Ceci est mon crayon, il y a en a d’autres comme lui, mais lui c’est le mien

Vous vous souvenez que je suis tombé sous le charme d’un crayon — Technologie (d’écriture) révolutionnaire ? Le FaberCastell American #2, un modèle qui n’est plus produit depuis des années… Un détail technique qui limite sévèrement l’utilité dudit crayon, s’il n’est plus possible de le remplacer régulièrement.

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Après avoir testé une — hum — vingtaine — hum — d’autres crayons, j’ai retenu deux alternatives convaincantes, les deux fabriquées par… Faber-Castell : les modèles 9000 HB et 9000 F.

Selon mes tests complètement pas scientifiques, aucun des deux n’offre exactement la même dureté que le American #2 — le F est un tout tout petit peu plus dur, le HB l’est un tout tout petit peu moins —, mais la couleur du trait est assez proche, ainsi que la douceur de la mine — pas scritchscritch ou gratgratgrat — et sa durabilité de la mine — pas besoin de la tailler trop souvent. Cela mérite bien un 9/10.

Par contre, la qualité de l’impression des crayons est pitoyable. En quelques heures, les dorures sont toutes à moitié effacées (mais pas les parties grises). Ca ne ne mérite pas plus que 0/10 et, vu le prix des crayons, c’est même un sacré compliment de ne pas leur coller une note négative.

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Sérieusement ? Le marquage doré, déjà fouilli à la base, devient complètement illisible à peine on utilise le crayon.

Parmi les autres modèles testés, je retiens le Mistsu-bishi 9800 HB, qui est excellent, mais trop mou — il faudrait le tester en F ou même plus ferme, pour comparer.

J’avais également testé les Palomino Blackwing, mais ils ne sont clairement pas pour moi : c’est effectivement très doux, mais c’est aussi très… mou, y compris leur modèle le plus ferme : le trait devient rapidement large et gras — probablement trop si vous écrivez avec la même force ou dans la même écriture de pattes de mouche que moi.

Et si vous vous posez la question : oui, aussi dingue que cela puisse paraitre, ce crayon semble bien être en voie de remplacer mes fidèles stylos-plumes. C’est déjà devenu un effort, ou presque, de reprendre la plume. Étonnant.

Il y en avait pas assez, alors je me suis mise à écrire

They (the pulps) came once a month. That wasn’t enough, so I started writing myself the kind of science fiction I wanted to read.

Anne McCaffrey expliquant comment elle en est venue à écrire de la SF (~7’10, dans la vidéo). En français : “Les magazines paraissaient une fois par moi. Ce n’était pas assez, alors je me suis mise à écrire moi-même les histoires que je voulais lire.

(Via The SF That Was: Isaac Asimov Introduces Anne McCaffrey. Via l’inépuisable @TheSFReader.)

À votre avis, le désir d’écrire, de créer ses propres histoires, peut-il être étouffé par une surabondance de choses à lire ?

Du foot, de l’argent, et du taille-crayon

Alors que la Francela planète tout entière semble découvrir, stupéfaite comme un(e) groupie un peu con(ne) à qui on aurait annoncé que Hugh Laurie n’est pas un vrai médecin, que le monde du foot ne serait pas insensible aux charmes du pognon — mais où est passé l’esprit du sport, ma bonne dame ? Ah ben, vous voyez, comment dire, c’est que avec tous les sponsors, y avait plus de place sur les maillots pour y mettre l’esprit du sport — j’essaye d’attirer votre attention sur une information autrement intéressante, une information qu’aucun média traditionnel ne prendra le risque de relayer. Aucun, ou alors en minimisant son importance.

Le taille-crayon était illégal en Angleterre. Du moins, si j’en crois Wikipédia : cet outil de destruction massive des crayons aurait été interdit durant la Seconde Guerre mondiale, pour…. économiser le bois des crayons. Du bois dont le pays, j’imagine, manquait cruellement pour faire les bâtonnets qu’on pique dans les sandwichs au concombre. Trop efficace, trop vorace, le taille-crayon avait donc été remplacé par la bon vieux couteau de poche.

Quand même, je me demande : c’était quoi la sanction en cas d’infraction ?

Mistake One, take two

Now, Apple’s priorities have changed. Rather than make really great products that are mostly thin, they now make really thin products that are mostly great.
This concerns me more than you probably think it should. Not only does it represent compromised standards in areas I believe are important, but it suggests that they don’t have many better ideas to advance the products beyond making them thinner, and they’re willing to sacrifice anything to keep that going.
Marco Arment about his new MacBook

Je n’ai pas acheté le MacBook, sans doute parce que je n’ai plus éprouvé aucun désir envers cette machine après avoir vu ses specs, je n’ai donc pas eu besoin de le retourner après réception et déception, comme l’a fait Marco. Mais je partage son avis — voyez ce que je disais il y a quelques semaines : Acheter un nouvel ordinateur (ultra)portable ?

À la différence de Marco, ce n’est pas sur un 15″ retina de l’ancienne génération que je me suis rabattu, mais sur un 13″… celui que je possède déjà et que je souhaitais remplacer. Tant pis, ça attendra que Apple reprenne ses esprits.

Et si ce n’est pas le cas, si Apple persiste à ne me proposer que toujours plus de finesse pour toujours moins d’ordinateur, il semble logique d’imaginer que mon prochain Mac soit un PC.