Un touriste au pays des hétéros

We’ve been talking, these past few days, about the courting rituals of the young. A lot of that conversation has focused on our own awkward dalliances. As it happens “our” has a particular meaning.

“I dunno if this is the appropriate spot, but this post, along with the stuff on scents, reminds me how much of these experiences I missed out on as a gay teen. Never had the opportunity to do the dating thing, or get caught up in trying to impress folks. It just struck me how foreign all of these concepts are to my own history and experience. I’m a tourist in heteroland.”


(…)
I don’t know if this is even where majeff was going with his comment. But it’s what I took from his observation. All we have our experiences, and when the majority of people we know share the same template it becomes very easy to take that as the truth of the world. The truth is humbling.

Ta-Nehisi Coates, quoting a reader: A Tourist in Hetero Land.

En français, dans une traduction aussi embuée qu’elle est matinale, on pourrait dire :

Ces derniers jours, nous avons parlé des rituels de séduction des jeunes. Une bonne part de cette conversation concernait nos propres badinages maladroits. Il se fait que “nos” a une signification particulière.

“Je ne sais pas si c’est l’endroit approprié, mais cet article, avec les trucs sur les parfums, me rappelle à quel point ces expériences m’ont manquées en tant qu’ado homo. je n’ai jamais eu l’occasion d’avoir un de ces RDV, ou de me faire avoir en essayant d’impressionner des gens. Cela me frappe de réaliser à quel point ces notions sont étrangères à ma propre histoire et à mon expérience. Je suis un touriste au pays des hétéros.”


(…)
Je ne sais pas si c’est là que majeff allait avec son commentaire. Mais c’est ce que j’ai retenu de sa remarque. Tout nous avons nos expériences, et lorsque la majorité des gens que nous connaissons partagent les mêmes, il devient très facile de considérer cela comme une évidence qui va de soi. La vérité est une leçon d’humilité.

Le 15 novembre à 17h, frissons garantis

Stop ! On lève le nez de Twitter (ou de Facebook), le temps d’écouter l’annonce suivante :

Lisa Tuttle sera à la librairie Charybde, en compagnie de sa traductrice, Mélanie Fazi, pour la première édition des Dystopiales.

Ne ratez pas ça. C’est l’occasion d’amener votre exemplaire (ou de l’acheter, si ce n’est déjà fait) de son excellent — il est bien plus que ça, en fait : c’est une tuerie qui noue les tripes, dérange, emballe et secoue son lecteur avec l’air de rien, dans ce style vraiment propre à Lisa Tuttle — Ainsi naissent les fantômes (et n’oubliez pas d’amener aussi vos recueils des nouvelles de Mélanie).

Déjà, comme ça, on pourrait se dire que ce serait pas une mauvaise idée de passer découvrir ces Dystopiales, premières du nom. Mais on ne s’arrête pas là et c’est carrément du délire ! Merde quoi, il y aura aussi Lucius Shepard, Ian McDonald et plein de bon monde encore.

Rondelle de citron dans le verre de tequila, juste à côté de la librairie, à la brasserie Comme Cochon (le fait que ce soit un endroit où lui puisse prendre un verre étant absolument fortuit), vous pourrez également rencontrer Jean-Marc Agrati, Léo Henry, Jacques Mucchielli, Laurent Rivelaygue.

Tout ça se passe le mardi 15 novembre, à partir de 17h, à la librairie Charybde. Tenue de soirée exigée bonne humeur recommandée.

N’hésitez pas à faire circuler l’info auprès de vos ami(e)s amateurs de SF/fantastique/horreur/soirée sympa. C’est pas comme si on vous proposait d’assister à un concert de Noël avec, pour toute consommation, du Nesquick tiède.

Le livre est un produit

Comment expliques-tu l’absence de réaction des éditeurs français jusqu’à très récemment ?

(…)Ce n’est pas une absence de réaction, c’est une politique très construite pour retarder l’échéance d’une bascule, avec risque évident de remplacer une transition progressive par un basculement plus brutal. À leur décharge, l’impossibilité manifeste de transférer dans l’économie web leurs infrastructures très lourdes, liées à l’écosystème de la distribution papier – effectifs, entrepôts, camions mais tout aussi bien services de presse, représentants, tout est lié à l’écosystème actuel, alors que nous travaillons sur le web en micro-structures très souples, sans heure, sans lieu fixe, où chacun garde son statut de micro-entrepreneur. Les seules analogies qui me viennent ne proposent pas de solution miracle : en France, en 1914, 70% de la population vivait de l’agriculture, encore 30% en 1968, moins de 6% aujourd’hui – on n’a pas sauvé les aciéries ni les mines, et le seul discours qu’on entend dans leur chasse aux subventions, c’est que le livre « n’est pas un produit comme les autres », quand justement, dans la période très récente où l’édition est devenue industrielle, elle en a fait un produit comme les autres.

François Bon : publie.net, éditeur à réaction

L’application Notes, sur iPad

Retour aux basiques, voilà quelques semaines que je me suis forcé à n’utiliser que Notes, l’application livrée avec l’iPad, pour prendre toutes mes notes.

Notesap

Pourtant, elle n’a pas grand-chose pour elle, cette petite appli :

  • C’est jaune (aucune possibilité de changer le thème)
  • Une police par défaut qui ne me convient pasNon mais Apple, à quoi tu pensais ?!
  • Aucune possibilité d’organiser vos notes en dossiers (par contre, vous pouvez les organiser par compte email).
  • Pas de barre de clavier supplémentaire (pour accéder facilement à des touches personnalisées, comme avec l’excellent Daedalus).
  • Pas de compatibilité avec Dropbox et
  • Pas de support du Markdown (ni raccourcis, ni aperçu du résultat) et
  • Pas de support des raccourcis clavier de TextExpander (Apple, sache-le, tu fais chier quand tu t’obstines à ignorer quelques-uns des meilleures technologies dispo sur l’iPad).

Mais :

  • Elle est livrée avec l’iPad.
  • Elle est légère et simple d’emploi.
  • Elle n’a pas planté une seule fois en deux semaines.
  • Elle se synchronise automatiquement avec l’iPhone et/ou le Mac, via le(s) compte(s) mail de votre choix. Donc, pas besoin de Dropbox, ni de rien configurer pour accéder à vos notes n’importe où.
  • Une fois la police remplacée par quelque chose de plus sobre, elle est assez agréable à utiliser. Pour changer cette police, allez dans les Réglages de l’iPad :

Fonts for Notes

Bref, la simplicité de Notes est séduisante, c’est surement la façon la plus simple d’accéder à vos notes depuis n’importe quelle machine. Si vous n’avez pas besoin de Markdown ou de TextExpander, prenez le temps de l’essayer avant d’investir dans une application payante.

Prix: 0€ (après l’achat de l’iPad ;))
Note : 3.99/5.