Out of order

Pour info, je serai probablement offline1 jusqu’à dimanche ou lundi. Ne vous étonnez donc pas si vos commentaires restent en attente de validation et si je ne réponds pas aux emails (et si je ne râle pas) d’ici là 😉


1: Selon la Googledia, est dit offline tout individu dont l’avatar original, aussi dénommé son corps, devient l’unique moyen d’expression pour une période de temps plus ou moins longue.
Selon les légendes les plus anciennes, on raconte qu’il fut un temps où l’humanité vivait entièrement offline et où l’individu vivait en petits groupes coupés des milliards d’autres humains. Mais les exégètes ne sont jamais parvenus à déterminer la part de vérité dans ce qui n’est jamais qu’une histoire un peu folle que l’on raconte aux enfants pour leur faire peur.

En marge

Minuit et quelques, à peine couché je me relève pour noter une esquisse d’histoire qui m’est venue en écoutant le vent souffler (de là à dire que c’est du vent…).

Mais au lieu de noter cette histoire, je rédige ce billet… Car en posant les doigts sur le clavier (en recevant le coup de projecteur de l’écran droit dans les yeux) toute envie de l’écrire a disparu. Pfiouuut. Vaporisée.

C’est cyclique : le clavier me coupe tout désir — eunuque dans un royaume de bits, dirais-je si j’avais l’audace de faire d’aussi mauvais jeux de mots, je perds tout appétit pour la chose — il me faut alors du papier, gratter à la plume, tracer mes pattes de mouche dans un bloc-notes ou, dans l’urgence, sur n’importe quoi en papier qui me tombe sous la main pour retrouver plaisir à écrire.

Souvent, vu que j’en ai toujours au moins un à portée de main, ce sera dans les marges d’un livre, ou dans ses pages blanches que j’accumulerai ce genre de notes qui viennent sans prévenir. Avec le temps, c’est d’ailleurs une chose étonnante de voir ainsi s’accumuler de véritables strates de notes — d’une encre et d’une écriture différentes, plus ou moins épaisse et plus ou moins lisible — année après année dans ces livres que je relis régulièrement et qui deviennent, bien plus que des compagnons, et bien malgré eux, de véritables confidents.

Une lecture moins romantique de mon geste pourrait n’y voir, au sens strict, qu’une façon de m’approprier le livre par la marge, de le recouvrir… jusqu’à l’étouffer, comme le ferait un parasite d’un hôte trop fort pour lui. Mais je préfère, et de loin, la vision romantique.

Sortir de la complexité

La redécouverte du fichier TXT. Un basique, certes, mais un basique efficace. Compatible avec n’importe quelle machine, ultra léger. Il faut bien l’avouer, pour la majorité de mes écris, je n’ai absolument pas besoin d’un word et encore moins de l’usine à gaz visuelle d’Evernote. D’autant plus qu’avec Markdown je peux formater mon texte à la volée. Alors pourquoi m’embêter avec plus ?

Notational Velocity via nvALT, où la redécouverte du fichier TXT

Un chouette billet, qui résume bien les qualités de Notatinal Velocity (et les spécificités de son fork, NValt).

Il y a peut-être un effet de mode — minimalisme, retour aux sources, etc. — ou alors, tout bêtement, il y a la découverte par de plus en plus d’utilisateurs (et utilisatrices) que le format TXT a bien des qualités, dont la moindre n’est pas d’être entièrement conçu pour contenir du… texte.

C’est la fête aux oreilles ! (Qobuz, 100% qualité CD)

Dire que j’ai failli rater ça.

Qobuz.png

L’entièreté du catalogue de l’excellente boutique Qobuz est à présent disponible en qualité CD. Rappelons aussi que ce catalogue est proposé dans une variété de formats, sans DRM, qui a de quoi faire rougir pas mal d’autres boutiques, y compris Apple.

Cela dit, parce que je suis un râleur né, il reste une question à régler :

Quid des morceaux achetés en qualité MP3 ? Pourrons-nous les mettre à jour pour un prix raisonnable, si pas gratuitement… tout simplement ? Car, de vous à moi, je reste réservé sur le fait d’avoir à payer plus cher pour un meilleur bitrate, ou un autre format de fichier.

Quoi qu’il en soit, malgré mes questions de râleur, Qobuz est ma boutique de choix. Et si ça ressemble à un coup de pub, ça n’en est pourtant pas un. C’est juste l’envie de partager quelque chose que je trouve (très) bon, depuis des années, et qui continue de s’améliorer — quelque chose qui me coûte de l’argent, qui ne me rapporte rien, même pas un morceau gratuit de temps en temps 😉

Par contre, si vous êtes assez nombreux à vous rendre sur le site et à vous y inscrire en suivant ce lien :
-> http://www.qobuz.com <-
ça peut me rapporter un percolateurdes bons d’achat.

… Quand on sait que je suis à peu près incapable d’écrire sans musique, on est en droit de penser que ce serait une façon sympa de soutenir mon travail sur le blog, et cela ne vous coûtera rien (à part une inscription), ou rien de plus que le prix d’un album ou d’une chanson si (ce n’est pas obligatoire) vous décidiez d’un acheter un 😉

Lion en téléchargement, ça passe ou ça casse ?

Pour Apple et plus généralement pour toute l’industrie, il s’agit d’un véritable test. C’est la première fois qu’un système d’exploitation commercial pour ordinateurs est disponible exclusivement à la vente au téléchargement.

Christophe, sur MacGé

Précisons juste que, à ma connaissance, c’est la première fois qu’un système d’exploitation commercial payant est proposé en téléchargement parce que, mine de rien, ce n’est pas le premier système d’exploitation commercial qui est proposé en téléchargement : GNU/Linux est disponible gratuitement depuis pas mal d’années en téléchargement, ainsi qu’en torrent — j’ai entendu gémir Hadopi, ou j’ai rêvé ?

Du coup, on est en droit de se demander si le choix de Apple d’offrir Lion en téléchargement uniquement ne pourrait pas, enfin, amener les législateurs à comprendre que partager des fichiers — càd utiliser son modem pour envoyer du contenu et pas seulement pour en recevoir — n’est pas forcément un acte criminel, et que cela ne va pas forcément contre les intérêts des industries de permettre à l’utilisateur d’être un diffuseur de contenu, même protégé par un copyright ou par le droit d’auteur.

Imaginez le soulagement pour les serveurs de Apple si chaque client qui télécharge Lion le jour de sa sortie devient automatiquement lui-même un “petit serveur” pour les autres clients. Si vous ne connaissez pas : c’est le principe même du torrent, chacun contribue à son niveau à la mise à disposition auprès de tout le monde du fichier téléchargé, plus personne ne dépend d’un serveur central pour y accéder. C’est un outil pour télécharger plus facilement.

Pour télécharger, pas pour pirater. Y a une nuance. La même qu’on trouve entre ce “à quoi peut servir” un outil et ce que chacun choisit de faire avec. Demandez donc son avis au couteau de cuisine de Landru.

Edit: sans fautes, c’est mieux…