Le premier vrai bloc-notes numérique ?

Qu’est-ce qu’un bloc-notes papier traditionnel ?

Un simple (et élégant, tant qu’à faire) bloc de papier que l’on trimballe avec soi, sur lequel prendre des notes. Une surface d’écriture relativement limitée (nombre de pages, surface des pages) mais qui soit fiable, rapide d’accès et que l’on a toujours sous la main.

Qu’est-ce que serait un bloc-notes authentiquement numérique ?

Pour moi, ce serait la même chose, sans les limitations et les contraintes du papier. Mais “la même chose”, ça ne veut pas dire “de la même manière”. Je ne vois aucun intérêt à trimballer un bloc-notes numérique comme je trimballe un bloc de papier.

Le bloc-notes numérique devrait avoir une surface et un nombre de pages infini — ou presque, si l’on considère le peu de place que consomme le texte en mémoire et l’incroyable place dont on dispose dans les machines, même un téléphone pourrait contenir des milliards de pages — des pages que je pourrais réorganiser à ma guise (comme on faisait dans les cahiers Atoma de mon enfance).

Le bloc-notes numérique serait donc aussi un carnet ou un cahier : un endroit où écrire tranquillement et longuement, pas seulement des notes à la hâte.

Parce qu’il est numérique, il devrait également me permettre de prendre des notes depuis n’importe quel appareil, me libérer du support, et me permettre d’accéder à mes notes depuis n’importe quel appareil.

Sans perdre la simplicité (et, tant qu’à faire, l’élégance) d’un bloc-notes classique — ce qui exclut des apps comme Evernote ou OneNote.

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Les premiers paragraphes d’un billet à venir sur Lovecraft — commencé dans Daedalus Touch sur l’iPhone, en attendant mon tour à la caisse de la supérette ce matin, prolongé sur Daedalus Touch sur iPad en buvant un thé cet après-midi et, si j’ai le courage, repris dans Ulysses III, sur le Mac, ce soir.

Passer indifféremment de l’iPad au Mac, du Mac à l’iPad ou à l’iPhone. C’est ça le bloc-notes numérique que je cherche. Non plus un support auquel je m’attacherai, du hardware qui me suivrait partout où je vais, mais du software capable de me suivre à travers n’importe quel appareil que j’utilise.

Oui, mes essais de Daedalus Touch et Ulysses se poursuivent et cela prend une tournure plus radicale que prévu : je suis littéralement emballé. Je m’y sens bien — malgré ce qui pourraitdevrait être amélioré.

Je sais ce que je perdrai en abandonnant mes fichiers et ma façon habituelle d’écrire, mais je vois ce que je gagnerais en adoptant des deux applications : le premier vrai bloc-notes/carnet/cahier qui me suive “à travers” mes machines.

J’y pense — pauvre Windows, il n’a même pas été invité à la fête.

6 comments » Write a comment

  1. Pingback: Imprimer une épreuve pour correction, les PDF dans Ulysses III | davidbosman.fr

  2. Complètement accro par le tandem Ulysse – Daedalus. On commence sur l’iPhone, on continue sur l’iPad, on relit et peaufine que le Mac, sans se soucier de rien. Complètement accro j’ai dit 🙂

    • Désolé pour l’attente, tu étais rangé dans les spams par Akismet 😉

      Accro(quer), oui. Difficile d’y résister. Mais je ne fonctionne pas qu’entre mes appareils, c’est aussi dans la durée — dans la façon dont j’accède(rai) à mes textes, dont mon travail sera suivi et préservé, etc. Et là je suis encore dubitatif.

  3. Pingback: Ulysses, qui revient de III | davidbosman.fr

  4. Merci pour cet article, on rêve tellement du bloc note numérique parfait ! Votre emballement pour Daedalus Touch et Ulysses donne vraiment envie de le tester ! Perso, j’utilise mon iPad au travail (déplacements obligent) et je suis un adepte de l’application Beesy (je ne sais pas si vous en avez entendu parler). Avec Beesy, la prise de notes est plus structurée sous forme d’actions pour se synchroniser avec ma To-do list, donc il y a moins le “charme” du bloc notes où l’on écrit tout ce que nous passe par la tête en vrac, mais du coup c’est plus efficace (normal, l’appli étant orientée business)