La guerre des étoiles, épisode quatre et demi

Déjà que la trilogie de la guerre des étoiles il faut la regarder avec beaucoup de nostalgie au fond du coeur et dans les yeux pour pas balancer les DVD à la poubelle. Non, je ne parle pas de la seconde trilogie (imbuvable), la plus récente des deux, qui est en réalité la plus ancienne dans la chronologie des événements, celle qui, donc, nous raconte le début d’une histoire dont on connaissait tous déjà la fin. Non, je parle de la première — La guerre des étoiles, L’empire contre-attaque et le Retour du jedï — la plus ancienne des deux qui est en réalité la plus récente dans la chronologie des événements, celle qui, donc, racontait la fin d’une histoire dont nous ne connaissions pas le début… Vous suivez ? Vous avez de la chance.

Qu’est-ce que je disais ? Ah oui : la trilogie de La guerre des étoiles — même si j’ai encore un faible pour l’Empire contre-attaque: c’est parce que je rêvai d’avoir un quadripode impérial quand j’étais gosse, et que je l’ai jamais eu; les parents n’ont pas de coeur… — c’est déjà lourd à digérer mais, , je crois que ça dépasse tout:

Il paraît que ce truc est vraiment passé à la TV. Deux heures, quand même. Vous me direz comment ça fini… si vous résistez? Dix minutes de mauvaise musique d’ascenseur pour accompagner des plans nazes et les grognements de la famille Chewbacca en guise de dialogues, c’est le maximum de ce que j’ai pu supporter. C’est déjà pas mal.

Comme dirait mon grand copain Obélix ©™: ils sont fous ces américains 😉

(merci 43folders.com ;-))

Touche pas à mon Sphynx

L’Egypte envisage de mettre un copyright sur les pyramides (et sur le Sphinx). Pas pour protéger “l’oeuvre” d’on ne sait trop quelle menace photographique (ça use les blocs de pierre multi-millénaires les photos au flash ? Plus que la pollution atmosphérique?), mais pour “dégager des fonds pour l’entretien des sites archéologiques” (je cite AFP). On en revient toujours à ça : tout coûte de l’argent. Rien n’est gratuit, même quand c’est gratuit: il y a quelqu’un qui supporte le coût de cette gratuité. OK, y a pas de raison… mais coller un droit de copie (copy right) sur un truc aussi vieux que les pyramides et le sphinx ?!? On va où, là ?

C’est de la folie. Une folie contagieuse. Je ne serais pas étonné que Walt Disney, le légendaire Studio d’animation/parc d’attractions/débiliteur d’enfants/machine à fric, qui a déjà réussi à faire passer une loi pour prolonger de quelques décennies son copyright sur Mickey, quitte prochainement les Etats-Unis pour s’installer en Egypte. Histoire de conserver son droit exclusif d’exploitation sur la petite souris aux grandes oreilles noires pendant encore 4 ou 5… mille ans !

Faites des photos

Et pourquoi pas un copyright sur les pyramides, au fond ? En France, on a bien un copyright sur la Tour Eiffel “de nuit” (on a pas le droit de publier des photos de la tour prises la nuit car …. son éclairage est protégé par le droit à l’image. Sans rire), les musées publics se réservent (presque) tous le droit d’exploiter l’image de leurs collections (collections qui sont la propriété de la Nation, des français collectivement). Tu veux du pop-corn avec ton Rembrandt
La photographie, une pratique honteuse ?
Droit à l’image, rebonds

Redonner un second souffle à un ordinateur : Xubuntu

Le Sony Vaio T2XP — Pentium M/512Mo de ram, disque dur de 60go, 1,2 kilos (avec un graveur de DVD), WiFi G et BT, écran 11″ et 6h d’autonomie — est probablement mon portable préféré, toute machine confondue: petit, léger et doté d’une batterie increvable (même après plus de 3 ans, sa batterie tient plus de 5h avec le WiFi activé). Bien entendu ce n’est pas la machine la plus puissante du monde, maids ce n’est pour ça qu’on achète un ultra-portable.

Son gros défaut, ce n’était pas ses modestes performances, c’était Windows : pénible à utiliser et fragile (je sais pas pourquoi, XP était d’une fragilité incroyable sur le Vaio, il fallait le résintaller toutes les lunes) et c’était hyper-long à réinstaller (des heures, merci Sony). Je l’ai donc passé sous Ubuntu. C’était mieux, sauf que Ubuntu/Gnome est lent sur cet ordinateur (pas de vraie carte graphique, petit processeur, disque lent et “seulement” 512Mo de RAM). Je veux dire vraiment lent. Du coup, je ne le sortais qu’en cas de besoin impératif d’autonomie, autant dire rarement.

Après avoir lu quelques avis d’utilisateurs, par curiosité j’ai installé Xubuntu, une variante de Ubuntu basée sur XFCE, sensée être moins gourmande:

XFCE

Et bien, c’est vrai. Et ça change tout!

L’installation s’est déroulée sans soucis et tout marche, sauf le son (jamais réussi à le faire marcher sous Ubuntu. Je m’en fiche). Xubuntu est vraiment plus réactive que Ubuntu: le processeur sature rarement, les 512Mo de ram semblent suffire à mon usage (écrire, web et email).

Non seulement l’ordinateur est plus réactif, mais l’écran a été reconnu du premier coup (cette satanée résolution de 1280×768 qui m’a toujours pausé problème sous Ubuntu): le pied.

Xubuntu est la meilleure chose qui pouvait arriver à cet ordinateur. Il a retrouvé un second souffle et montre (enfin) tout son intérêt. OpenOffice, Abiword (rapide !) et Firefox pour la bureautique/surf/mail, Gimp pour de la retouche légère et le Terminal pour le reste, le tout dans un OS sympa, fiable, stable et… libre 😉

En plus, je vais faire des économies: l’ordinateur est opérationnel et me suffit. Je ne suis plus du tout curieux de découvrir l’ultra-portable que Apple est supposée annoncer dans une grosse quinzaine. Cool, ça m’évitera de claquer du fric dans une “révision A ” de cet hypothétique Mac 😎

Du côté des reproches

Pas de Scrivener pour Linux. C’est chiant 🙁

Il me reste à trouver un moyen de faire dialoguer les Mac et Linux à travers un réseau local.

Le look: c’est fonctionnel et très cohérent, mais vieillot comparé à OS X.

Podcast de science fiction en français : Utopod

Sympa, très sympa même ! Utopod est le “podcast des littératures de l’imaginaire” — long bâillement mal dissimulé — c’est écrit au dessus de l’entrée.

Les “littératures de l’imaginaire“, ça m’excite autant que la monographie de 1800 pages de mon voisin de palier sur “le stress des huîtres en période de Noël“. La seule façon de le faire tenir à distance lui et ses feuillets froissés qu’il ne lâche jamais — lisez mon essai, vous verrez, je démontre sci-en-ti-fi-que-ment que l’huître à une âme car elle croit au Père Noël — c’est de lui jeter des cailloux ou des canettes de Coca Cola… pleines (il a le cuir épais, depuis le temps, vides elle ne lui font plus rien).

Je ne veux pas jeter des pierres à Utopod, au contraire. Mais c’est quand même une drôle de manie, qui remonte à bien longtemps avant la naissance de ce chouette podcast, de vouloir gonfler la respectabilité de notre genre de prédilection à l’aide d’un vocabulaire sonnant (z’entendez ce petit bruits de clochettes qui semble venir du grenier ? Qu’est-ce que c’est !?) et trébuchant (C’est rien, c’est tonton Raoûl qui a retrouvé son costume de bouffon et qui redescend pour vous le montrer; il était célèbre, plus jeune)… avant de s’étaler (Oupssss, il a encore du rater la marche. Pas de panique, il a l’habitude. C’est un vieil escalier).

Science fiction, science-fiction, SF, hard-science, cyberpunk, steampunk, simple anticipation, uchronie, fantasy, fantastique, horreur, épouvante,… Miam, quoi !, c’est le pied (sauf la fantasy, yeaaaark 8-))! Le roman policier, c’est pas de la “littérature de l’imaginaire”, c’est du polar, du suspens, du thriller, de l’espionnage… Faut pas avoir peur des mots, ni d’aimer les couleurs criardes… de temps en temps, je porte des chaussettes jaune vif. J’ai pas honte !

Bref, comment dire ce que je pense des “littératures de l’imaginaire” sans avoir l’air plus con que je le suis (comment ça, trop tard)? Une littérature qui ne toucherait pas à l’imaginaire, c’est soit un essai (et salement raté, le genre qui ne peut survivre qu’à l’abri du monde, derrière des murailles académiques) soit l’annuaire téléphonique (mais l’annuaire a une excuse, lui, il sert à quelque chose). Les créateurs d’Utopod ne m’en voudront donc pas (et même si…) d’élaguer pour aller à l’essentiel :

Utopod c’est de la SF à écouter. Et pas des veilleries ! Utopod, c’est super bon.

(Je sais, je devrais travailler dans une agence de pub : la subtilité de mes arguments n’a d’égale que la finesse de mon humour).

Les deux animateurs m’ont tout l’air d’être des fans “typiques” de SF, catégorie “je peux te citer de mémoire ce que Raoul Dugenou a mangé durant la rédaction de la première version du brouillon de son roman Les Zygomates de l’au-delà n’ont pas de mollets, ronéotypé à 12 exemplaires le 12 décembre 1912, par l’auteur lui-même sur des emballages recyclés de chocolat Milka, dans son chalet perdu dans les Ardennes”. Sérieux, quoi. On s’incline avec respect devant la science… ou on se barre en courant avant qu’ils commencent leur exposé… Sauf que nos deux compères ont la gentillesse de ne pas étaler leur science et de laisser la place au texte, et aux voix (bien choisies) qui le lise. Merci. Ca rend le podcast encore plus sympa.

J’en écouté que quatre pour le moment (ouais, ça marche aussi dans iTunes). Celui qui m’a paru le plus intéressant c’est la faim du monde, mais comme tout le monde sait, je suis un grand malade.

Mangez des radis, c'est bon

Un des trucs qui m’a toujours surpris (lisez: déçu) avec la SF francophone c’est sa quasi inexistence sur le web, ou alors d’une façon tellement datée et maladroite que chaque fois que je visite tel ou tel site (pas de nom), j’ai l’impression de faire un voyage dans le temps ou de tomber sur un groupuscule de fanatiques voués à l’adoration d’un lointain âge d’or maladroitement peint à la gouache jaune… avec les doigts 😉

Voilà qui me met une belle claque dans la figure, tant mieux. Merci qui ? Merci Utopod. C’est en français et c’est gratuit (les dons sont possibles).

PS: devinez comment j’ai découvert ce podcast ? Ben oui… par Scylla : allez à Scylla, achetez votre SF à Scylla, prenez un café dégeu © ™ à Scylla, venez écouter de la musique, ou du bruit, à Scylla. (message subliminal pour les geeks: Scylla, c’est pas loin de Surcouf et de la rue Montgallet). Parfois, j’y traîne. Et si c’est pas moi, ce sera un autre gars cas du même genre (*) 😉

Au cas où on se croiserait pas d’ici là : Bon We, joyeux Noël et tous mes voeux pour l’année 2007 2008 !

(*)edit : y a même des filles. On peut aussi se marier à Scylla 😉

Paris (et les écoles) avec moins de publicité

Dans ce monde (et dans cette ville) voué à l’image (de soi, ou de celle du nouveau couple présidentiel qui n’a pas trouvé mieux que… DisneyLand — ça évoque quelle image ça, pour vous ? — pour officialiser leur relation). Dans cette ville dont chaque millimètre carré qui n’est pas déjà voué à la voiture toute puissante est violement offert prostitué à la publicité. Boulimie frénétique d’une flatterie aussi veule… qu’efficace. Hélas, ça marche la pub. Dans cette ville, où l’apparence est reine présidente (et petite copine de président), les panneaux publicitaires vont maigrir : byebye les immenses affiches… ou, du moins, vous êtes priées de rétrécir. Un peu. De l’air !

Bonne nouvelle, vraiment. C’est un début. Merci la mairie de Paris, merci monsieur le maire.

En plus, bannisement total des publicités 50 mètres autour des écoles. Wow ! Euh…woww ? Pourquoi ? A quoi bon autour des écoles?

Autour des écoles, il n’y a rien ! Du moins pas d’enfants à préserver. Les enfants, ils sont dans l’école, où ils n’y sont pas du tout. Sauf quelques minutes, deux fois par jour, le matin quand ils arrivent en traînant les pieds pour subir leur calvaire quotidien et, plus tard dans la journée, quand ils sont pressés de rentrer chez eux — c’est en classe et dans la cour de récré qu’il faut protéger leur petite tête, en bannissant la publicité… des vêtements, des trousses et des cartables, et même dans les leçons de certains professeurs. Et quand ils ne sont pas à l’école ? J’ai plutôt l’impression qu’ils sont vautrés chez eux, plutôt que plantés devant la porte de leur école. Vautrés chez eux, je veux dire : confortablement installés devant la sacro-sainte TV, pour recevoir leur dose quotidienne.

Voilà, c’est là qu’il faudrait interdire la publ… Mmmm, pardon ? Comment ça c’est impensable ? Ha bon. Quoi ? La TV c’est de la publicité ? Oui, j’avais oublié. Dommage, c’est sans doute ce qui arrive quand on laisse les intérêts privés s’emparer d’un outil à leur usage exclusif, même sous couvert de service au public.

Mais alors, si le but c’est de protéger les enfants du bourrage de crâne des vendeurs de vent, et si on ne peut pas retirer la pub de la TV… Il ne reste qu’une seule solution : bannir la TV et tant pis pour elle.

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Monsieur le maire. Après la publicité pour les enfants, il faudra s’attaquer à celle destinée aux adultes. Les affiches, oui bien sûr, et la télé aussi. Mais aussi cette masse de soi-disant “informations” (et de prétendus journaux, TV ou imprimés) qui ne sert qu’à noyer l’esprit critique, qu’à divertir et abrutir les… citoyens. Commencer par réformer les écoles de journalisme?