Une vraie bonne nouvelle, Adobe

Hum

Je passe sur le choix des termes et des expressions dans cet email publicitaire de Adobe : “dont vous ne pourriez plus vous passer”, “l’outil le plus important après votre appareil photo”,… C’est pas l’envie d’en parler qui manque, mais je préfère me concentrer sur ce que j’ai souligné en rouge dans l’image.

Quand on m’annonce une bonne nouvelle, je m’attends à autre chose que “vous pouvez acheter notre application” — SANS BLAGUE ? JE PEUX ? OH ! MERCI ADOBE — je m’attends à un truc du genre “voici 5 ou 10% de remise” ou “en plus de l’application, nous vous offrons un an de Creative Cloud” ou “Vous pouvez acheter la version complète au prix de la mise à jour” ou etc.

Je m’attends à une bonne nouvelle, quoi. M’annoncer que je peux acheter ton app, c’est… comment dire… mesquin ?

Cela dit — et ça c’est une vraie bonne nouvelle, pour toi, Adobe — je vais sans doute acheter ton Lightroom. Tu vois, tu aurais pu t’épargner d’envoyer cet email. Et t’épargner de payer pour une pub aussi mal torchée.

Why Terror Masterminds Rely on Micro-Management

Terrorist leaders also face a stubborn human resources problem: Their talent pool is inherently unstable. Terrorists are obliged to seek out recruits who are predisposed to violence — that is to say, young men with a chip on their shoulder. Unsurprisingly, these recruits are not usually disposed to following orders or recognizing authority figures. Terrorist managers can craft meticulous long-term strategies, but those are of little use if the people tasked with carrying them out want to make a name for themselves right now. 

Terrorist managers are also obliged to place a premium on bureaucratic control, because they lack other channels to discipline the ranks. When Walmart managers want to deal with an unruly employee or a supplier who is defaulting on a contract, they can turn to formal legal procedures. Terrorists have no such option. David Ervine, a deceased Irish Unionist politician and onetime bomb maker for the Ulster Volunteer Force (UVF), neatly described this dilemma to me in 2006. “We had some very heinous and counterproductive activities being carried out that the leadership didn’t punish because they had to maintain the hearts and minds within the organization,”

Jacob N. Shapiro : The Business Habits of Highly Effective Terrorists, via Bruce Schneier.

Merci Calibre, et merci tes plugins anti-DRM

Je rêve du jour où il sera plus facile d’acheter un ebook—c-à-d, déjà, que ce livre existe en format numérique (c’est pas toujours évident aux USA, mais c’est presque un miracle en France, pays des dinosaures et des moines copistes); ensuite, qu’il soit proposé sur le marché français (des accord entre éditeurs peuvent empêcher la vente de certains titres, selon le pays où l’on réside); enfin, que cet ebook soit compatible avec ma liseuse—plutôt que de télécharger une version “illégale”, dans un format compatible avec n’importe quelle liseuse (ou si facilement transformable, que ce n’est pas un souci).

Le comble, c’est quand même d’avoir à ouvrir un compte fictif sur telle librairie en ligne que je ne nommerai pas, en plus de son vrai compte, tout ça pour contourner les accords de non-concurrence des éditeurs pour pouvoir acheter cet ebook qui nous intéresse; puis devoir en casser les DRM pour, enfin, pouvoir le lire sur sa liseuse. Bien entendu, toute ressemblance avec mon expérience personnelle serait purement fortuite.

Allez les (gros) éditeurs, je suis sûr que vous pouvez faire pire.

Après tout, vous avez bien imaginé l’ebook qui s’use selon le nombre de lectures et l’ebook dont le texte est modifié dans chaque exemplaire vendu (pour facilement retrouver qui diffuse des copies pirates). Tsss, tant d’imagination pour emmerder vos clients.