
Gedit et contrôle de version avec Mercurial
Sous son apparence de simple Bloc-notes, gedit, l’éditeur de texte de Gnome sous GNU/Linux, se révèle en réalité très modulable, grâce aux nombreux plugins qui sont disponibles (il y en a bien plus en ligne que ce qui est proposé par défaut dans gedit). Et s’ils sont essentiellement tous conçus par et pour les développeurs, certains se révèlent bien intéressants pour les auteurs.

Parmi ceux que j’utilise–en plus du plugin Markdown dont on a déjà parlé, ou des snippets (une série de raccourcis que je me suis créés pour faciliter l’utilisation de Markdown)–il y a Outils externes, un plugin qui permet d’exécuter des scripts shell directement depuis gedit, via une entrée de menu et/ou un raccourci clavier :

Mes outils externes, terrible !
Comme vous le voyez, je dispose de quelques scripts relatifs au contrôle de version sous Mercurial (“hg” quelque chose). Par exemple, avec hgAutoCommit je peux faire un commit semi-automatisé. Kézako ?, me direz-vous.
Une façon d’utiliser un système de contrôle de version qui n’intéressera sans doute pas grand monde–et certainement pas les développeurs–sauf peut-être les gens comme moi qui utilisent Mercurial pour gérer leurs écrits (livres, articles,…). L’idée étant de pouvoir facilement enregistrer une version des fichiers dans Mercurial, quand je le décide (pas toutes les x minutes, donc, ni à chaque sauvegarde du fichier) d’un simple raccourci clavier et cela sans avoir à taper chaque fois un message de commit (si je veux ajouter un message spécifique, il me suffit de passer par la ligne de commande, c’est assez rare pour ne pas me gêner) et sans avoir à taper les diverses commandes Mercurial nécessaires.
(Sans la moindre honte, j’ai pompé l’idée sur Flashbake, mais la ressemblance s’arrête là : mon truc n’est qu’un silex grossièrement taillé, en comparaison ;))
Le script hgCompare Tip with Meld, de son côté, permet de faire une comparaison entre le fichier sur lequel je bosse à ce moment et sa version la plus récente enregistrée dans Mercurial, en passant par l’application Meld. C’est très pratique quand je modifie un texte, pour facilement voir à quoi il ressemblait avant mes modifs et décider si je veux les valider ou pas :

À droite, la version la plus récente du fichier comparée à la dernière version sauvegardée dans Mercurial.
Et ce n’est qu’un exemple tout bête (bête, mais vachement pratique si vous me demandez mon avis) de ce que ce plugin permet de faire sans avoir à sortir de gedit.

À présent, il faut que je trouve comment faire la même chose sous Mac OS X, avec TextMate 😉
Mais oui, en quoi ?
En quoi féliciter le travail d’un auteur serait-il déplacé ? Ne serait-il pas plus inquiétant de rester passif devant un bouquin ou une oeuvre ?
Vincent Carlino : Provoquer sa chance
Féliciter. Ou critiquer. Ne pas être passif. Éprouver. Exister, quoi.
Et il n’y a aucun regret à avoir si l’on n’obtient pas de réponse : notre message est peut-être tombé dans les méandres obscurs d’internet, ou alors nous avons naïvement surestimé la sympathie de notre interlocuteur.
Ou alors il n’a rien à répondre, ou pas le temps, ou il a autre chose à faire (emmener sa fille à l’école, écrire un bouquin, ou se faire un thé). Comme je le disais à Vincent, il faut aussi accepter de se faire claquer la porte au nez — demandez donc aux témoins de Jéhovah 😉
Un peu d’amour dans ta Dropbox
Dropbox a mis à jour ses conditions d’utilisation, et il l’a fait comme je le souhaitais.
We’ve never been interested in rights broader than what we need to run Dropbox. We want to get this language right so that you’re comfortable using Dropbox with no reservations: what’s yours is yours. Instead of trying to add clarifications to the terms, we’ve rewritten this part from scratch:
…By using our Services you provide us with information, files, and folders that you submit to Dropbox (together, “your stuff”). You retain full ownership to your stuff. We don’t claim any ownership to any of it. These Terms do not grant us any rights to your stuff or intellectual property except for the limited rights that are needed to run the Services, as explained below.
We may need your permission to do things you ask us to do with your stuff, for example, hosting your files, or sharing them at your direction. This includes product features visible to you, for example, image thumbnails or document previews. It also includes design choices we make to technically administer our Services, for example, how we redundantly backup data to keep it safe. You give us the permissions we need to do those things solely to provide the Services. This permission also extends to trusted third parties we work with to provide the Services, for example Amazon, which provides our storage space (again, only to provide the Services).
To be clear, aside from the rare exceptions we identify in our Privacy Policy, no matter how the Services change, we won’t share your content with others, including law enforcement, for any purpose unless you direct us to. How we collect and use your information generally is also explained in our Privacy Policy…
C’est beau (mais j’ai la flemme de traduire).
Et, accessoirement — comme s’il vous en fallait encore une — c’est la preuve irréfutable que je suis le mec le plus influent du Web, après ma grand-mère.
Merci @B_Louis de m’avoir signalé le billet.
Écrire
N’empêche, ça laisse songeur quant à la valeur que certains accordent à l’écriture. Si peu, en fait, que ça devrait pouvoir se trouver gratuitement, en échange de rien (même pas un merci).
C’est vrai quoi, être payé pour écrire… et puis quoi encore ? C’est pas non plus comme si c’était un vrai boulot : tout le monde a un clavier et au moins un doigt pour taper dessus.
