Table des matières d’un fichier Markdown dans TextMate (en bonus : une autre astuce offerte)

Je pensai avoir déjà signalé cette astuce, mais je n’arrive pas à remettre la main sur le billet. Il y a donc un risque de répétition, je compte sur votre indulgence parce que, même si c’est tout con, ça me semble plutôt pratique 😉

Et pourtant, je suis sûr de l’avoir déjà dit…

Dans TextMate, il est possible d’afficher le sommaire d’un fichier rédigé Markdown comme on affiche la liste des titres dans Word ou dans LibreOffice. Il suffit de cliquer en bas à droite de la fenêtre de TextMate, sur la dernière liste déroulante. S’il s’agit bien d’un fichier Markdown et qu’il contient des titres, ils seront affichés sous la forme d’une liste hiérarchique :

 TextMate Markdown Sommaire

On cliquera sur un titre pour afficher la section correspondante du fichier.

À propos de TextMate et de Markdown, je vous signale que Ludo explique comment rapidement créer des liens via un snippet dans Textmate.

Les Snippets de TextMate sont très pratiques — même si je préfère utiliser TextExpander, pour pouvoir accéder à mes raccourcis ailleurs que dans TextMate.

Encore une fois, voici un exemple tout con mais que je trouve bien pratique : placer des variables là où vous savez que vous aurez besoin d’ajouter du texte après avoir inséré un extrait. Par exemple, voici l’en-tête que j’utilise chaque fois que je crée une nouvelle note :

TITLE:
AUTHOR:
DATE: Sunday 14 August 2011
KEYWORDS: ID_20110814235528,
SOURCE:

Je dois remplir chaque champ à la main (sauf la date et code ID, qui sont créés par le script). Si je crée la note directement dans TextMate, je préfère utiliser un Snippet au lieu de mon raccourci TextExpander habituel, car il est plus pratique :

Mate

Il me suffit de taper ,,nn. Puis, une fois le code inséré dans mon fichier, à chaque fois que j’appuie sur Tab, le curseur se déplace d’un $ à l’autre ($1, $2, à $5). Je n’ai qu’à écrire, sans avoir à lâcher le clavier pour la souris afin de placer le curseur où j’en ai besoin.

Je ne connais pas de solution pour déplacer ainsi le curseur dans TextExpander à différents endroits à la suite (toute suggestion sera appréciée).

Une journée soi-disant low-tech

Img 0001.jpg

J’aime ça. Écrire à la main. Et c’est agréable — même si parfois difficile — de relire mes pattes de mouche.

Je n’écris pas tout à la main, mais une chose est certaine : dès que ça va mal ou que je me sens coincé dans un texte, je me retourne vers la bonne vieille feuille de papier et le stylo.

N’y voyez pas de la nostalgie. Au contraire, c’est tout sauf ça. C’est juste que ça marche, pour moi.

Je ne sais pas comment sont définis officiellement les termes “high-tech” et “low-tech” mais, en ce qui me concerne, est high-tech ce qui me permet de faire dans les meilleures conditions possibles, avec le moins de stress et d’emmerdes — et si possible avec plaisir — ce que je souhaite faire. Le papier — ~2000 ans — tout comme le stylo-plume — 127 ans — en font partie, quand il est question d’écrire.

Le jour où un appareil électronique proposera mieux, à mes yeux toujours, je les abandonnerai — comme, depuis le début des années 90 j’ai abandonné mon modem RTC 14400 au profit d’un 28800, puis d’un 56600, puis du RNIS, puis de l’ADSL et, bientôt ?, la fibre optique — sans le moindre regret.

J’en entends qui ronchonnent et murmurent dans le fond de la salle : Ouais, mais et le copier-coller et Spotlight et les backups ?!

Sûr, ce n’est pas parfait. C’est parfois chiant de ne pas pouvoir lancer une recherche dans mes notes (un ordinateur qui plante, c’est chiant aussi), mais souvent ça ne l’est pas (relire mes notes, ça m’aide à réfléchir). Et puis, n’oubliez pas que ce ne sont que deux des outils que j’utilise — je ne pense pas qu’il soit nécessaire de rappeler que j’utilise aussi des ordinateurs 😉

Et les backups, hein, t’as rien à répondre à ça !?

Si : je ne sais combien de fichiers numériques j’ai perdus depuis que j’ai des ordinateurs (beaucoup), mais je sais combien de carnets j’ai perdus depuis que j’en utilise (un).

À moins d’un sinistre, le papier est un support fiable, du moins à l’échelle d’une vie (je serai mort bien avant que le papier de mes carnets ne tombe en poussière ou que l’encre ne s’estompe, renvoyant au néant ma prose pas si immortelle que ça).

Cela ne se voit pas, mais sur la photo je relis des notes de 2006 et 2009, rangées dans un Filofax, auxquelles je vais ajouter, à l’aide d’un outil très sophistiqué (vendu beaucoup trop cher), les notes prises cette nuit et ce matin. Toutes ces notes, les plus anciennes remontent au milieu des années 80, ont été photographiées ou scannées (merci le ScanSnap) et sont stockées comme des photos, que je peux réimprimer si cela s’avérait nécessaire. Et elles sont sauvegardées comme tous les autres fichiers du Mac.

Machine à voyager dans le temps

Je ne sais pas ce que j’aime le plus dans le fait d’utiliser un stylo-plume : sentir la plume glisser sur le papier ou savoir que, comme chaque fois ou presque que je remplis le réservoir, je vais me retrouver les doigts tachés — comme quand j’étais gamin.

Oups

Et là vous ne voyez que le pouce 😉

Aucun stylo et aucune seiche n’ont été maltraités durant la rédaction de billet.