Il est libre (et sans emploi) David

J’ai trainé ce billet toute la journée, sans jamais être satisfait du résultat. Trop bavard, trop chiant. Trop naïf, trop prudent. Trop “trop”. En désespoir de cause, j’ai tout coupé pour ne garder que l’information que je voulais communiquer. Et je pense que c’est pas plus mal ainsi : j’ai démissionné.

Depuis ce matin, je suis officiellement sans emploi. J’ai quitté mon poste dans la société d’édition où j’ai œuvré pendant dix ans — si on avait pas oublié, on aurait pu les fêter le 1er avril dernier, ça ne s’invente pas — comme SR et comme auteur, comme directeur de collection, et comme rédacteur en chef. Je ne m’y sentais plus à ma place, ça fait déjà un bail, et plus forcément capable de faire du bon boulot (c’est plus récent).

En fait, c’est une décision que j’aurais dû prendre il y a longtemps, mais que j’ai toujours reportée par peur de faire ce grand saut dans le vide. Parce que c’est sûr que ça fait mal au portefeuille de partir. Et ce n’est certainement pas le choix le plus intelligent à faire de nos jours que de renoncer à un salaire. Mais c’est un choix qui me fait du bien et que je fais avec l’entier soutien de ma compagne. C’est tout ce qui compte.

Dix ans, ça laisse des souvenirs. Bons et mauvais (surtout ces dernières années, les mauvais). Mais je préfère ne garder que les bons, et ne pas me pourrir la tête avec les mauvais : ils n’en valent pas la peine. Tout simplement.

Aucun regret, donc. Une page est tournéescrollée.

Je vais faire quoi, alors ? Aucune idée, enfin presque.

Me reposer, d’abord. Peut-être me remettre à la photo (en faire et en parler). Ecrire, bien entendu. Surtout que je vais avoir le temps.

Je compte bien recommencer à gagner ma vie en “causant” Apple et (de l’usage) des nouvelles technologies. Même si je ne sais pas encore exactement où, ni comment ça se fera.

Donc, en ce premier jour d’une toute nouvelle année, pour conclure ce billet et pour changer un peu de la formule habituelle, vous me permettrez de nous souhaiter, à chacun(e) de nous, une excellente année 2012. Que nos projets les plus fous se réalisent.