En fait si, j’en ai de nouveau un

D’iPhone… depuis lundi après-midi.

Appelez-moi girouette si vous le voulez, mais ne me jugez pas trop vite.

D’abord, y a eu JC qui a vraiment insisté (et pas que dans les commentaires) sur la stupidité abyssale de ma démarche. Ensuite, dès lundi en fait, j’ai été contacté par quelques personnes pour ce qui pourrait bien devenir du travail (très gros conditionnel, quand même). Avoir un téléphone s’est vite révélé nécessaire pour pouvoir réagir rapidement.

Vous me dire que “avoir un téléphone” != “avoir un iPhone”.

C’est vrai. Mais bon. Tant qu’à subir la présence d’un téléphone, autant en prendre un que j’apprécie et que je connaisse. J’ai pris un 3GS — en attendent le jour où je pourrai remercier un futur patron de m’avoir offert le 4S qui ira bien avec mon nouveau job 😉

Je suis une girouette

Cela ne m’empêche pas de continuer à être en vacances pour encore un bon moment. Pas plus tard que cet après-midi, je compte visiter l’étonnant musée Dupuytren.

La mort de l’ordinateur

War on General Purpose Computation est une des conférences les plus intéressantes de Cory Doctorow, donnée il y a quelques jours au Chaos Computer Congress, à Berlin. Un congrès de hackers.

L’idée qu’il développe (Anthony se souviendra qu’on en avait discuté encore, il y a quelques semaines de ça), c’est rien moins que la fin de l’Internet que nous avons connu, et des outils pour nous y connecter. Sa disparition au profit d’un espace clos/cloisonné qui sera à peu près exclusivement dans les mains de quelques industries privées, et la fin de l’ordinateur, car ces industries n’ont aucun intérêt à ce que nous continuions à utiliser ces machines polyvalentes et… impossibles à efficacement fliquer. Elles privilégieront des outils simplifiés (et tellement plus simples d’emploi) mais qui seront totalement sous leur contrôle, plus sous le nôtre.

Je caricature énormément le propos : si vous comprenez l’anglais, dépêchez-vous d’écouter la conférence de Cory qui, avec sa verve habituelle, fait un excellent tour d’horizon de la question.

Je reviendrai sur le sujet. Peut-être au moins pour expliquer pourquoi cette interrogation ne devrait surtout pas se réduire à une chasse aux sorcières (qu’elles se nomment Apple ou Google ou les Majors ou etc.) car ce serait rater le vrai problème.

Prendre du recul, comprendre l’importance qu’il y a à ne jamais abdiquer notre maîtrise des outils (informatiques et autres), prendre conscience de la portée de chacun de nos choix, est une des raisons qui me fait utiliser GNU/Linux à côté de mon Mac, depuis des années, et soutenir financièrement des organismes comme la EFF ou la FSF ou La Quadrature ou April. Même lorsque je ne suis pas d’accord avec tout ce qu’ils peuvent faire ou dire.

Je n’ai plus d’iPhone

En démissionnant, j’ai du rendre le matériel que la société m’a fourni. Y compris l’iPhone.

Je me suis demandé si j’allais en racheter un pour mon usage personnel. Après tout, si je dois trouver du travail, il vaut mieux être joignable, même lorsque je m’offrirai le luxe inconcevable de perdre mon temps dans une exposition, dans un musée ou une galerie d’art, ou dans un bistrot, au lieu de chercher à gagner ma vie.

Pourtant, j’ai décidé de ne pas reprendre de téléphone, pour le moment. Ni iPhone, ni smartphone, ni stupidphone. Aucun téléphone mobile, quoi.

D’abord, parce que j’attends de voir les offres de Free. Je n’ai jamais caché mon mépris pour les offres actuelles (qui reviennent tout simplement à se faire mettre profond par les opérateurs, pour un service de merde). Ensuite, parce que j’aimerais savoir à quel point un téléphone répond à un besoin réel, ou à un endoctrinement purement marketing et à l’envie de faire comme tout le monde. Prendre un peu de recul, ça aidera — notez que prendre un peu recul peut aussi aider à se protéger des assauts priapiques des opérateurs. Haha.

  • Je ne serai plus joignable, en déplacement ? Non. Pendant des années ça ne m’a jamais gêné, y compris pour bosser.
  • Je n’aurai plus accès à Twitter ou Path, en déplacement ? La belle affaire. 
  • Pas de jeux ? Non.
  • Je n’aurai plus accès à mon calendrier, en déplacement ? Si, et ça ne change pas : dans mon sac à dos, il y a mon increvable Filofax. Ouais, un truc en papier, sans syncro et sans partage.
  • Plus d’appareil photo ? Si, mais pas dans un téléphone : mon Canon S90. Peut-être un Fuji X100, qui me fait de l’oeil. mais je dois être raisonnable, je n’ai plus les moyens. 
  • Pas d’internet ? Je ne sais pas… J’ai toujours un ordinateur avec moi, ou que j’aille. En plus du WiFi, je pense donc prendre une clé 3G afin de pouvoir blogguer en déplacement (et lire mon email). Mais là encore, il me reste à trouver une offre qui ne me demande pas de subir une dilatation annale à sec. Peut-être chez Sosh, mais même là je trouve ça trop cher vu le volume de données proposé.

Comme vous le voyez, ce n’est pas une crise de luddisme, ce n’est pas un rejet en bloc de la technologie — peut-être de ses tarifs. L’idée, c’est de voir si je peux me passer d’un téléphone portable et continuer à vivre comme un nerd normal.

Il est libre (et sans emploi) David

J’ai trainé ce billet toute la journée, sans jamais être satisfait du résultat. Trop bavard, trop chiant. Trop naïf, trop prudent. Trop “trop”. En désespoir de cause, j’ai tout coupé pour ne garder que l’information que je voulais communiquer. Et je pense que c’est pas plus mal ainsi : j’ai démissionné.

Depuis ce matin, je suis officiellement sans emploi. J’ai quitté mon poste dans la société d’édition où j’ai œuvré pendant dix ans — si on avait pas oublié, on aurait pu les fêter le 1er avril dernier, ça ne s’invente pas — comme SR et comme auteur, comme directeur de collection, et comme rédacteur en chef. Je ne m’y sentais plus à ma place, ça fait déjà un bail, et plus forcément capable de faire du bon boulot (c’est plus récent).

En fait, c’est une décision que j’aurais dû prendre il y a longtemps, mais que j’ai toujours reportée par peur de faire ce grand saut dans le vide. Parce que c’est sûr que ça fait mal au portefeuille de partir. Et ce n’est certainement pas le choix le plus intelligent à faire de nos jours que de renoncer à un salaire. Mais c’est un choix qui me fait du bien et que je fais avec l’entier soutien de ma compagne. C’est tout ce qui compte.

Dix ans, ça laisse des souvenirs. Bons et mauvais (surtout ces dernières années, les mauvais). Mais je préfère ne garder que les bons, et ne pas me pourrir la tête avec les mauvais : ils n’en valent pas la peine. Tout simplement.

Aucun regret, donc. Une page est tournéescrollée.

Je vais faire quoi, alors ? Aucune idée, enfin presque.

Me reposer, d’abord. Peut-être me remettre à la photo (en faire et en parler). Ecrire, bien entendu. Surtout que je vais avoir le temps.

Je compte bien recommencer à gagner ma vie en “causant” Apple et (de l’usage) des nouvelles technologies. Même si je ne sais pas encore exactement où, ni comment ça se fera.

Donc, en ce premier jour d’une toute nouvelle année, pour conclure ce billet et pour changer un peu de la formule habituelle, vous me permettrez de nous souhaiter, à chacun(e) de nous, une excellente année 2012. Que nos projets les plus fous se réalisent.

Dropbox vs iCloud

Dropbox’s main usage is to sync files; iCloud would have users sync data
(Stephen Hackett: Dropbox vs. iCloud)

And

That’s why we nerds love Dropbox on our post-PC devices — it gives us some PC-like control. Sometimes we want files.
(Daring Fireball: Dropbox vs. iCloud)

Vite traduit, on pourrait dire :

Le rôle principal de Dropbox c’est la syncro des fichiers, iCloud permet aux utilisateurs de synchroniser des données.

Et

C’est pourquoi nous les nerds aimons Dropbox sur nos appareils post-PC : il nous rend un peu du contrôle que nous connaissions sur nos PC. Parfois nous voulons des fichiers.