Spend on Images, not Gear

$500 could buy you a new lens, or it can pay for a workshop on how to best use the equipment you already own. $1200 could buy you the latest prosumer DSLR body or a plane ticket to place you’ve never been, with change to spare for a guide. Which would add more to your life experience and to the diversity of your image library? There are plenty of very fashionable photographers with little in their images to show for it.

A Lesser Photographer (Free PDF), via @patrickrhone.

Je n’ai jamais dit autre chose (et pas que pour la photo) : ne vous ruinez pas en matos, faites avec ce que vous avez, la dernière nouveauté n’est jamais indispensable, mais ça fait toujours du bien de le rappeler — A Lesser Photographer, un ebook de 25 courtes pages et 10 judicieux conseils, qui remet les choses à leur place.

Pour aller un cran plus loin, je ne peux que rappeler ces propos de Giacomelli dans un entretien avec Frank Horvat — les plus fidèles se souviendront que je les citais déjà texto, ailleurs, à une époque où j’avais encore des rêves :

Frank Horvat : Et l’appareil ? II paraît que tu n’as pas un appareil comme tout le monde, Leica ou Nikon ou Kodak.

Mario Giacomelli : Je ne connais pas les appareils des autres. J’ai un appareil que j’ai fait bricoler, qui tient avec du scotch, qui perd des pièces. Je ne suis pas un passionné de mécanique, j’ai cet appareil, toujours le même, depuis que j’ai commencé à faire des photos. II a vécu avec moi, il a partagé de nombreux moments de mon existence, bons et mauvais. S’il venait à me manquer… enfin, la seule idée d’avoir à vivre sans lui me serre le cœur.

Frank Horvat : Mais d’où vient-il ?

Mario Giacomelli : Je l’ai fait bricoler. En mettant en pièces l’appareil d’un de mes amis et en faisant enlever ce qui me semblait inutile. Pour moi, il faut seulement la distance et l’autre chose – comment appelles-tu l’autre chose ? Je ne sais pas comment ces trucs fonctionnent, ce qui compte est que la lumière ne passe pas. C’est une boîte sans rien.

Frank Horvat : Et quel film utilises-tu ?
Mario Giacomelli : Le film que je trouve.

Entre vues : Mario Giacomelli

Edit le 28/09 : Y a Anthony qui cause de ça, aussi.

Sur l’annonce de TextMate 2

So we get the announcement, and it raises more questions than it answers. A public alpha? Does that mean that TM2 still isn’t feature-complete? And if you’re going to release an alpha, why hold off another few months? Why should we have to wait for a buggy, crashy, incomplete application? Can’t we get buggy, crashy, and incomplete now?
(…)
I don’t write in Allan Odgaard, I write in TextMate, and that’s what I want to keep on doing.

Dr Drang: What’s it all about, Alpha?, via Shawn Blanc

Une remarque pertinente sur la façon dont le papa de TextMate a (mal) géré sa communication (et ses releases : on attend la V2 de TextMate depuis avant que les dinosaures ont disparu de la surface de la Terre, ou presque). Mais aussi sur le fait que, au final, même si d’autres communiquent mieux — ou publient plus de versions (l’excellent BBEdit, par exemple) — ça ne change absolument rien au fait qu’on veuille continuer à utiliser TextMate. Parce qu’il est trop bon.

Je vous avoue d’ailleurs que ce foin autour du retard abyssal de la v2 me laisse perplexe : j’achète une app et je l’utilise pour ce qu’elle sait faire. Pas en espérant une prochaine version. Si un jour TextMate devait cesser de fonctionner, j’irais voir ailleurs.

En attendant… Pourquoi TextMate ? vous expliquera pourquoi je n’envisage pas de laisser tomber cette superbe application pour écrire.

I love you TextMate and I don’t give a fuck if you’re a gazillion years late.

Des savants parviennent à lire la pensée. Enfin, presque

UC Berkeley researchers have succeeded in decoding and reconstructing people’s dynamic visual experiences – in this case, watching Hollywood movie trailers.

Scientists use brain imaging to reveal the movies in our mind, via Kottke

Des chercheurs de Berkeley sont parvenus à déchiffrer et reconstruire la perception visuelle des sujets — ici, occupés à regarder des bandes-annonces de films. L’image de droite est la reconstruction informatique de ce que le sujet perçoit (à gauche).

C’est terrifiant et passionnant à la fois — prochaine étape, analyser non pas ce que l’on regarde, mais ce que l’on imagine. Lire les pensées. Je suis sur le cul.

Les cavernes d’acier, au cinéma

20th Century Fox serait en train de tourner une adaptation de l’excellent polar de SF d’Isaac Asimov Les cavernes d’acier. Via SFsignal.

Les cavernes, c’est le premier de quatre récits autour de l’inspecteur Elijah Bailey, un policier hostile aux robots qui se voit contraint de travailler avec l’un d’eux, lui aussi inspecteur de police : R. Daneel Olivaw. On découvre une humanité vivant sous terre dans des “cavernes”, des villes souterraines surpeuplées, et ravie de vivre ainsi car elle a une peur bleue des grands espaces et du vide.

Mais le roman que je préfère dans la série, c’est peut-être le suivant, Face aux feux du soleil, qui oblige notre ami Elijah à quitter la Terre et à faire face à sa peur des grands espaces en allant enquêter sur Solaria, la planète d’origine de son collègue R. Daneel Olivaw, car un meurtre y a été commis, le premier depuis des années. À la différence de l’humanité vivant sur Terre, les habitants de Solaria ne supportent pas le contact des autres et vivent isolés les uns des autres sur de gigantesques domaines couvrant la surface de la planète, au milieu de centaines de robots qui font tout le boulot. Le contact physique avec d’autres humains leur répugne tant qu’ils ne se rencontrent que de façon virtuelle et ont presque complètement renoncé à se reproduire. Dans ces conditions, comment diable un meurtre aurait-il pu être commis ? Serait-ce l’acte d’un robot, mais comment pourrait-il avoir violé les trois lois de la robotique qui lui interdise de faire du mal à un humain, encore plus de le tuer ? Le suspens est intenable !

Si vous ne connaissez pas — et si vous n’êtes pas allergique à la sf, vous ratez quelque chose — vous pouvez les commander sur Amazon (et si vous êtes assez nombreux à passer par là, ça finira par me payer un café ;)) :


Les cavernes d’acier


Face aux feux du soleil

C’est sûr que la robotique du père Isaac peut sembler un peu vieillotte mais cette série, ce couple d’inspecteurs, m’a laissé un excellent souvenir. Et puis, vieillot ou pas, Asimov nous amène à nous poser quelques questions quant au regard que nous posons sur les autres. Surtout quand ces autres sont aussi différents de nous qu’un robot peut l’être d’un humain.

Edit: j’espère juste que l’adaptation sera meilleure que le nanard I, Robot

Support du plein écran de Lion dans TextMate

Si vous vous posiez la question, je connais (au moins) deux moyens pour ajouter le mode plein écran de Lion à TextMate (sous Lion, bien entendu) :

Maximizer, qui permet de l’ajouter à (presque) toutes les applications. Je l’avais essayé à l’époque, mais il me causait des conflits avec un autre utilitaire (je ne sais plus lequel).

EGOTextMateFullScreen est un plugin spécifique à TextMate. Pour le moment, il ne semble proposé que sous forme de code source à compiler soi-même, dans XCode. Je l’utilise depuis fin juillet sans avoir rencontré de gros soucis, mais il ne marche pas parfaitement avec le tiroir des projets.

Fullscreen

Après l’avoir compilé, placez-le dans ~/Bibliothèque/Application Support/TextMate/Plugins et redémarrez TextMate.

Si vous ne voulez/ne pouvez pas le compiler vous-même, voici un Bundle prêt à l’emploi : EGOTextMate. Cette version est proposée sans aucune garantie que ça fonctionne et sans support.

Un grand merci à Denis pour m’avoir fait découvrir ce plugin (et pour la version qu’il a gentiment compilée pour moi alors que j’étais sans XCode).