Office 365, maintenant c’est 20Go de stockage par utilisateur d’une même licence. Intéressant ?

Comme je l’ai dit, je ne vais pas renouveler mon abonnement à Office 365, qui se termine le 25 de ce mois. Pas que je sois déçu, mais je n’ai pas l’usage des avantages liés à l’abonnement. Je continuerai à utiliser Office 2010, en attendant que l’offre évolue encore.

Pourtant, selon votre situation, Office 365 n’est pas sans avantages actuellement.

En plus de 60 minutes de téléphone Skype international offertes par mois et des 5 licences d’installation — Windows/Mac, plus 5 installations sur terminaux mobiles (même si ça semble à peu près inutile à l’heure actuelle) — Microsoft à récemment modifié son offre SkyDrive.

Au départ, avec Office 365 on recevait 20Go de stockage cloud SkyDrive, qui étaient associés au compte principal. Peanuts, donc, pour les éventuels quatre autres utilisateurs de Office 365, en dehors de 5 (ou est-ce 7 ?) go offerts à la création d’un compte SkyDrive.

C’est fini. c’est à présent 20Go par utilisateur. Cinq personnes (d’un même foyer) pouvant installer Office, cinq personnes recevront 20Go de stockage SkyDrive chacune, en plus du stockage gratuit de base.

Office

Comme je disais, l’utilité de cette offre dépend entièrement de votre situation. Dans mon cas, je suis le seul utilisateur. Ce n’est donc pas très intéressant, puisque je ne peux pas additionner ces Go offerts pour les ajouter à mon compte personnel — Microsoft, si tu me lis : les 100GO offerts, ça m’intéresse pour moi tout seul. Mais si vous êtes plusieurs…

Gérer ses notes avec OneNote

Pour rebondir sur mon dernier article.

Une application s’est révélée plus pratique à l’usage, et au moins aussi fiable, que mon système de notes en Markdown. C’est Microsoft OneNote (pour Windows seulement), couplé à SkyDrive, le cloud de Microsoft.

Je sais que Microsoft n’est pas à la mode, je sais aussi que pas mal d’experts auto-proclamés, du haut de leur blog, ne se privent pas de sous-entendre que les outils Microsoft sont d’un autre âge et que oser les employer fait de leur utilisateur un abruti fini, si pas pire. Mais je m’en fiche : s’ils sont sincères, ils se trompent; s’ils sont hypocrites, ils trompent leurs lecteurs — je vous laisse décider de ce qui serait le plus regrettable.

De l’année que j’ai passé à l’utiliser pour gérer mes notes et recherches (et je continue à lui confier des projets spécifiques, en attendant qu’il soit disponible pour OS X? ), je suis persuadé que si OneNote est un peu trop lourde et que son interface gagnerait à être encore plus radicalement repensée qu’elle ne l’a été avec la dernière version, elle est aussi unique et inégalée.

Elle permet de gérer ses notes (toutes les notes, peu importe leur type) tout simplement comme on en a envie.

C’est aussi une application qui déborde d’innovations, où l’on sent le désir d’expérimenter et d’aller de l’avant de la part des développeurs.

C’est l’application que Apple aurait du nous offrir. Pas cette blague qu’est Pages, ou tout iWork, pour le coup.

Gérer ses notes en Markdown : texte, photo, vidéos, etc.

Temps de lecture: 1225 mots.

Markdown est pratique pour écrire dans un format léger, fiable et compatible avec n’importe quel ordinateur, tablette et téléphone.

Mais c’est du TXT : si ça marche donc plutôt bien pour écrire, on fait comment pour tout ce qui est photo, vidéo ou même des fichiers genre PDF, XL, DOCX & Cie ?

On fait comme avec si c’était du texte.
– Nooon ?
– Si. La preuve dans ce qui suit.

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(Phraseology) Gérer ses fichiers sur iOS : une ère post-PC, vraiment ?

Temps de lecture: 660 mots.

Je suppose que ce ne sont pas les tests de la nouvelle version de Phraseology (en promo à 1.99€) qui vont manquer, qui listeront ses nouvelles fonctions et scruteront son confort d’écriture, avec plus ou moins de sérieux. Ce n’est pas ce qui m’intéresse ici.

Le détail qui retient mon attention ne concerne qu’à peine Phraseology (qui semble être une excellente application, d’ailleurs je me la suis offerte) et absolument pas le fait d’écrire — avec ou sans Markdown.

Ce qui retient mon attention, c’est une phrase extraite du site Web de Phraseology, où le développeur parle de ce qu’apporte la nouvelle version de son application :

Phraseology retains its lightweight approach to document management and organization. You can create an unlimited number of documents, which can reside in your main document list, or be archived. The document browser has been extended and now supports full text search of documents and adds the ability to sort your document list by created, modified, accessed date or title.
(From Phraseology 2.0 website)

En résumé, et en français : avec Phraseology nouvelle version, l’on peut créer un nombre illimité de fichiers, le navigateur de fichiers a été amélioré et permet à présent de faire une recherche en plein texte (sur le contenu, pas seulement le nom) et permet de trier les documents sur leur titre ou leur date de création/modification ou d’accès.

Super. Ce n’est pas le seul développeur à ainsi recréer un ersatz de Finder dans son application, pour nous laisser gérer nos fichiers.

Certains, comme ici, en s’obstinant à travailler avec des fichiers traditionnels. D’autres, comme les petits génies de chez Ulysses/Daedalus Touch, en utilisant une sorte de base de donnée ou, au moins, en masquants les fichiers derrière une interface graphique (si vous regardez sous le capot de Ulysses/Daedalus, ce sont toujours des fichiers TXT, sauf que l’app y accède seule, nous laissant uniquement modifier le texte contenu; ça pourrait donc aussi bien être une base de données).

Peu importe la façon. Ne serait-ce pas le signe d’un problème quand, comme innovation, chaque développeur dans son coin pense devoir réinventer ce qu’un système d’exploitation est censé faire pour tout le monde ? Comme de nous laisser chercher et trier nos fichiers :

Finder
Sur un Mac, ce n’est pas dans TextMate, dans TextEdit ou encore dans Word que je trie ou cherche dans mes fichiers. C’est dans le Finder.

Mais oui, c’est vrai, suis-je bête : j’oubliai que le Mac c’est l’ère pré-iPad, et que l’iPad c’est l’ère post-PC (et Mac) dans laquelle, grâce à iOS Apple souhaite supprimer la métaphore du fichier pour nous encourager à adopter une nouvelle façon de faire : en étant toujours dans une app. Le fichier n’existant plus qu’à travers l’app qui a servi à le créer, plus en lui-même.

C’est pas plus con, si vous me demandez mon avis. Alors, ma remarque est débile, si je suis d’accord avec Apple ? Pas complètement, il suffit de la reformuler :

Peut-être le succès des apps qui essayent de réinventer un mini-Finder — de recréer chacune un avorton de système d’exploitation où le fichier redevient central — et donc d’aller contre le choix de Apple pourrait amener :

  • Apple à remettre son choix en question ? Et donc la façon dont iOS devrait évoluer ?
  • Les clients, nous, à nous remettre ne question ? À nous demander pourquoi c’est ce genre d’apps que l’on achète ? Pour quelle(s) raison(s) nous tenons tant à reproduire, sur iPad, des habitudes prises sur un ordinateur ?

Il suffit de suivre, ici même, mes propres hésitations entre tout abandonner aux nouveaux outils — repenser de fond en comble mon processus de travail, pardon, mon workflow — et tout faire pour continuer à travailler comme j’ai toujours travaillé — rester maître de mes fichiers.

Question subsidiaire : un choix technologique ou logiciel peut-il faire fonction de révélateur d’un certain aveuglement — celui de Apple, à penser devoir réformer les habitudes ? Ou d’une certaine paresse intellectuelle — la nôtre, à vouloir à tout prix maintenir les anciennes habitudes ?

Je ne sais pas. Mais la question me semble intéressante.

Pensées du jour #1

(Nouvelle rubrique ? Pour y poster de façon informelle des bouts de réflexions, des remarques. Sans me prendre la tête.)

#1 Elysium — #2 De la souris et de l’éléphant : la SF qui s’écrit, la SF qui se regarde — #3 Un couple se forme, deux couples disparaissent — #4 MagSafe 2

#1 Elysium

J’ai (enfin ?) regardé Elysium. En résumé (spoiler inside) :

  • Ils tuent Jodie Foster — c’est inacceptable.
  • Les pixels sont beaux.
  • Les méchants, même propres et bien sapés, sont méchants.
  • Les gentils, même crasseux, sont gentils — même si ils doivent le réapprendre, touchés par l’humanité d’une fillette mourante.
  • Les Américains ont toujours cette merveilleuse capacité à s’autocritiquer, même sans toujours forcément voir jusqu’à quel point.
  • Dansle film, l’humanité délègue toute autorité à la machine — plus exactement à du code informatique, qui devient de facto la source du droit et le bras, armé et robotique, de la justice.

C’est ce dernier aspect qui m’a le plus intéressé dans ce film qui n’est qu’accidentellement de la SF — ça marcherait aussi bien si ça se passait sur Terre et pas en orbite, et si au lieu de Medbox c’étaient les antibiotiques, ou la baguette magique d’un sorcier, qui étaient convoités.

C’est un sujet sur lequel je gratte depuis longtemps. Cela m’a aussi amené à me faire la réflexion suivante. Même pas honte.

#2 De la souris et de l’éléphant : la SF qui s’écrit, la SF qui se regarde

Vous connaissez l’histoire de l’éléphant et de la souris qui courent côte à côte dans la savane ? À un moment, la souris se retourne pour regarder derrière eux et, tout excitée, dit à l’éléphant : “t’as vu toute la poussière que nous soulevons ?”

Nous, c’est qui ? Quelle place reste-t-il à la littérature quand des mastodontes — par l’ampleur des effets, par le nombre de sujets (d)éfleurés, comme par la masse de leur audience — s’emparent de ces sujets, de ces idées qu’ils mettent en scène ?

Qui est la souris, ici, et qui est l’éléphant ?

Je veux dire, le film pointe le doigt vers un tas de sujets passionnants que d’autres auteurs traitent depuis longtemps — plus en profondeur, plus intelligemment, avec plus d’humour ou d’audace, ou pas.

Mais est-ce que ça a encore la moindre importance que ces sujets existent autrement et ailleurs ? Si tout le monde voit un film, l’idée qu’il partage avec des textes, bien moins connus, ne devient-elle pas “une idée qui est tirée du film” ? Une copie, quoi, dont l’auteur du texte ferait bien de se garder.

Au fond, ma remarque est conne (j’y reviendrai : elle repose sur un présupposé stupide de qui/comment est l’auteur). Rien de neuf sous les soleils de la SF, même sans parler cinéma : l’importance d’avoir tout lu, de comprendre que la SF est un genre stratifié — au sens géologique : chaque auteur reposant sur les précédents, ajoutant sa couche à un sol toujours en évolution. Tout lire, histoire de savoir où on pose les pieds, et de réaliser que telle bonne idée géniale, qu’on s’est empressé de noter au saut du lit, se révèle être aussi banale que l’est Dupont dans l’annuaire.

Cela dit, quand on remet le cinéma dans la balance on voit qu’il y a quand même une grosse différence : quelques mots d’un auteur, une poignée de feuilles de papier, quelques octets dans un ebook contre un blockbuster qui écrase tout, qui occupe tout l’espace et, hélas, monopolise peut-être une bonne part des loisirs et de l’envie de l’audience de gouter à de la SF ?

C’est dommage, pour cette audience, d’imaginer qu’elle ne connaisse la SF que comme un genre de western où on tire avec des pistolets laser tout en chevauchant des navettes pour traverser le désert mortel de l’espace. Qui fait l’indien ?

Bref.

#3 Un couple se forme, deux couples disparaissent

Un couple s’est créé, dans mon entourage. Deux couples se sont défaits, pour arriver à ça. Alors ? Bonne ou mauvaise nouvelle ? Pourquoi devrais-je m’en réjouir, pourquoi devrais-je le déplorer ? Ni miroir flatteur — bravo, c’est génial ! — ni miroir déformant — c’est trop nul. Il y a d’autres façons de/d’y réfléchir.

L’essentiel, c’est :

  • Qu’ils vivent bien le présent.
  • De se souvenir que le présent ce n’est jamais que le futur qui est en train de passer.
  • De ne pas participer à un jeu où personne ne gagne rien quand on y joue à plus de deux.

#4 Depuis hier, j’ai un nouveau Mac Book Pro 13 pouces retina. Mon MacBook Air ayant rendu l’âme. Pas de pot. Pas de regret non plus : la machine est bluffante. Sauf le nouveau connecteur MagSafe 2, qui est une véritable ignominie comparé à l’ancien modèle. À peine on bouge le Mac qu’il se déconnecte. Apple, parfois t’es nulle, mais je t’aime quand même.