C’est un Moleskine ? Non, c’est un iPadeskine

Moleskine lance ses propres housses iPhone et iPad, dixit MacGé.

Ipadeskine

Certes, l’idée est sympa d’associer papier et numérique dans une même jolie reliure noire. Mais je demande à voir à l’usage. Et j’ai un GROS doute.

Je peux pas m’empêcher d’imaginer le gars qui téléphone avec son iPhone “Moleskine”… avec la moitié de la reliure qui pendouille dans le vide et les pages du carnet qui dansent dans le vent. Même chose quand il voudra prendre des notes 😀

Même chose pour la reliure iPad/bloc-notes. Faudra tenir en mains un bloc-notes papier de plus de 750 grammes (l’iPad + le poids de la reliure et du bloc-notes) juste pour prendre des notes à la main ? Et quand on voudra écrire au clavier avec l’iPad, on la mettra où la reliure ? And so on 😉

Parfois, l’envie de surfer sur le succès d’une marque (ou de deux, dans le cas présent) peut amener à proposer des choses qui, dans d’autres circonstances, n’auraient probablement jamais dépassé le stade de projet avorté.

Il lui manque trois dents

MacBook Pro

My main computer is a well-worn, 2GHz Intel Core Duo MacBook Pro with a 15″ display. This machine has been in 5 US states and three countries; it’s missing three keys and the bottom is badly scratched. It’s also the most reliable workhorse I’ve ever owned. I’ll continue to use it until it dies or refuses to run essential software, whichever comes first.

Dave Caolo’s Sweet Mac Setup

En français, si vous ne parlez pas le népalais du nord :

Mon ordinateur principal est un MacBook Pro Core Duo 2Ghz 15″, bien usé. Cette machine a connu 5 États et trois pays; il lui manque trois touches et le fond est salement griffé. C’est aussi la machine la plus fiable que j’ai jamais possédée. Je continuerai à l’utiliser jusqu’à ce qu’il meurt ou qu’il ne puisse plus faire tourner des applications essentielles, selon ce qui arrivera en premier.

Ma vieillerie de 2006 toute cabossée et moi, nous sommes bien d’accord avec ça 😉

MacBookPro aka Vieux Schnock

In the mood for writing

Lorsque vous réalisez, un peu hébété et l’intérieur de la tête comme passé à la rape à fromage, que vous avez écouté 10 ou 15 fois de suite le même morceau — merci iTunes — sans vous en rendre compte, ça pourraît être le signe que vous étiez bien comme il faut, absent et totalement plongé dans le texte sur lequel vous travaillez.

Le truc, ce n’est pas tant d’écouter telle ou telle musique (écouter, ça distrait), que de trouver une musique qui vous donne envie d’écrire et vous isole.

Voyez ça comme une poétique invocation et une offrande à la muse inspiratrice, ou comme un pitoyable réflexe pavlovien (comme ce con de chien de ma voisine, qui se jette systématiquement sur ma jambe non-consentante dès que nos chemins se croisent dans l’ascenseur). Quelque chose, donc, qui déclenche le mode “écriture” du cerveau. Quelque chose qui vous isole et vous enveloppe, tel un astronaute téméraire mais pas suicidaire qui s’enferme soigneusement dans son scaphandre étanche avant de plonger dans le vide hostile de l’espace interplanétaire.

Ca marche aussi sans musique, cela dit. Comme n’importe quel réflexe pavlovien, tout cela ne repose sur rien que l’habitude et sur l’espoir… d’une récompense 😉

Amazon 0 – Scylla 1

Après avoir regardé et adoré le film Morse (2008) — tellement adoré en fait, que je l’ai regardé une deuxième fois à la suite, avec ma douce moitié quand elle est rentrée du boulot — je me suis évidemment dit que j’allais lire le roman dont il est tiré : Laisse-moi entrer, de John Ajvide Lindqvist.

Un petit mail envoyé cette nuit même à mon libraire favori m’apporte sa réponse, dans laquelle il m’anonce, avec un sens inné de la concision, que ce n’est pas la peine de le commander puisqu’il l’a en stock et qu’il apprécie plus qu’il ne pourrait le dire que je lui fasse confiance et que ma clientèle lui est chère au-delà des mots :

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C’est un sacré libraire, à part son Café Dégueu©® (auquel je suis accro), il n’a pratiquement pas de défauts (par exemple, manger des pâtisseries au Nutella sous le nez d’un diabétique) et c’est tellement rare (ne grince pas si fort des dents, Xavier ;)) qu’il n’ait pas un titre en stock.

Il est tellement bon, en fait, qu’il bat à plate couture la plus grande librairie en ligne au monde en terme de rapidité :

Laissemoientrer

La honte 😉

PlainText dispo sur iPad

Encore un éditeur de texte pour iPad ? Oui, mais pas n’importe lequel. PlainText sort du lot pour deux raisons :

  • Il ne s’emmerde (et ne nous emmerde) pas avec des fioritures inutiles, mais offre ce qui est vraiment utile sans faire de compromis sur la beauté de l’interface. On peut donc taper du texte et organiser les fichiers en dossiers. On dispose aussi d’un mode plein écran qui maximise la place disponible pour le texte.
  • Il se synchronise avec Dropbox (ou pas, vous avez le choix). On peut même choisir avec quel dossier de Dropbox on souhaite le synchroniser (voyez plus bas) — ce qui le rend compatible avec, au hasard, Notational Velocity ou TextMate sur le Mac.

C’est un éditeur de texte, pas un traitement de texte : il ne fait donc pas concurrence à Pages, Word ou Writer. Il ne propose pas de styles, ni d’insertion d’images ou de gestion des commentaires. Il permet de travailler dans des fichiers texte. Ça tombe bien, c’est ce que j’utilise pour la prise de notes.

Plaintext 1
À l’écran, en scoop interplanétaire, le brouillon d’un prochain billet où je parlerai de mathématiques.

Après un premier test, je ne retiens qu’un seul vrai défaut : il ne reconnaît pas les fichiers Markdown (en “.markdown”) que j’utilise. Pas de pot (c’est ceux qui apparaissent en gris sur la capture précédente). Après en avoir discuté avec Jesse, le développeur de PlainText (qui est aussi l’auteur de Writeroom et de TaskPaper), il se révèle que c’est un oubli/bug qui sera corrigé.

Plain Text 2

À mon avis, PlainText est non seulement un des plus beaux de sa catégorie, mais c’est aussi un des mieux pensés — la syncro Dropbox, simplissime, est idéale pour travailler indifféremment sur l’iPad, un Mac/PC ou sur un iPhone, sans chichi. Dès que “l’oubli” du Markdown sera corrigé, j’en ferai mon éditeur par défaut sur l’iPad qu’il rend encore un peu plus utile comme bloc-notes.

Ah oui, je ne vous ai pas encore signalé le plus sympa : il est gratuit 😉

À propos de la syncro Dropbox

Il suffit de donner votre login et mot de passe Dropbox. Difficle de faire plus simple.

Par défaut, il se synchronisera avec un dossier Dropbox/Plaintext. Si vous souhaitez changer ce dossier, c’est possible :

Plaintext 3