“The problem is the use of this little-noticed schedule to the Terrorism Act, because what it does is to say that Britain’s ports and transit lounges in airports are an area of Britain where the normal rules don’t apply. I think that’s what has shocked the rest of the world,” said Rusbridger.
“If they were to arrest David Miranda in Heathrow car park they would have to use bits of the law which have checks and balances to protect journalistic material, among other things, but by doing it in a transit lounge they are operating in a kind of stateless way where they can interrogate someone for nine hours, seize whatever they want, under rules that are about terrorism. Once you start conflating terrorism and journalism, as a country I think you’re in some trouble.”
Rusbridger: destroying hard drives allowed us to continue NSA coverage
Sauvez une vache, imprimez un steak
Le scientifique néerlandais Mark Post a fait grand bruit début août à Londres en dégustant le premier steak créé in vitro. Développé en laboratoire à partir de cellules souches de vache, ce steak de 142 grammes a mis six semaines à être fabriqué et coûté 250.000 euros à son créateur, qui table sur sa commercialisation d’ici 10 à vingt ans.
S’il présente cette innovation, qualifiée de « Frankenburger » par la presse britannique, comme révolutionnaire, Mark Post n’est pourtant pas le seul à avoir eu cette idée. Depuis 2011, la jeune pousse américaine Modern Meadow a mis au point un prototype d’imprimante 3D permettant de fabriquer de la viande ou du cuir. Le principe est le même que celui de Mark Post : des cellules souches sont récupérées sur un animal, sont développées et spécialisées pour produire du muscle, de la graisse… Elles sont ensuite insérées, en guise « d’encre », dans l’imprimante, qui les assemble pour créer le morceau.
“for me, the Internet is over”
I’m really sorry that it’s so. I loved doing Groklaw, and I believe we really made a significant contribution. But even that turns out to be less than we thought, or less than I hoped for, anyway. My hope was always to show you that there is beauty and safety in the rule of law, that civilization actually depends on it. How quaint.
(…)
My personal decision is to get off of the Internet to the degree it’s possible. I’m just an ordinary person. But I really know, after all my research and some serious thinking things through, that I can’t stay online personally without losing my humanness, now that I know that ensuring privacy online is impossible. I find myself unable to write. I’ve always been a private person. That’s why I never wanted to be a celebrity and why I fought hard to maintain both my privacy and yours.
Oddly, if everyone did that, leap off the Internet, the world’s economy would collapse, I suppose. I can’t really hope for that. But for me, the Internet is over.
Il reste la poésie
Comme ils enregistrent, laissons les enregistrer de la poésie. Depuis aujourd’hui, mon navigateur envoie une en-tête HTTP X-NSA dont le contenu est un poème de Basho.
L’enjeu de la lecture numérique
L’enjeu, apprendre à gérer en amont cette fonction par laquelle le navigateur devient un livre et devient la vraie instance de lecture (sans besoin de fichier epub ou pdf), pour que nos sites soient compatibles au mieux avec ces nouvelles fonctions. Très important aussi, en ce sens qu’on reste sur le web via le navigateur, sans passer par une application tierce (les prix exorbitants de ces marchands d’apps dont désormais nous limitons soigneusement le nombre sur nos appareils). (…) Tout ça pour dire quoi ? Oh, rien. Juste parce que je reste depuis novembre dernier dans l’idée que la tablette 7’’ a été un saut décisif pour la lecture individuelle. J’utilise toujours mon gros iPad, mais pour la scène, pour les confs, pour réserver un train ou un hôtel depuis la maison, sans me rasseoir au bureau. Mais la lecture, pour moi, c’est iPad mini ou Kindle Fire, il y a les 2 ici.
(François Bon, à propos des lunettes de Jeff Bezos)

L’iPad Mini… jamais aucun appareil électronique ne s’est aussi rapidement et naturellement imposé dans mon usage quotidien. Je n’ai pas encore eût l’occasion de regretter mon iPad 3 Retina, depuis que je l’ai remplacé par le Mini. Malgré quelques compromis, c’est l’appareil idéal pour me suivre partout — dans le canapé, dans le fauteuil d’un bus ou d’un train, ou sur ce autre trône plus intime. Il se fait oublier, sans être une machine au rabais. Idéal, je n’en changerais que pour un Mini Retina… et encore.
Mais l’iPad Mini ou le Kindle Fire ne sont que le support de l’activité dont parle François : la lecture (il y a d’autres activités possibles sur un iPad, hein) et cette idée très intéressante qu’il esquisse, ici et ailleurs, de gommer la frontière entre site Web et livre.
En tant qu’ex-fabricant de livres et de magazines, et en tant qu’auteur, la façon de lire et d’écrire sont des sujets qui m’ont toujours intéressé. Étudier la manière dont les contraintes du support impactent ce que l’on écrit et aussi la façon dont on lit, en gros, mais aussi la manière dont le lecteur et les auteurs baignent en permanence dans différents supports, plus que jamais, et dans différentes sources d’informations concurrentes qui ne sont pas étanches et s’influencent mutuellement (pas forcément de façon très équilibrée).
D’ailleurs, quand je lançais mon dernier magazine, dédié à Apple, c’est presque explicitement comme un blog en papier que je le lançais : m’entourant de blogueurs pour leur faire faire… du papier. Depuis, si j’ai perdu ce magazine (et mon job) ce n’est pas parce qu’il ne marchait pas, bien au contraire.
Bref, en lisant les réflexions de François, je réalise que, même avec mon magazine-blog, j’en étais peut-être bien resté à cette idée qu’il y avait le Web, d’un côté, et la publication de l’autre côté. Et que si je sautais joyeusement par-dessus cette barrière pour passer d’un côté à l’autre, en disant merde à ceux et celles qui me reprochaient de ne pas être assez sérieux ou “pro” à leur goût, cette barrière existait toujours… dans ma tête.
Evidemment, perdre cette barrière — une barrière ça sert aussi à fixer les limites, c’est une façon de dire : “ici, c’est chez moi, n’entre pas qui veut” — ne se fait pas sans soulever un tas de questions et d’inquiétudes. Mais est-ce un mal ?
