Je n’ai plus d’iPhone

En démissionnant, j’ai du rendre le matériel que la société m’a fourni. Y compris l’iPhone.

Je me suis demandé si j’allais en racheter un pour mon usage personnel. Après tout, si je dois trouver du travail, il vaut mieux être joignable, même lorsque je m’offrirai le luxe inconcevable de perdre mon temps dans une exposition, dans un musée ou une galerie d’art, ou dans un bistrot, au lieu de chercher à gagner ma vie.

Pourtant, j’ai décidé de ne pas reprendre de téléphone, pour le moment. Ni iPhone, ni smartphone, ni stupidphone. Aucun téléphone mobile, quoi.

D’abord, parce que j’attends de voir les offres de Free. Je n’ai jamais caché mon mépris pour les offres actuelles (qui reviennent tout simplement à se faire mettre profond par les opérateurs, pour un service de merde). Ensuite, parce que j’aimerais savoir à quel point un téléphone répond à un besoin réel, ou à un endoctrinement purement marketing et à l’envie de faire comme tout le monde. Prendre un peu de recul, ça aidera — notez que prendre un peu recul peut aussi aider à se protéger des assauts priapiques des opérateurs. Haha.

  • Je ne serai plus joignable, en déplacement ? Non. Pendant des années ça ne m’a jamais gêné, y compris pour bosser.
  • Je n’aurai plus accès à Twitter ou Path, en déplacement ? La belle affaire. 
  • Pas de jeux ? Non.
  • Je n’aurai plus accès à mon calendrier, en déplacement ? Si, et ça ne change pas : dans mon sac à dos, il y a mon increvable Filofax. Ouais, un truc en papier, sans syncro et sans partage.
  • Plus d’appareil photo ? Si, mais pas dans un téléphone : mon Canon S90. Peut-être un Fuji X100, qui me fait de l’oeil. mais je dois être raisonnable, je n’ai plus les moyens. 
  • Pas d’internet ? Je ne sais pas… J’ai toujours un ordinateur avec moi, ou que j’aille. En plus du WiFi, je pense donc prendre une clé 3G afin de pouvoir blogguer en déplacement (et lire mon email). Mais là encore, il me reste à trouver une offre qui ne me demande pas de subir une dilatation annale à sec. Peut-être chez Sosh, mais même là je trouve ça trop cher vu le volume de données proposé.

Comme vous le voyez, ce n’est pas une crise de luddisme, ce n’est pas un rejet en bloc de la technologie — peut-être de ses tarifs. L’idée, c’est de voir si je peux me passer d’un téléphone portable et continuer à vivre comme un nerd normal.