Really Hot Chick with Big Boobs (free)

Naturellement inscrite à l’intérieur de la maison, de la demeure, enfermée dans des serrures, des clôtures, la vie privée apparaît donc murée. Cependant, de part et d’autre de ce “mur”, dont les bourgeoisies du XIXe siècle entendirent défendre à toute force l’intégrité, des combats sont constamment livrés. La puissance privée doit vers l’extérieur, soutenir les assauts de la puissance publique. Il lui faut aussi, de l’autre côté de la barrière, contenir les aspirations des individus à l’indépendance, puisque l’enceinte abrite un groupe, une formation sociale complexe où les inégalités, les contradictions semblent même à leur comble, le pouvoir des hommes s’y heurtant plus vivement qu’au-dehors à celui des femmes, celui des vieux à celui des jeunes, le pouvoir des maîtres à l’indocilité des serviteurs.

Depuis le Moyen Âge, tout le mouvement de notre culture a porté ce double conflit à devenir toujours plus aigu. L’État se renforçant, ses intrusions se sont faites plus agressives et pénétrantes, tandis que l’ouverture des initiatives économiques, l’affaissement des rituels collectifs, l’intériorisation des attitudes religieuses tendaient à promouvoir, à libérer la personne, aidaient à fortifier, à l’écart de la famille, de la maison, d’autres groupes de convivialité, conduisant ainsi à diversifier l’espace privé. Progressivement, celui-ci, pour les hommes, et d’abord dans les villes et les bourgades, se distribua en trois parts : la demeure, où l’existence féminine demeurait confinée ; des aires d’activités elles aussi privatisées, l’atelier, la boutique, le bureau, l’usine ; des enclos enfin, propices aux complicités et aux délassements masculins, tels le café ou le club.

(Georges Duby, “Préface à l’Histoire de la vie privée, T1. De l’Empire romain à l’an mil”, Seuil, 1985, p10-11)

Je ne sais pas vous, mais moi je trouve ça bien plus excitant qu’une poulette avec de gros lolos.

Read more →

Astuces pour les SSD

Une bonne liste d’astuces et de conseils pour gagner un peu de place et les entretenir votre disque SSD, à lire sur Macbidouille.

J’ajouterai : pour facilement gagner de la place sur le disque SSD, n’installez que ce dont vous avez besoin 😉

La simplicité n’est pas toujours ronde comme un galet

Jonathan Harris, à propos de la simplicité et du minimalisme :

True simplicity comes not from imitation, but from understanding.

En français :

L’authentique simplicité ne nait pas de l’imitation, mais de la compréhension.

Dit autrement, le “minimalisme” à la mode aujourd’hui, que l’on confond un peu trop souvent avec l’idée de “simplicité”, est parfois plus une forme de conformisme, une façon de singer les autres — comme toutes les modes, remarqueront les plus observateurs — que la conséquence d’une réflexion et d’une compréhension des choses qui amènerait, justement, à chercher ladite simplicité.

Si je suis d’accord avec ce qu’écrit Jonathan, j’émettrais cependant une petite réserve quand il écrit “But minimalism can be a dangerous dogma” (“Mais le minimalisme peut-être un dogme dangereux”), car je ne connais aucun dogme qui ne le soit pas. Dangereux.

Mais, alors, c’est quoi la simplicité si ce n’est pas le “dépouillement” — fut-il celui d’un MacBook avec le minimum vital de connectique ou celui, plus économique et plus intense, d’une feuille de papier blanc et d’un crayon ?

Je ne sais pas. Mais je peux vous parler d’un exemple concret que je connais un peu, qui vous donnera une idée de ce qu’est la simplicité pour moi.

Read more →