Message in a bottle (mariage royal inside)

Très chers journaux, très chère radio et même toi la TV (ultime catin), ceci est le message d’un désespéré :

J’en ai rien à faire du mariage de Kate et William (puissent-ils vivre heureux).
J’en ai rien à faire des mugs et des assiettes souvenirs.
J’en ai rien à faire des drapeaux et des strings aux couleurs anglaises.
Ni des coussins à clochettes ou des touristes qui font la queue — ces glands.

Je me fiche de savoir s’il leur pleuvra dessus, ou pas.
Je me fiche de savoir qui est leur coiffeur.
Je me fiche de savoir qui a fait la robe de la mariée, et de sa robe aussi je me fiche.
Comme du fixe-chaussette du marié.

Je ne suis pas anglais : le coût de ce mariage royal m’indiffère. Si les Anglais veulent se payer un mariage de conte de fées, c’est leur affaire. Chacun ses jouets.

Et, très chère presse, sais-tu pourquoi je me soucie si peu de ce mariage royal ? Parce que le monde dans lequel je vis, mon petit monde pas médiatique, sera aussi peu enchanté après leur mariage qu’il l’était avant. Ha oui, et peut-être aussi parce que, sorti des histoires qu’on raconte aux petites filles, les rois et les reines ne m’enchantent pas — hahaha.

Et pour parler d’autre chose :

I’ll send an S.O.S. to the world

À propos de Unity

Si l’on regarde autre chose que les pixels affichés à l’écran, Unity démontre aussi l’importance d’adopter une direction claire et ferme dans le développement d’un logiciel ou d’un système d’exploitation. Toutes proportions gardées (j’insiste), Ubuntu a fait ce que fait Apple sous la direction de Steve Jobs et d’une poignée de proches collaborateurs : savoir dire oui à certains choix et, surtout, savoir dire non à tous les autres.

Cette remarque ne doit pas être perçue comme une condamnation du mode de fonctionnement plus organique d’autres distributions, ou de la communauté. Mais comme le constat que c’est une bonne chose que l’on puisse aussi travailler comme a choisi de le faire l’équipe de Ubuntu. En effet, si Unity essaye de sortir du Bureau classique (et cela même si derrière on retrouve des choses classiques), c’est aussi parce que Mark Shuttleworth a osé prendre des décisions et a choisi de ne pas essayer de plaire à tout le monde (ce qui ne s’est pas fait sans faire de vagues, et en fait encore). Que ses décisions soient bonnes ou mauvaises est une autre question à laquelle, c’est toute la beauté de GNU/Linux, chacun et chacune pourra librement répondre en installant Ubuntu (ou en l’essayant sans rien installer, depuis le LiveCD).

Reste à ne pas se focaliser uniquement sur le Bureau. La prochaine étape, du moins je le souhaite à Ubuntu car c’est une étape essentielle — Mark, I know you’re reading me, don’t be shy 😉 — améliorer les applications.

Aïe. Je m’attend à me faire lapider, rouler dans le goudron et les plumes, à être pendu pas les pieds et gavé de plomb fondu. Tant pis, c’est ce que je pense : un chouette système d’exploitation, c’est bien. Un chouette système d’exploitation avec de chouettes applications, c’est encore mieux.

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : il y a d’excellentes applis, mais il est largement temps de leur accorder le même soin que celui porté au système d’exploitation.

Ubuntu a pris comme modèle Apple et Mac OS X, ce n’est un secret pour personne. Il est peut-être temps de s’inspirer de ce qui est la véritable force des applications Mac : et ce ne sont pas les jolies icônes, c’est le souci maniaque du détail (fournir des applis soignées, donc aussi avec une jolie icône) et la capacité de sortir des sentiers battus : regardez du côté de Notational Velocity, pour voir comment on peut encore innover en créant un (petit) éditeur de texte, ou voyez Tinderbox pour voir comment un peut sortir de l’ornière du mindmapping et créer une vraie app qui aide à réfléchir et à analyser les données qu’on lui confie. Ce sont deux applications de portées bien différente l’une de l’autre, avec lesquelles on manipule pourtant du texte totu simple et qui sont, à ma connaissance, sans équivalent sous GNU/Linux — je connais Tomboy et Freemind. Ou, alors pour rester dans Mac OS X lui-même, on apprécierait un Spotlight sauce Ubuntu (un Tracker simplifié et intégré au Dash, en quelque sorte).

Pour cela, il faudra peut-être trouver le moyen de séduire des développeurs avec des outils plus conviviaux (? Je ne sais pas, je ne suis pas développeur), ou alors consacrer plus de ressources à la fabrication des applications et moins au look du Bureau ? Je parle bien de “fabriquer” une application, et pas de la coder : comme un artisan fabrique un meuble ou un objet à la main.

Même si ce la ne fait pas plaisir à tout le monde, je pense que Ubuntu a déjà fait un grand pas dans ce sens, en créant une rubrique “applications payantes” dans sa Logithèque (l’endroit où l’on peut choisir et télécharger toutes les applications dans Ubuntu).

Bref, assez de bavardages ou sinon je vais éclater mon forfait data 😉

l’Unity fait la force

En attendant un train qui ne se décide pas à arriver, voici une vidéo et quelques infos (en anglais) pour en savoir plus sur la prochaine version de Ubuntu qui sera dispo dès demain, le 28 avril.

La grosse nouveauté de cette version, c’est Unity, la nouvelle interface utilisateur de Ubuntu :

unityOUT-web
Clic = grand

Je ne vais pas nous em…bêter avec un test et une présentation des nouveautés, il y aura bien assez de sites pour se ruer sur le sujet. Ce que je peux vous dire, en revanche, pour l’utiliser depuis plusieurs semaines, c’est que Unity est très différent de ce qu’on avait l’habitude de voir sous Linux — et que je l’aime bien. Read more →

Ouvrir le Terminal depuis une fenêtre du Finder

Je pensai en avoir déjà parlé, mais apparemment ce n’est pas le cas. Voici donc deux applications qui permettent d’ouvrir d’un clic une fenêtre du Terminal directement dans un dossier précis du Finder.

Une fois installée, il suffit de faire glisser l’icône de l’application sur la barre d’outils du Finder pour créer un raccourci qui sera alors accessible dans toutes les fenêtres du Finder :

Finder 001.png

En cliquant sur ce raccourci, une fenêtre du Terminal s’ouvrira dans le dossier correspondant à celui de la fenêtre du Finder. Simple et — ô combien — pratique.

ShellHere
Open terminal Here

J’en connais deux, il y en a peut-être d’autres ? Autant que je puisse dire, ces deux-là fonctionnent très bien, mais ça doit faire presque deux ans que j’utilise surtout Open Terminal Here.

N’ayez pas peur de foutre le bordel

En parlant de Gnu/Linux-Ubuntu :

Don’t be afraid to experiment, it’s the cornerstone of science and there’s a good reason for that. Dive in and mess things up, then fix it, then rinse and repeat. Hopefully you’ll have lots of fun and learn too.

An Interview with Starcraft.man, via Ubuntu Planet.

En français :

N’ayez pas peur d’expérimenter, c’est la pierre de touche des sciences et il y a une bonne raison à cela. Plongez dedans et foutez la merde. Puis réparez, rincez et répétez. Si tout va bien, vous apprendrez beaucoup de choses et vous passerez un très bon moment.

Si on me demandait un jour d’expliquer pourquoi je m’intéresse tellement à GNU/Linux, alors que je suis surtout un utilisateur de Mac, je crois que c’est ce que je répondrai. En ajoutant ceci : je trouve rassurantes, de plus en plus réssurantes en fait, les idées qui animent la communauté. Et puis quoi, Ubuntu marche du feu de Dieu sur mon Thinkpad 😉

Et vous ne savez pas le meilleur ? Le conseil de notre ami starcraft.man est valable même si vous n’utilisez pas GNU/Linux. Si j’ai appris à connaître les Mac, il y a quelques années de ça, c’est à force de bidouiller le système (et de le planter, et de le réinstaller). Et je n’ai jamais cessé, depuis 😉