Ansel Adams parle du négatif, de la retouche et de la photo numérique

Écouter Ansel Adams parler du négatif, des variations infinies offertes par le tirage (et donc par la retouche de l’image). Puis, entendre ce maître de la chambre et du N&B argentique s’enthousiasmer pour l’image “électronique” — en 1983.

I know the potentials are there. I know it’s gonna be wonderful (…) and I think that is marvelous.
(en français : Je sais que le potentiel est là. Je sais que ça va être extraordinaire (…) et je pense que c’est merveilleux.)

L’entendre parler, aussi, de l’importance de connaître son job, de savoir ce que l’on fait quand on fait une photo :

I usualy take just one (photograph) and never bracket.
(en français : Je n’en fais généralement qu’une seule (de photo), je ne brackette jamais.)

Le négatif. Si Apple voulait marquer le coup — montrer que, comme je le pense, l’APN intégré à l’iPhone n’est pas que du marketing — elle pourrait difficilement envoyer un signal plus fort que de proposer un format RAW, commun à toutes les applications de prise de vue et de retouche, offrant ainsi ce précieux négatif numérique, avec toutes ses possibilités de retouche, aux photographes qui le souhaitent.

La Défense

Je me suis dérouillé les jambes à la Défense, ce matin.

Ce qui est intéressant, le WE, c’est que l’absence passant révèle à quel point cet espace a été pensé sur le papier — d’abord comme une carte ou un plan, une maquette faite pour être regardée, plus que comme un lieu de vie.

Quand je me balade dans les rues de Paris, même si je n’ai pas le droit de publier les photos, ce sont les gens que je photographie le plus : Paris et les Parisiens sont indissociables pour moi : commerces, habitations, les lieux de passage eux-mêmes portent tous les traces de nos activités, du temps que nous y passons et de la façon dont nous approprions ces espaces. Paris, c’est notre ville.

Ce n’est pas le cas à la Défense, où je ne vois souvent qu’une sorte de métro inversé — sans roues et sans rails — qui ne n’irait nulle part, mais dans lequel c’est nous qui transiterions de et vers notre lieu de travail. Et les jours où on y transite pas — le WE, par exemple — tout est fermé, éteint, à l’arrêt.

Ou presque. Car je caricature, bien entendu, et pour peu qu’on prenne le temps d’y traîner, on trouve rapidement des lieux de vie. Mais toujours ils me font l’impression d’être là comme par accident, cachés derrière les façades brillantes — dans les fissures et les craquelures qui empêchent la Défense d’être aussi lisse qu’elle se rêvait d’être — comme de la mauvaise herbe qui pousse entre le trottoir et le mur des façades. Cette mauvaise herbe qui me fait rêver.

Au fond, si de Paris je peux dire que c’est notre ville. De la Défense, je dirai que nous ne sommes que des locataires dans un appartement, et qu’on y laisse bien peu de traces — qui seront vite effacées d’un coup de pinceau par le propriétaire, avant de faire place aux nouveaux locataires.

Bref. Si ça vous tente, j’ai publié quelques images sur Flickr :

La défense

Ces photos ont été prises avec un iPhone — aux puristes qui auraient le malheur de poser les yeux sur mes clichés, je présente mes excuses de m’obstiner ainsi à ne pas utiliser un vrai appareil photo.

Un iPhone qui a des co… de l’autonomie

L’iPhone est génial pour se balader et faire de la photo. Génial, mais pas endurant : dans mon cas, je photographie beaucoup, sa batterie tient à peine une demi-journée avant de tomber sous la barre fatidique des 10% — la mise à jour 6.0.2 n’ayant vraiment pas arrangé ça, la géolocalisation de chaque image ne devant pas non plus aider puisque c’est chaque fois une connexion WiFi ou 3G à établir.

C’est vraiment pénible d’avoir ce génial appareil photo toujours sur soi, mais en même temps d’avoir toujours peur de tomber à court de jus au mauvais moment. Pénible au point que, en attendant un éventuel iPhone 5s ou un iPhone 6 avec une meilleure autonomie, je me suis offert une mophie juice pack powerstation, qui ajoute pas moins de 4000 mAh… aux pauvres 1440 mAh de la batterie de l’iPhone.

Mophie
Plus épaisse et un peu plus lourde que l’iPhone 5, mais pas trop. En fait, Apple si tu passes dans le coin : un iPhone 5s ou iPhone 6 de cette épaisseur et de ce poids ne me gênerait absolument pas. Au contraire : on le tiendrait mieux en main.

Au bout d’une journée, j’ai souvent presque vidé la Juice Pack — il reste une LED sur les quatre — mais quel bonheur de ne plus devoir s’inquiéter de l’autonomie de l’iPhone qui se révèle alors pleinement comme l’appareil photo qu’on peut toujours avoir sur soi et sur lequel on peut toujours compter : je fais de la photo, je ne m’emmerde plus à surveiller la charge de sa batterie.

En balade, je garde la batterie dans la même poche de manteau où je garde l’iPhone, quand je ne l’utilise pas, auquel elle est branchée en permanence via le câble Lightning — fourni par Apple — qui est assez long pour qu’il ne soit pas gênant pour photographier. Par contre, une chose est sûre : le câble vieillira très vite et mal et j’ai toujours peur de casser son connecteur dans l’iPhone.

Chaque soir, je mets la Juice Pack à charger jusqu’au lendemain (je n’ai pas chronométré, je dors, mais elle charge assez vite). Si je devais lui reprocher un truc : il faut disposer d’un chargeur d’iPhone en supplément si on souhaite charger les deux simultanément, puisqu’aucun n’est fourni avec la Juice Pack et qu’elle ne peut pas se recharger et charger l’iPhone simultanément — vu le prix, ça aurait été sympa de l’offrir.

Elle est dispo dans les Apple Store. Edit : ah oui, elle est certifiée pouvoir supporter 500 cycles (cycles complets, précise la doc : une décharge et recharge partielle ne comptant donc pas pour un cycle complet).

Astuces pour Hipstamatic

Dans le genre astuce toute bête mais si pratique, dont on ne pense pas à parler, voici quelques astuces, vraiment bêtes mais très pratiques, pour Hipstamatic — dont je vous dirai tout le bien que j’en pense un autre jour :

Taille du viseur

Hisptamaticsmall

Par défaut, le viseur est très petit. Touchez-le deux fois de suite pour l’agrandir :

Hisptamatic

Ça marche aussi en utilisant le bouton “-” du volume de l’iPhone. Ce qui est agaçant, en revanche, c’est que le viseur retrouve sa taille, normale après chaque prise de vue.

Déclencher

En plus du gros bouton jaune, pour déclencher on peut utiliser le bouton de volume “+” de l’iPhone — ou celui des écouteurs, solution idéale pour déclencher sans provoquer de vibration.

Cette astuce marche dans d’autres applications de prise de vue, y compris celle fournie par Apple. Mais cela ne marche pas avec toutes, Apple étant assez chatouilleuse sur ce privilège…

Mise au point

Rien ne le laisse deviner, mais vous pouvez toucher l’écran là où vous voulez faire la mise au point. Ce n’est pas hyper précis, mais ça marche.

Favoris

On se retrouve vite avec des couples de films/objectifs(/flash) que l’on apprécie plus que d’autres. Pensez à les mémoriser dans les favoris pour les retrouver très rapidement :

Hipstamatifav 001

On peut les créer de plusieurs façons, la plus rapide étant, à mon avis, de toucher deux fois une photo qui vous plaît, puis, en bas du descriptif de toucher Paramètres favori :

Hipstamatifav 002

Faudra vraiment que je parle de Hipstamatic…