Un peu de lubrifiant, et de l’huile de coude

Et puisqu’on parle d’applications pour les auteurs :

remove the friction that exists between you and writing. If your current setup requires that you jump on a computer, launch 3 apps, and have to move stuff around all the time, then you’re doing it wrong. Write in a simple word processor, avoid formatting, and save often.

AaronMahnke: How I Write. Via… je ne sais plusShawn Blanc.

Ce qui, traduit par le David-O-Matic, pourrait se dire en français :

éliminez les frictions entre vous et l’écriture. Si votre système actuel exige que vous sautiez sur un ordinateur, démarriez 3 applications et d’avoir à déplacer des trucs en permanence, alors vous vous plantez. Écrivez dans un simple traitement de texte, laissez tomber la mise en forme, et sauvegardez souvent.

Traitement de texte, éditeur de texte (ou Scrivener), peu importe : optez pour l’outil avec lequel vous écrivez le plus facilement. Et sauvegardez souvent.

Des conseils qui me semblent valoir leur pesant d’or.

Une sélection d’apps pour les auteurs, sur le Mac App Store

App Store 001.png
C’est ici.

Bah, ils ont oublié TextMate (et TextEdit). Ha oui, c’est vrai : ils ne sont pas sur le Mac App Store ces deux-là 😉

Edit : Et parce que je suis vraiment une mauvaise langue, on appréciera que l’illustration en tête de page soit celle (d’un café) et d’un carnet à spirales : du papier, pas une application ou un iPad. Il y manque peut-être juste un stylo ou un crayon.

L’e-mail peut ne pas être une corvée

The Big Ah-Ha Moment for me was when I realized that though I could use it to help automate my responses to certain common emails I get, that automation didn’t mean my replies were any less personal. If anything, TextExpander has helped me to become more personal because it allows me time to actually reply to more emails.

Shawn Blanc, Using TextExpander to Conquer Email

Ce qui, dans un français digne des plus beaux moments de Molière, pourrait se dire :

Pour moi, l’instant “mais c’est bien sûr !”, ça a été de réaliser que si je pouvais l’utiliser (TextExpander) pour automatiser mes réponses à certains emails courants, cette automatisation n’impliquait pas que mes réponses soient moins personnelles pour autant. Au contraire, TextExpander m’a aidé à être plus personnel en me libérant du temps pour effectivement répondre à plus d’e-mails.

J’utilise aussi quelques modèles pour répondre aux questions les plus courantes que je reçois par e-mail (ici, comme au boulot). Cela ne m’empêche pas d’y ajouter à chaque fois un petit mot personnel et, en revanche, cela me permet de répondre dans le détail à des emails plus complexes. Pour moi, c’est une façon lucide d’utiliser l’informatique : lui déléguer tout ce que je peux de façon à être plus disponible (et plus… enthousiaste pour répondre).

Le lien vers lequel pointe le billet de Shawn explique comment utiliser TextExpander pour créer des modèles de réponse.

Sur le même sujet, en promotion (quatre pour le prix de quatre, avec en prime le sourire du crémier) :

Parler au lieu d’être parlé.

Résister aux paroles, ne dire que ce qu’on veut dire : parler au lieu d’être parlé par des mots d’emprunts.

(Pierre Bourdieu, “L’art de résister aux paroles”, Questions de sociologie, p17. C’est un lien Amazon : sponsorisez ma prochaine tasse de thé)

Et

Ce qu’il faudrait divulguer, disséminer, c’est le regard scientifique, ce regard à la fois objectivant et compréhensif, qui retourné sur soi, permet de s’assumer et même, si je puis dire, de se revendiquer, de revendiquer le droit à être ce qu’on est. […] Cela se voit bien dans le domaine de la culture où la misère vient souvent d’une dépossession qui ne peut pas s’assumer. Ce qui se trahit sans doute dans ma manière de parler de tous les esthéticiens, diététiciens, conseillers conjugaux, et autres vendeurs de besoins, c’est l’indignation contre cette forme d’exploitation de la misère qui consiste à imposer des normes impossibles pour vendre ensuite des moyens — le plus souvent inefficaces — de combler l’écart entre ces normes et les possibilités réelles de les réaliser.

(Pierre Bourdieu, “Le sociologue en question”, Questions de sociologie, p42-43.)

Comme quoi, j’écoute vos conseils. C’est peu dire que ce que je lis là me donne envie d’en lire plus.

Music beta, de Google

Ça semble pas mal du tout :

Everything is always kept in sync. Instantly, with no cables…

… And everything is kept in Google’s hands.

D’accord Google grille la politesse à Apple (enfin, avec une beta privée sur invitation seulement). Il lui reste juste à (me) persuader que c’est plus raisonnable de lui confier ma musique plutôt qu’à Apple (qui finira bien par sortir son offre en ligne). Et ça, c’est pas gagné.

Via ericosx