tiers de ce dont j’ai besoin au quotidien pour mon usage personnel et, sans emploi, je ne vais pas payer le tarif “entreprise” — Open Dyslexic, fait bien son boulot.

Ergonomie et taille du texte sous iOS

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À l’arrière-plan, le texte à la taille qui me convient pour lire sans fatiguer trop vite — en fait, j’aimerais encore un peu plus grand, mais la taille suivante est…trop grande !

Dans la fenêtre flottante au premier plan, une définition issue du dictionnaire intégré à iBooks de Apple : le texte est minuscule et il est impossible de l’agrandir. Bien vu, Apple. Pour être juste, je signalerai que Amazon fait la même chose avec le dictionnaire de son Kindle. Si j’arrive à le déchiffrer quand je ne suis pas trop fatigué, le soir ça se réduit à une bouillie de pixels. Super, merci Apple/Amazon.

Le problème est fréquent dans iOS, surtout avec l’iPad mini : le texte est souvent bien trop petit (et sa taille non modifiable). Apple a une vision du client idéal à laquelle je ne corresponds apparemment pas, avec mes yeux non bioniques… Pas de chance.

Imprimer une épreuve pour corrections, les PDF dans Ulysses III

J’aime corriger mes longs textes sur papier, ça tombe bien — je viens de tomber sur cette option dans la fenêtre d’impression de Ulysses :

Marge
Désolé, mon Mac est configuré en anglais.

On peut donc créer une marge assez large pour annotercomplètement réécrire les épreuves. Top !

Autre bonus appréciable, on peut changer la police de caractères, dans la liste Format :

Format

Et rien n’empêche d’imprimer directement dans un PDF, pour contourner les limites de l’exportation PDF de Ulysses.

Et l’exportation PDF, t’en fais quoi ?

Screen Snapz 001

L’exportation en PDF est rapide et simplissime, mais elle manque cruellement d’options : on peut créer le PDF, mais aucun contrôle sur les marges (voir point précédent), sur le choix des polices ou des en-têtes et pieds de page (je date systématiquement mes tirages, dans le pied de page, à côté du numéro de page).

Bref, en attendant une mise à jour qui apportera plus de contrôle, on se tournera vers le menu Imprimer classique pour se créer un PDF déjà un peu plus personnalisé.

Dans la série “David va-t-il épouser Ulysses III et Daedalus Touch ?” on peut également vous proposer :

Le premier vrai bloc-notes numérique ?

Qu’est-ce qu’un bloc-notes papier traditionnel ?

Un simple (et élégant, tant qu’à faire) bloc de papier que l’on trimballe avec soi, sur lequel prendre des notes. Une surface d’écriture relativement limitée (nombre de pages, surface des pages) mais qui soit fiable, rapide d’accès et que l’on a toujours sous la main.

Qu’est-ce que serait un bloc-notes authentiquement numérique ?

Pour moi, ce serait la même chose, sans les limitations et les contraintes du papier. Mais “la même chose”, ça ne veut pas dire “de la même manière”. Je ne vois aucun intérêt à trimballer un bloc-notes numérique comme je trimballe un bloc de papier.

Le bloc-notes numérique devrait avoir une surface et un nombre de pages infini — ou presque, si l’on considère le peu de place que consomme le texte en mémoire et l’incroyable place dont on dispose dans les machines, même un téléphone pourrait contenir des milliards de pages — des pages que je pourrais réorganiser à ma guise (comme on faisait dans les cahiers Atoma de mon enfance).

Le bloc-notes numérique serait donc aussi un carnet ou un cahier : un endroit où écrire tranquillement et longuement, pas seulement des notes à la hâte.

Parce qu’il est numérique, il devrait également me permettre de prendre des notes depuis n’importe quel appareil, me libérer du support, et me permettre d’accéder à mes notes depuis n’importe quel appareil.

Sans perdre la simplicité (et, tant qu’à faire, l’élégance) d’un bloc-notes classique — ce qui exclut des apps comme Evernote ou OneNote.

Blog
Les premiers paragraphes d’un billet à venir sur Lovecraft — commencé dans Daedalus Touch sur l’iPhone, en attendant mon tour à la caisse de la supérette ce matin, prolongé sur Daedalus Touch sur iPad en buvant un thé cet après-midi et, si j’ai le courage, repris dans Ulysses III, sur le Mac, ce soir.

Passer indifféremment de l’iPad au Mac, du Mac à l’iPad ou à l’iPhone. C’est ça le bloc-notes numérique que je cherche. Non plus un support auquel je m’attacherai, du hardware qui me suivrait partout où je vais, mais du software capable de me suivre à travers n’importe quel appareil que j’utilise.

Oui, mes essais de Daedalus Touch et Ulysses se poursuivent et cela prend une tournure plus radicale que prévu : je suis littéralement emballé. Je m’y sens bien — malgré ce qui pourraitdevrait être amélioré.

Je sais ce que je perdrai en abandonnant mes fichiers et ma façon habituelle d’écrire, mais je vois ce que je gagnerais en adoptant des deux applications : le premier vrai bloc-notes/carnet/cahier qui me suive “à travers” mes machines.

J’y pense — pauvre Windows, il n’a même pas été invité à la fête.

D’amour et d’eau fraîche

Je râle parce qu’il me faut acheter un nouvel ordinateur, ma machine de bureau et mon ordinateur portable approchant de la rupture. Je râle parce que je paye pour donner. Vous me direz que personne ne m’y oblige. Mais imaginez ce que deviendrait le Net si nous cessions tous de donner. Compliqué.
(…)
Et alors que je boucle cet article, que j’y ajoute les liens, je découvre que François Bon a rendu son blog payant au-delà d’une consultation rapide. J’ai évoqué l’idée d’ajouter moi aussi un parcmètre. Allons-nous être tous obligés d’en passer par là ? La question est sérieuse. J’ai plus d’encre dans mon stylo. Tout ça est bien paradoxal alors que je me propose d’offrir mon prochain livre.
Thierry Crouzet: Creative Commons BY-SA, via @fbon.

Je découvre en même temps le blog de Thierry Crouzet — mon petit doigt me laisse entendre que j’ai vais y passer un peu de temps.