Problème de connexion de OneNote, sous Parallels ?

C’est une astuce pour les utilisateurs de la version Windows de OneNote, sous Parallels.

(Je sais que OneNote est disponible nativement sous OS X et qu’il n’y a plus besoin d’une machine virtuelle. Mais il lui manque encore pas mal des fonctionnalités que j’apprécie dans la version Windows.)

Par défaut, lorsque vous quittez Parallels, il suspend la machine virtuelle Windows, il ne l’éteint pas. C’est une veille spéficique à Parallels qui est très pratique, sauf quand une application que vous utilisez en permanence se révèle y être allergique.

C’est le cas de OneNote : s’il est ouvert au moment de la mise en veille de la machine virtuelle, quand vous la redémarerrez il refusera systématiquement de se connecter à votre compte Microsoft. Plus de syncro.

Ce qui rend ça particulièrement pénible — vraiment pénible, au point de maudire l’informatique et ces #@/§! de développeurs jusqu’à leur 42e génération — c’est que ça vient s’ajouter à un bug de Windows (ou de MS Office ou de je ne sais quel outil de Microsoft) qui fait que simplement se reconnecter au compte Microsoft ne fonctionnera pas. OneNote persistera à vous annoncer que, des nèfles mon coco, tu dois te reconnecter. En boucle. Pour sortir de ça, faudra bidouiller et c’est vraiment chiant.

La solution ? Empêcher la suspension de la machine virtuelle quand on quitte Parallels — cmd+q ou Quitter, sur l’icône dans le Dock.

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Ça se passe dans les Préférences de Parallels, dans l’onglet Général. Cochez Désactiver la fonctionnalité Reprise pour Parallels Desktop :

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Windows ne sera plus suspendu mais éteint, à chaque fois. Faudra donc rouvrir les programmes à la main mais, si vous me demandez mon avis, ce n’est pas cher payé pour que Onenote cesse enfin de jouer au con.

Faut-il avoir honte d’écrire des romans de vampires, du space opera ou de la romance érotique ?

Le monde est rempli de gens qui savent mieux que vous ce que vous devriez écrire. Vous les rencontrerez le plus souvent dans ses soirées entre amis, quelquefois lors de réunions de famille, le plus souvent dehors, au parc, dans le train, dans des librairies, des bibliothèques ou des foires internationales du livre (l’équivalent du salon de l’agriculture, mais où les bovins ne sont pas ceux qu’on pense). La vérité est simple : vous n’avez rien compris à la littérature.

Excellent billet de Neil jomunsi: Faut-il avoir honte d’écrire des romans de vampires, du space opera ou de la romance érotique ?

Ces gens qui savent mieux que vous-même ce que vous devriez écrire, c’est sans doute les mêmes qui savent mieux que vous même avec quels outils vous devriez écrire, vous savez bien, ceux qui nous expliquent que Word/Markdown/Scrivener/LaTeX/etc. c’est de la merde et que la seule bonne façon de faire c’est d’utiliser LaTeX/Scrivener/Markdown/Word/etc. Et la même conclusion vaut dans les deux cas :

Utilisez l’application qui vous plaît, un stylo et du papier, vos secrétions intimes. Peu importe et peu importe ce qu’en disent les gens, ou les spécialistes autour de vous : vous n’avez rien à foutre de leur jugement, ce n’est pas eux qui vont suer à votre place.
Écrivez.
(moi)

Quel traitement de texte tu utilises ?

I’m a three-time (soon to be four-time) published author. When aspiring authors learn this, they invariably ask what word processor I use. It doesn’t fucking matter! I happen to write in Emacs. I also code in Emacs, which is a nice bonus. Other people write and code in vi. Other people write in Microsoft Word and code in TextMate+ or TextEdit or some fancy web-based collaborative editor like EtherPad or Google Wave. Whatever. Picking the right text editor will not make you a better writer. Writing will make you a better writer. Writing, and editing, and publishing, and listening — really listening — to what people say about your writing. This is the golden age for aspiring writers. We have a worldwide communications and distribution network where you can publish anything you want and — if you can manage to get anybody’s attention — get near-instant feedback. Writers just 20 years ago would have killed for that kind of feedback loop. Killed! And you’re asking me what word processor I use? Just fucking write, then publish, then write some more.

THE SETUP: Mark Pilgrim

Écrire un roman avec Ulysses III

Quelques années après son excellent Writing a novel with Scrivener, le romancier David Hewson annonce la sortie d’un nouveau manuel d’écriture : Writing a Novel with Ulysses.

S’il est à moitié aussi bon que son Scrivener l’était, je suis sûr que ce sera un bon achat — pour se faire une idée, les trente premières pagesseront disponibles ici.

Bien sûr, on peut se demander pourquoi on devrait utiliser Ulysses III pour écrire un roman ? En fait, on ne doit pas, on peut. Il y a pas mal de raisons à l’envisager :

  • Sa simplicité. Ulysses, c’est du TXT, quelque chose de léger, de fiable et de compatible avec tout. Mais c’est du TXT joliment mis en page — vu les heures passées à le regarder, c’est pas plus mal.
  • Sa portabilité. Ulysses est compatible avec iCloud, on retrouvera donc nos textes sur tous nos Mac.
    Il est aussi compatible avec Daedalus Touch, sur iOS — compatibilité partielle avec Daedalus, on attend Ulysses Mobile pour corriger ça. Il est donc possible de travailler n’importe où.
  • Sa gestion des projets d’écriture. Aucun problème pour travailler sur un ou plusieurs projets distincts, simples ou structurés. Ni pour passer rapidement de l’un à l’autre.
  • Aucun problème non plus pour écrire de façon linéaire, ou non. Comme avec Scrivener, rien de plus simple que de rajouter un passage ou de réorganiser complètement le texte.
  • Ses options d’exportation, y compris vers ePub.
  • Etc.

Mais la chose qui m’a le plus séduit dans Ulysses III, et celle aussi qui m’a le plus fait hésiter à sauter le pas, c’est qu’il est arrivé juste au bon moment, pour moi.

Après des années à causer Markdown sur ce blog, Ulysses est arrivé exactement au moment où je me demandais si tout ce bavardage autour de Markdown, des éditeurs spécialisés Markdown et des astuces pour optimiser mon workflow Markdown, ce n’était pas avant tout une excuse pour ne pas écrire.

En cachant Markdown sous son joli capot, et en se chargeant de gérer les fichiers à ma place, Ulysses m’a offert une solution idéale : continuer à utiliser Markdown et le TXT sans plus devoir penser à Markdown — on peut utiliser Ulysses sans même savoir que Markdown existe — ni aux fichiers TXT : plus besoin de les nommer, copier, sauvegarder, organiser manuellement, Ulysses se charge de tout (à la façon de Scrivener).

Ulysses, pour moi c’est ça : un outil disponible partout, qui se charge de tout ce qui n’est pas lié à l’écriture — mais qui me laisse ce minimum de mise en page que j’apprécie — et qui me laisse me concentrer sur une seule chose : écrire. David Hewson le dit mieux que moi :

Ulysses hides Markdown marvellously — for the average user it’s just a word processor with familiar italic and bold keystrokes. The code stays underneath the surface unless you really want it. Instead you get a very pure writing experience that’s about words and words alone.

Carburants

Une chambre, du temps, un livre, un peignoir, un stylo, une ramette de papier. Alors toutes les inventions nous seraient possibles, alors peuvent venir La comédie humaine, À la recherche du temps perdu, ou bien juste une histoire pour Weird Tales, payée vingt-cinq dollars.
François Bon : carburants