L’USB est un grand méchant loup

“Nobody can trust anybody.”
Why the Security of USB Is Fundamentally Broken

Étonnant qu’on s’en étonne, alors que se méfier devrait être la norme : dans la vie quotidienne, il faut être suicidaire pour faire confiance à tout le monde (le principe de l’USB).

La confiance est une chose précieuse à partager, et une chose dangereuse à accorder, nous avons peut-être tendance à l’oublier depuis qu’il est si facile d’avoir des “amis” et de “liker” d’un simple clic ?

Cela dit, je me demande jusqu’où la perte de confiance en la technologie va aller ?

Ce sera peut-être la chose la plus positive à émerger des révélations initiées par Snowden (à quand le prix Nobel de la paix ?) : faire tomber nos oeillères crasses de naïveté, et nous obliger à réaliser à quel point nous ne maitrisons aucun de nos outils.

Quelques apps indispensables au quotidien

Si OS X est fourni avec pas mal d’apps bien utiles (Mail, Calendrier, Rappels, Safari, Aperçu, Time Machine, iBooks, FaceTime, iCloud…), il est loin de répondre à tous mes besoins.

Voici la liste des apps tierces dont je ne pourrais me passer, au quotidien — la liste est relativement courte : ce n’est pas une tentative de vous montrer que j’ai la plus grosse (liste d’apps), mais seulement la liste de celles que j’utilise vraiment chaque jour :

  • F.lux, pour ne pas m’exploser les yeux, la nuit. À quand une version iOS ?
  • TextExpander. Je suis paresseux : TextExpander permet d’automatiser l’écriture d’un tas de choses et donc de faire gagner un temps fou. Pas seulement du texte statique, mais aussi des scripts. J’en ai déjà parlé.
  • 1Password. Je ne me souviens pas comment je faisais avant 1Password, mais ça devait être l’enfer. C’est lui qui gère mon gazillon de logins et MDP, ainsi que mes données bancaires, médicales et tout ce qui doit être soigneusement et efficacement protégé, tout en restant facilement accessible.
    Il est un peu lourd, mais je le trouve si bien intégré à OS X que j’ai cessé de chercher des alternatives. Il y a aussi la syncro avec la version iOS — très chouette, même si moins bien intégrée, pour le moment, que la version OS X — et avec la version Windows, cette dernière étant vraiment la moins bonne et terriblement moche.
  • Day One. Je tiens un journal depuis mes 16 ans (j’en ai 43) et j’aime les beaux carnets et le beau papier et écrire à la main, à la folie. Pourtant, Day One les a remplacés tant il est pratique, intuitif et sympa à utiliser — et parfaitement synchronisé avec la version iOS. Ce qui en fait aussi un super bloc-notes que l’on a toujours sur soi.
    Cette app est capable de vous donner envie de tenir un journal.
  • TextMate. je l’utilise pour écrire, en Markdown, sur le blog ou ailleurs. Vous trouverez beaucoup d’autres éditeurs de texte, plus à la mode et qui se prétendent plus optimisés pour Markdown, mais je m’en fiche : j’aime TextMate d’amour depuis des années, j’aime sa souplesse, son efficacité discrète et j’aime le fait qu’il puisse publier mes articles sur WordPress, directement en Markdown, d’un simple raccourci clavier. Hors publication blog, son seul rival à mes yeux est l’excellent Ulysses III.
    Si vous voulez en savoir plus sur TextMate, j’en ai souvent causé. J’utilise la version 2 alpha sans aucun problème.
  • Marked 2. Même si TextMate a sa propre prévisualisation, je ne connais pas mieux que Marked pour prévisualiser le Markdown.
  • Antidote. Un excellent correcteur et un ensemble de guides grammaticaux. Très bien intégré à OS X et à la plupart des traitements de textes. Même si ça pourrait être mieux fait, on peut aussi y accéder directement depuis TextMate et d’autres éditeurs de textes. Joie.
  • DoublePane. Pour déplacer au clavier les fenêtres du Mac. Génial.
    Il y en a d’autres qui sont plus complets, mais j’adore sa discrétion et le fait qu’il propose juste ce dont j’ai besoin — à croire que le dev l’a créé pour moi 😉
  • Lightroom. Je le trouve moche et bordélique — comme tout ce que fait Adobe ? —, mais il a remplacé Aperture pour gérer et retoucher mes photos. Il ne m’a pas encore déçu, au contraire j’en suis venu à aimer cette app, avec ses défauts.
  • Calibre. La plupart des utilisateurs de Mac s’en détournent parce qu’il n’est pas très joli, mais c’est dommage pour eux : je ne connais pas plus souple pour gérer les (grosses) collections d’ebooks — surtout si vous ne lisez pas que dans iBooks, de Apple — et pour les convertir rapidement d’un format à l’autre. Voici quelques astuces.
  • CrashPlan. Pour la sauvegarde à distance de toutes mes données, de façon chiffrée. Je suis client depuis environ 4 ans.
  • SpamSieve. Payer pour un filtre antispam ? Oui. Je ne l’ai découvert qu’il y a quelques mois, mais, enfin !, consulter ma boite aux lettres n’est plus une corvée : (presque) zéro spam. Une efficacité bluffante qui vaut largement son prix.
  • SwitchRes X. Je ne l’ai installé que depuis quelques jours (merci @Maxime pour la trouvaille), mais il est déjà devenu indispensable. Il permet — entre autres (trop ?) nombreuses choses — de changer automatiquement la résolution de l’écran, sans pixellisation, selon l’app qui passe au premier plan.
    Génial avec un écran retina pour afficher le maximum de pixels quand on passe dans Lightroom ou, au contraire, réduire la résolution de l’écran, et afficher le texte en plus grand, quand on passe dans son éditeur de texte préféré. Bref, un outil qui donne encore plus d’intérêt aux écrans retina, mais pas que eux.
  • Dropbox. J’ai hésité à le lister, car je ne l’utilise presque plus : TextExpander, Day One et 1Password passent par Dropbox pour la syncro, c’est tout… Mais cela reste très utile au quotidien, donc il doit être mentionné.

Je le rappelle, cette liste concerne uniquement les applications que j’utilise chaque jour. Il y en a d’autres qui me semblent aussi indispensables, même si d’usage un peu moins fréquent.

Et vous, vous avez des indispensables ?

Listeapps

😉

Donner des livres, sans biblioboite

J’ai déjà croisé une ou deux boîtes à livres à Paris (pas tant que ça pour une si grande ville). Ici, à Berlin, elle sont légion et se couplent souvent avec une penderie pour les vêtements, une caisse pour les chaussures et une boîte pour les jouets d’enfants. Cette mouvance nous vient en directe ligne du mouvement freegan, dont les adeptes cherchent dans l’entraide et le partage ce qu’ils ne trouvent plus dans un consumérisme à bout de souffle.

Neil Jomunsi: Comment (et surtout pourquoi) construire une biblioboîte ?

Excellente idée (tout comme de recycler au lieu de jeter), mais pas forcément évident à réaliser dans n’importe quel quartier de Paris — du moins, si l’on vit en appartement, ou si l’on espère que ladite boiboite ne finisse pas vandalisée dans les 24h suivant sa mise en service. Bref, le manque de respect du bien d’autrui, c’est une autre histoire et ça ne rend pas l’idée de donner des livres moins séduisante.

À ma modeste manière, c’est quelque chose que je fais assez régulièrement : comme Neil, ce sont des livres que je ne veux pas garder, mais aussi ceux que j’aime beaucoup.

Au lieu d’une biblioboite (voir la remarque concernant le vandalisme, et mon incapacité à enfoncer un clou sans provoquer une catastrophe), je me contente de placer chaque livre dans un sac ziploc — les sacs congélation avec une fermeture étanche — que je dépose là où j’espère que quelqu’un(e) le remarquera et le ramassera. Parfois, j’ajoute un petit mot.

Et vous vous feriez quoi pour fêter le jour de la lecture ?

Notez que j’ai écrit que je fais ça régulièrement. C’est un peu moins régulier depuis quelque temps : l’argent, vous savez…

Ecrire et publier

On me fait parfois remarquer que j’écris beaucoup moins depuis plusieurs mois.

Ce n’est pas exact.

Ce qui est exact, c’est que je publie beaucoup moins (trois billets aujourd’hui, un dernier sursaut avant l’agonie finale ?). Mais je pense n’avoir jamais autant écrit de ma vie… ni autant jeté. Je ne publie pas tout ce que j’écris.

Occupé à d’autres tâches, ou plus exigeant envers moi-même, ou juste moins intéressé par certains sujets avec lesquels je n’arrive plus à m’amuser quand j’écris ? Peu importe, ce qui compte pour moi c’est de maintenir la distinction entre l’acte d’écrire et celui de publier ce qu’on a écrit.

Ce sont deux gestes qui n’ont pas la même portée — j’écris pour moi, je publie pour le partager avec vous — et ce sont deux temps distincts, même si l’écriture numérique a permis de rendre quasi simultanés ces deux moments et si elle nous offre, enfin, la possibilité d’une écriture — comme d’une lecture — moins solitaires.

Si ma prose vous manque (merci beaucoup !), dites-vous que ce n’est pas la première fois que je prends le temps de ralentir et que ce n’est pas une condamanation à vie à moins publier — ce n’est pas une condamnation du tout, en fait.

Souvenez-vous aussi que j’ai repris le blog activement il y a deux ans de ça — et publié plus de 800 articles depuis. Si vous poussez plus loin dans les archives du blog, vous trouverez un peu plus de 3000 articles (edit: et non pas 9000 comme noté un peu hâtivement), rédigés sur les 10 dernières années. Un paquet de textes, donc, sur des sujets variés, dont une bonne part me semble toujours d’actualité… même s’ils ne sont pas datés de ce matin.

Au fond, je ne sais pas qui a décidé que le lecture en ligne ne devait se faire qu’à la surface des sites, mais c’est franchement con : il y a bien d’autres choses à lire que le tout dernier article publié, ici comme ailleurs, si, si 😉

Apprendre (la photo)

“Apprendre” signifie deux choses différentes : c’est donner un savoir et c’est recevoir ce savoir. Non seulement ça, mais il me semble évident que le prof comme l’élève apprennent dans les deux sens du terme — ils donnent et ils reçoivent l’un de l’autre — en même temps. Du moins, c’est comme ça que ça devrait se passer. Y compris pour la photo.

Début juillet, jai passé une semaine chez ma soeur, dans l’objectif d’apprendre la photo à ma nièce qui s’est passionnée pour la photo depuis deux ans et qui, du haut de ses treize ans, souhaitait passer à la vitesse supérieure.

Un objectif bien prétentieux pour un type comme moi, qui n’a plus d’autre contact avec la photo que le plaisir d’en faire. Mais pas de quoi s’inquiéter : si je ne suis pas HCB, je connais un peu le sujet, assez pour lui mettre le pied à l’étrier, je connais “mon élève”, et je n’ai pas peur d’improviser. Et dans le pire des cas, si ça ne marchait pas, on pourrait toujours se rabattre sur les batailles de polochons.

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