Un iPhone comme ordinateur ? Pas pour moi

Patrick Rhone nous parle de l’iPhone utilisé comme un ordinateur :

I often leave the house with nothing but my iPhone, this is not abnormal. What is unusual is that, when taking inventory of my needs, I determined that all I really needed was a keyboard. I was going to a quick lunch meeting and then to do some writing. Sure I could bring my iPad or MacBook Air but, the only thing I really needed to get the writing done was a keyboard. So, I threw one in my bag and here I am.

L’idée est intéressante, mais elle ne fonctionne pas pour moi.

C’est le genre de chose que j’avais d’ailleurs tentée il y a quelques années de ça avec mon Palm T3 et un clavier pliable Stonaway (si je me souviens bien — il faudrait fouiller dans les archies les plus reculées du blog). Mais ça n’a jamais vraiment pris : trop de manips avant de pouvoir commencer à écrire. Le clavier Bluetooth de Apple n’améliore pas vraiment les choses, même s’il n’est pas nécessaire de le déplier car, à moins d’en acheter un que l’on réservera à l’iPhone, cela veut dire que chaque fois, avant de partir, il faudra penser à le pairer avec l’iPhone (puis le pairer à nouveau avec le Mac, le soir).

En ce qui me concerne, s’il s’agit de prendre de courtes notes je fonctionne mieux (plus vite et plus efficacement) avec un stylo et un carnet. Et s’il s’agit de faire plus que cela, le Mac Book Air 11 pouces me semble idéal.

Cela dit, il vaut peut-être la peine de préciser que je n’ai pas d’iPhone 4, juste un vieil iPhone 3 😉

ByWord passe en 1.4, et moi je passe en coup de vent

Parmi les changements dans cette version de ByWord, on peut à présent utiliser l’extension de son choix (qu’il mémorisera) quand on enregistre un fichier Markdown. C’est une sacrée bonne nouvelle, parce que je ne vous cacherai pas que ça m’emmerdait (grave) d’avoir à chaque fois l’extension par défaut qui s’ajoutait au nom de mes fichiers.

C’est aussi ça qui fait la différence quand on choisit d’utiliser une app développée par une petite boîte : ils sont à l’écoute des utilisateurs — essayez de demander une modif dans Word 😉

/me love ByWord

Allégeance aux armes de la France ? Le jour où mon cul sifflera la Marseillaise

En tant qu’étranger (mais pas trop, je suis Européen), en tant que Belge (un étranger rigolo, donc) vivant en France, je dois dire que la dernière… euh… proposition de l’UMP a eu le mérite de m’interpeller.

Que ce soit clair, je ne me vois pas jurer allégeance à une arme quelconque, fut-elle à chenilles avec un gros canon ou sous la forme d’un blason, ou même d’un drapeau qui claque au vent.

Par contre, je veux bien promettre de défendre la France. Faut juste s’entendre sur ce que c’est, la France, et ce pour quoi je vais essayer de faire entrer ma volumineuse bedaine dans la tenue ô combien virile d’un militaire — à moi le défilé sur les Champs Élysée, et les baisers passionnés des jolies Françaises libérées du joug de… quel oppresseur, déjà ?

Plutôt que de jurer “allégeance aux armes de la France”, et promettre d’aller me faire trouer la panse pour défendre Dieu sait quoi Dieu sait où — c’est quoi “la France”, en Afghanistan ? Et pourquoi on ne défend pas aussi “la France” sur les marchés financiers ? Après tout, ils font beaucoup de mal au peuple et au pays : on n’a qu’à envoyer le Charles de Gaulle attaquer Standard & Poor’s, ça calmera les autres; ou bombarder le bureau de quelques traders et spéculateurs un peu trop excités. On pourrait aussi envoyer une ogive ou deux sur la Chine, histoire d’encourager les entreprises à “démondialiser” et à revenir dare-dare en France, à l’abri des radiations… Vous voyez ? Moi aussi j’ai d’intelligentes idées patriotiques. Je devrais entrer à l’UMP.

Bref, si le souci de Mr Hervé Mariton (le député qui semble à la base de cette idée) est de créer un lien fort entre chaque (futur) citoyen et la douce France — cher pays de mon enfance. Bercé de tendre insouciance, je t’ai gardé dans mon cœur — je lui propose plutôt de nous faire prêter serment sur un autre texte, qui a fait ses preuves ailleurs, et dont je traduis cet extrait à la volée (donc mal) :

Nous tenons ces vérités pour évidentes, que tous les hommes sont créés égaux, qu’ils ont reçu de leur créateur certains droits inaliénables, parmi ceux-ci la vie, la liberté et la recherche du bonheur. Et que pour garantir ces droits les gouverments sont institués parmi les hommes, prenant leur autorité légitime du consentement des gouvernés. Et que, si quelque forme de gouvernement devient jamais destructrice de ces fins, c’est le droit du peuple de le modifier ou de l’abolir, et d’instituer un nouveau gouvernement, établissant ses fondations sur des principes et dans les formes les plus à même de garantir leur sécurité et leur bonheur.

Ce texte ne demande de jurer allégeance à aucune autorité, à aucun drapeau, à aucun chef, à aucun uniforme, mais il nous rappelle pourquoi les nations existent et méritent d’être défendues. Et comment les défendre. Ce texte, c’est la Déclaration d’indépendance des États-Unis.

Sur ce texte, je veux bien jurer, et la main sur le coeur avec ça. Car si un jour des élus ou des guignols enturbannés d’un ruban tricolore ou bleu à étoiles oubliaient qu’ils n’existent que pour garantir ces droits-là (et pas pour faire carrière ou s’enrichir, ni pour favoriser leurs amis), ce sera la main sur le coeur que j’offrirai mon aide (et mon pied) aux citoyens qui décideraient de chasser ces incompétents de leur trône de pacotille, à grands coups de pied dans le cul.

J’aime la France, celle de 1789 et des droits de l’homme, celle des arts et des lettres, celle où j’ai pu m’installer pour vivre et travailler sans rien promettre à personne — j’aime sensiblement moins celle des uniformes, fussent-ils kaki au lieu d’être noir ou brun.

L’UMP, et toi monsieur le député Mariton, la seule promesse que je vous fais c’est de dire tout haut le mépris et la honte que tout cela m’inspire. Mais rassurez-vous : je ne suis pas un électeur.

J’ai râlé, ça fait du bien. Mais nous ne faisons pas aussi bêtes qu’ils s’imaginent que nous sommes.

Il est évident que cette histoire est une vaste couillonade, une diversion — n’importe quel enfant ayant fait une connerie vous le dira : il vaut mieux se faire gronder pour avoir volé le pot de confiture planqué en haut du placard de la cusisine, plutôt que pour avoir foutu le feu à la maison en faisant tomber cette saloperie de placard sur la bouteille de gaz de la cuisinière, en grimpant dessus pour essayer d’attrapper cette putain de confiture aux myrtilles qu’est vraiment trop bonne (maman).

La branlette démagogique devrait ête punie par la loi, elle est une injure à l’intelligence des Français. Cela dit, punie ou pas par la loi, elle peut-être sanctionnée par le vote des électeurs…
 

Naïf inside…

Virer Lion pour revenir à Snow Leopard

I reinstalled Snow Leopard because I don’t need the iOS features Lion brought back to my Mac, and can’t see the point of compromising my productivity for an operating system that doesn’t know what it wants to be.

Thomas: Back to the Mac

En gros, en français :

J’ai réinstallé Snow Leopard parce que je n’ai pas besoin des nouveautés qu’a amené Lion sur mon Mac, et je ne vois pas l’intérêt de compromettre ma productivité pour un système d’exploitation qui ne sait pas ce qu’il veut être.

Même si je ne suis pas d’accord avec toutes les critiques fromulées, c’est toujours réjouissant de voir un utilisateur choisir posément l’outil qui lui convent le mieux.

Planifier à court terme

Before you go to bed, write down what you’ll do when you sit at your desk in the morning. It’s extremely important for two reasons. First, your brain will let you sleep once nagging tasks have been off-loaded. More importantly, you’ll know exactly what to do when you sit down in the morning.

Plan tomorrow before bed

En gros, en français :

Avant de vous coucher, notez ce que vous voudrez faire lorsque vous vous installerez à votre bureau demain matin. C’est très important pour deux raisons. D’abord, votre cerveau vous laissera dormir une fois que ces tâches qui vous turlupinent auront été mises sur le papier. Plus important, vous saurez exactement quoi faire en vous asseyant le lendemain matin.

C’est un bon conseil.

Comme de relire, le soir, les notes prises durant la journée (que vous soyez étudiant ou travailleur). Comme de résumer la journée, pour garder une trace de ce qui s’est passé, de qui a dit quoi, de ce qui a été décidé, etc. (résumer la journée, c’est quelque chose que j’ai appris à mes dépens et qui se révèle absolument essentiel, dès que vous devez faire face à des problèmes sur un projet ou un travail quelconque, que vous soyez seul avec un client, ou entouré de collaborateurs, ou chaperonné par un patron). Comme de faire le point sur vos projets, une fois par semaine, pour voir où vous en êtes et repérer ceux qui traînent misérablement la patte, tel un cheval boiteux — qu’il faudra soigner et laisser se reposer si le problème n’est pas grave, ou qu’il faudra achever d’une balle dans la tête s’il n’y a plus d’espoir de les sauver.

Pour en revenir à la liste des choses à faire, pas besoin de se prendre la tête avec des outils complexes ni d’écrire un roman. Un bout de papier ou l’application de votre choix, du moment que vous puissiez facilement l’avoir sous les yeux et que ce que vous écrivez soit compréhensible pour vous, c’est bon :

Liste

En posant mon cul devant l’écran ce matin, cette liste m’a immédiatement remis en tête tout ce à quoi j’avais pensé hier — avant de sortir la tête du boulot pour ne plus y penser jusqu’à ce matin — aussi frais que si je venais d’y penser.

Ensuite, rien ne m’interdit d’associer ces entrées à tel ou tel projet ou à des contextes, de les ajouter à des tâches préexistantes, mais cela n’a rien d’obligatoire pour déjà se révéler diablement efficace.