Word, un outil pour écrire un roman

Si vous suivez le blog depuis longtemps, vous savez que j’aime bien Word. Oui, je connais ses défauts… mais je (re)connais aussi ses qualités. Surtout en ce qui concerne la dernière version pour Windows, Word 2010, qui est tellement plus aboutie que la version pour Mac, Word 2011.

Bref, j’ai beau l’apprécier, je ne suis pas aveugle : Word reste une usine à gaz assez monstrueuse, qui demande un effort de domestication, d’optimisation et de nettoyage pour se débarrasser des guirlandes (satané ruban) et de tout ce foutoir qui est affiché par défaut.

J’ai bien publié quelques astuces ici et là, mais rien de vraiment systématique. Bonne nouvelle : David Hewson a décidé de s’en charger, en expliquant dans une série de vidéo (en anglais) comment transformer Word 2010 pour Windows en un outil adapté à l’écriture d’un roman.

Si vous utilisez Word, ne ratez pas ses excellents conseils.

Si la version pour Mac n’offre pas les mêmes options (le plus gros défaut étant l’explorateur de documents au rabais qui équipe Word sur Mac), il est néanmoins possible de nettoyer la barre d’outils et de simplifier son interface. C’est un peu long, mais une fois que c’est fait, on est tranquille : Word 2011: personnaliser le Ruban et la barre d’outils (et copier les réglages sur d’autres Mac)

Bosser

Steve worked at what he loved. He worked really hard. Every day.

That’s incredibly simple, but true.

He was the opposite of absent-minded.

He was never embarrassed about working hard, even if the results were failures. (…)

When he got kicked out of Apple, things were painful. He told me about a dinner at which 500 Silicon Valley leaders met the then-sitting president. Steve hadn’t been invited.

He was hurt but he still went to work at Next. Every single day.

(…)

Uninvited to the ball, he drove the third or fourth iteration of his same black sports car to Next, where he and his team were quietly inventing the platform on which Tim Berners-Lee would write the program for the World Wide Web.

A Sister’s Eulogy for Steve Jobs

En Français, ça pourrait à peu près se lire :

Steve travaillait sur ce qu’il aimait. Il travaillait vraiment dur. Chaque jour.

C’est étonnement simple, mais c’est vrai.

Il était tout le contraire d’une tête en l’air.

Il n’était jamais embarrassé de bosser dur, même lorsque le résultat était un échec. (…)

Quand il s’est fait jeter de Apple, ça a été difficile. Il m’a parlé d’un dîner auquel 500 des leaders de la Silicon Valley rencontrèrent le président. Steve n’avait pas été invité.

Ça l’avait blessé, mais il a continué à travailler à Next. Jour après jour.

(…)

Privé de bal, il a conduit le troisième ou quatrième exemplaire de sa voiture de sport noir à Next, où lui et son équipe ont tranquillement inventé la plateforme sur laquelle Tim Berners-Lee allait créer le World Wide Web.

NaNoWriMo

Le NaNoWriMo commence aujourd’hui, avec toujours le même objectif loufdingue : écrire 50000 mots en 30 jours. Ha oui, si ça vous intéresse et que vous désirez discuter avec d’autres participants mais que l’anglais vous embête, il y a un forum en français 😉

Bon, ça m’arrive régulièrement d’écrire plus que 50000 mots par mois, pour mon travail. Mais là on parle d’une fiction, de raconter une histoire, pas d’écrire un manuel informatique — même si mon style en tant que rédacteur technique consiste essentiellement à raconter des histoires même en parlant d’informatique ou d’applications.

Bref, j’avais déjà tenté le coup du Nano en 2007, mais le contexte était très différent, ainsi que mes priorités. J’avais laissé tomber. Je me lance à nouveau cette année, avec d’autres priorités et bien décidé à atteindre un objectif concret : torcher le premier jet d’une histoire que j’ai sous le coude depuis un moment. Au départ, ce devait être une nouvelle, quelque chose d’assez court, mais elle a échappé à mon contrôle est s’est muée en… quelque chose qui pourrait faire un roman (de SF, bien sûr).

J’insiste sur le “torcher” : il n’est pas question d’écrire un chef-d’oeuvre, car il n’y a aucun souci de qualité dans le NaNo. On vise le volume, il s’agit de faire le MacDo des mots, de jouer à celui qui pisse du texte le plus loin. Ça choquera peut-être les amateurs de Littérature ou les dévots de l’Auteur inspiré par sa Muse (ma poule, je t’ai gardé ta place sous le bureausur mes genoux), tant pis. Pour moi, c’est une façon intéressante de tenter de passer outre mes blocages personnels. Non pas en essayant pour la nième fois d’être meilleur que ce je suis — écrire mieux, ou moins mal, pour enfin cesser de me dire que ce que je fais c’est de la merde et que ce n’est pas la peine de continuer — mais en les contournant par le bas, en passant sous mes blocages, comme cette puce qui, en route vers quelque part à l’autre bout de la savane, se décida à passer entre les jambes de l’éléphant qui lui bloquait la route depuis si longtemps, et qui lui dit en le dépassant : “Vaffanculo !”

On verra dans 30 jours si j’avais vu juste — comptage du 1er jour : 0 mot (mais Scrivener est démarré… et la journée n’est pas terminée) 😉