Une journée soi-disant low-tech

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J’aime ça. Écrire à la main. Et c’est agréable — même si parfois difficile — de relire mes pattes de mouche.

Je n’écris pas tout à la main, mais une chose est certaine : dès que ça va mal ou que je me sens coincé dans un texte, je me retourne vers la bonne vieille feuille de papier et le stylo.

N’y voyez pas de la nostalgie. Au contraire, c’est tout sauf ça. C’est juste que ça marche, pour moi.

Je ne sais pas comment sont définis officiellement les termes “high-tech” et “low-tech” mais, en ce qui me concerne, est high-tech ce qui me permet de faire dans les meilleures conditions possibles, avec le moins de stress et d’emmerdes — et si possible avec plaisir — ce que je souhaite faire. Le papier — ~2000 ans — tout comme le stylo-plume — 127 ans — en font partie, quand il est question d’écrire.

Le jour où un appareil électronique proposera mieux, à mes yeux toujours, je les abandonnerai — comme, depuis le début des années 90 j’ai abandonné mon modem RTC 14400 au profit d’un 28800, puis d’un 56600, puis du RNIS, puis de l’ADSL et, bientôt ?, la fibre optique — sans le moindre regret.

J’en entends qui ronchonnent et murmurent dans le fond de la salle : Ouais, mais et le copier-coller et Spotlight et les backups ?!

Sûr, ce n’est pas parfait. C’est parfois chiant de ne pas pouvoir lancer une recherche dans mes notes (un ordinateur qui plante, c’est chiant aussi), mais souvent ça ne l’est pas (relire mes notes, ça m’aide à réfléchir). Et puis, n’oubliez pas que ce ne sont que deux des outils que j’utilise — je ne pense pas qu’il soit nécessaire de rappeler que j’utilise aussi des ordinateurs 😉

Et les backups, hein, t’as rien à répondre à ça !?

Si : je ne sais combien de fichiers numériques j’ai perdus depuis que j’ai des ordinateurs (beaucoup), mais je sais combien de carnets j’ai perdus depuis que j’en utilise (un).

À moins d’un sinistre, le papier est un support fiable, du moins à l’échelle d’une vie (je serai mort bien avant que le papier de mes carnets ne tombe en poussière ou que l’encre ne s’estompe, renvoyant au néant ma prose pas si immortelle que ça).

Cela ne se voit pas, mais sur la photo je relis des notes de 2006 et 2009, rangées dans un Filofax, auxquelles je vais ajouter, à l’aide d’un outil très sophistiqué (vendu beaucoup trop cher), les notes prises cette nuit et ce matin. Toutes ces notes, les plus anciennes remontent au milieu des années 80, ont été photographiées ou scannées (merci le ScanSnap) et sont stockées comme des photos, que je peux réimprimer si cela s’avérait nécessaire. Et elles sont sauvegardées comme tous les autres fichiers du Mac.