(Another) David, on book piracy

I do not condone piracy, but if you have a pirated copy, go ahead and read a couple of chapters. I think that you’ll find that this is a valuable source of information about JavaScript, better organized and of higher quality than what you can find freely (and legally) available on the Web. If you agree that this is a valuable source of information, then please pay for that value by purchasing a legal copy (either digital or print) of the book. On the other hand, if you find that this book is no more valuable than the free information on the web, then please discard your pirated copy and use those free information sources.

JavaScript: The Definitive Guide Sixth Edition pdf download ebook, via Mark Bernstein.

En résumé, et en français :

Il ne condamne pas la piratage en soi. Mais, dit-il, si vous possédez une copie pirate de son livre sur JavaScript et que vous la trouvez mieux construit et de meilleure qualité que ce qu’on peut trouver gratuitement sur le Web, si vous pensez que ce livre est une bonne source d’informationn, achetez-en une copie légale. “D’un autre côté“, et là je cite, “si vous pensez que ce livre n’a pas plus de valeur que l’information disponible gratuitement en ligne, débarassez-vous de votre copie pirate et utilisez des ressources en lignes“.

Lisez son article, il y questionne aussi avec beaucoup de lucidité la position ambiguë de Google à propos des sites de téléchargement illégal de PDF, qui sont si facile à trouver via une simple recherche.

Le piratage est un sujet complexe. Mais une chose est certaine–et je ne dis pas ça parce que moi aussi je gagne ma vie en écrivant des manuels informatiques, ou en éditant d’autres : je partage à 100% son avis à propos de l’argument “on trouve déjà tout sur le Web, pourquoi payer ?“, qui est abyssalement bidon/faux/hypocrite/con : pourquoi pirater un livre si, effectivement, on trouve déjà tout gratuitement et légalement en ligne ? Utilisez donc ce qui est dispo légalement.

Sur à peu près le même sujet, je vous rappelle l’excellent billet de l’ami Guillaume :

J’avoue : ces commentaires m’agacent. Ils m’énervent car ils négligent complètement que la qualité d’un livre n’est pas liée qu’à son contenu, mais également à sa pédagogie et donc à son auteur. Ceux qui pensent qu’il n’est pas nécessaire d’acheter un livre sur Keynote parce qu’Apple a déjà écrit à son sujet ont-ils déjà vraiment ouvert un de ses documents ?

Cela ne veut pas dire qu’il faut empêcher le “piratage” (je ne l’ai jamais fait et n’envisage pas un instant de le faire), mais que si on apprécie le travail de quelqu’un il faut se souvenir 1° que écrire (et éditer), c’est du travail, 2° que l’auteur a besoin de gagner sa croûte, comme tout le monde (les pirates y compris).

En fait, quand on y pense, si demain écrire ne peut plus être une profession à part entière, les seuls perdants seront les lecteurs. L’écriture (et donc aussi la lecture) redeviendra une activité réservée à une élite qui aura les moyens de trouver le temps d’écrire et/ou qui aura les moyens de “se payer” un auteur qui travaillera à la commande, et dont les oeuvres ne circuleront plus qu’entre amateurs. Je sais, je délire : l’auteur trouvera un job et il écrira à côté de ça (parce qu’il est animé par le feu sacré), ou il fera comme Cory Doctorow (que j’admire, vous le savez déjà, mais tout le monde n’a pas ses nombreux talents)…

Enfin, ce n’est pas comme si j’en avais pas déjà parlé :

Tenir un journal en Markdown, dans Emacs

A simple Markdown journal in Emacs.

Chaque entrée est ajoutée aux précédentes dans un fichier que vous aurez choisi. Pour chaque entrée, l’heure sera ajoutée automatiquement au titre que vous lui donnerez et, pour chaque nouvelle journée dans le journal, un titre de niveau supérieur sera créé, comme ceci :

### 2011-04-23

#### 22:08 test

Première entrée dans ce journal.

#### 22:19 un fichier par jour ?
Par défaut, il utilise un fichier unique (que l'on défini dans le
`simple-journal.el`. On pourrait facilement imaginer qu'il crée
automatiquement un fichier par jour (ou par semaine ou par
mois...). Cela dit, une fois sorti de Mac OSX (Spotlight et,
surtout, Notational Velocity), les outils de
recherche dans plusieurs fichiers sont loin d'être les plus sympa
à utiliser. Un fichier unique permet donc de chercher facilement
n'importe quelle info dans un seul fichier. C'est plus
pratique. Dilemme.

Comme vous le voyez, le discret balisage Markdown permet de lire le journal directement, sans avoir besoin de le convertir. Mais on pourra aussi le convertir en HTML, par exemple pour afficher des images ou des styles :

journal-web
Le même entrée de journal, convertie en HTML d’un simple raccourci clavier.

Connaître l’uptime de son Mac

Ce n’est même pas une astuce, juste un rappel tout bête provoqué par une discussion que je viens d’entendre sur la table à ma gauche : inutile d’installer l’excellentissime iStatPro si c’est seulement pour connaître l’uptime de votre Mac. Il suffit de taper uptime dans une fenêtre du Terminal :

Uptime.png

Cela ne diminue ne rien l’utilité de iStatPro quand on en a besoin — La simplicité, le minimalisme, c’est aussi d’apprendre à utiliser les outils dont on dispose avant d’en chercher de plus évolués.

Digital obsolescence versus maintenance

You may not want to upgrade, but you have to because everyone else is.

The Art of Endless Upgrades, via shawnblanc

En français, ça pourrait donner :

Vous n’avez peut-être pas envie de mettre à jour, mais vous devez le faire parce que tout le monde le fait.

C’est même une des recettes qui a fait le succès de suites logicielles telles que Microsoft Office : il fallait mettre à jour, tout simplement pour pouvoir continuer à lire les nouveaux fichiers Word et Excel — il fallait ?

Une obsolescence programmée, à ne pas confondre avec ce dont parle également l’auteur de l’article : la nécessité d’entretenir les choses, même numériques :

Everything, without exception, requires additional energy and order to maintain itself. Not just living things, but the most inanimate things we know of: stone gravemarkers, iron columns, copper pipes, gravel roads, a piece of paper. None will last very long without attention and fixing, and the loan of additional order. Life is maintenance.

En français:

Tout, sans exception, exige de l’énergie pour se préserver. Pas seulement les choses vivantes, même les choses les plus inanimées que nous connaissions : les pierres tombales, les colonnes de fer, les tuyaux en cuivre, les routes en gravier, un bout de papier. Aucune ne durera très longtemps sans attention et entretien. Vivre, c’est entretenir.

(je souligne)