De Siri et des tarifs de la téléphonie mobile

A wireless industry study has found that iPhone 4S owners on average use roughly twice as much data as iPhone 4 owners and three times as much as iPhone 3G users.
AppleInsider

Selon une étude, les utilisateurs d’un iPhone 4S consomment en moyenne deux fois plus de données que ceux d’un iPhone 4 et trois fois plus que les utilisateurs d’un 3G. Et Siri serait en partie responsable de cet accroissement de consommation.

C’est assez logique : simplifier l’accès à la technologie augmente son usage.

Mais il y a un problème : le volume de données, et son coût. Toujours selon AppleInsider, Siri consommerait 63Ko par requête donc, pour 10 à 15 utilisations par semainejour, on consommerait de 18.5 à 27.7Mo par mois, expliquent-ils. Et ça c’est juste pour parler à son téléphone, lui demander quel temps il fait, si on a un RDV ou si la vie à un sens. Ni email, ni message, ni vidéo, ni photo, ni TV, ni rien du tout.

Pour que la voix devienne effectivement “l’ultime interface homme-machine” (1), comme ils disent chez Bloomberg, et pour qu’elle serve à quelque chose d’autre qu’à poser des question amusantes à son iPhone en espérant des réponses rigolotes, il faudrait une révolution dans les offres de téléphonie mobile qui, d’ailleurs, n’est plus qu’accessoirement “téléphonique” car il s’agit bien ici d’une connexion à Internet, de transfert de données plus que de passer des coups de fil.

Jamais Siri, ni aucune technologie de ce genre, ne pourra s’imposer tant que l’accès mobile sera tarifé comme il l’est actuellement : trop cher. À quoi sert une technologie facile d’accès s’il elle coûte un bras à utiliser ?

Pour que cela change, l’accès mobile doit être tarifé de la même façon que l’accès Internet “domestique” classique, c’est-à-dire en illimité (et en très haut débit). Et quand je parle d’illimité, c’est de l’illimité illimité, pas du “1Go, puis le débit est réduit à trois fois rien”, comme ils osent nous vendre à prix d’or, encore aujourd’hui.

J’en ai déjà parlé : je n’attends qu’une chose que Apple se lance comme opérateur : elle a le hardware (iPhone), le software (Siri et iOS), elle a les clients. Il lui manque de posséder un réseau à la hauteur de sa technologie pour la faire littéralement décoller, et pas seulment auprès de quelques millions de geeks amateurs de gadgets.

Mais peut-être que ce sera Free qui jouera ce rôle 😉


1: Je reste dubitatif. Je doute que la voix s’impose comme l’interface principale de commnication avec la machine.

Quitter les apps sous iOS ?

Let me be as clear as I can be: the iOS multitasking bar does not contain “a list of all running apps”. It contains “a list of recently used apps”. The user never has to manage background tasks on iOS.
(…)
Put simply: you do not have to manage background tasks on iOS. The system handles almost every case for you and well written audio, GPS, VOIP, Newsstand and accessory apps will handle the rest.

En français :

Pour être aussi clair que possible : la barre multitâches de iOS ne contient pas “une liste de toutes les applications démarrées”. Elle contient “une liste des applications récemment utilisées”. L’utilisateur n’a jamais besoin de gérer les tâches en arrière-plan sur iOS.
(…)
Pour faire simple : vous n’avez pas à vous soucier des tâches en arrière-plan sur iOS. Le système se charge de la plupart de cas à votre place et les application audio, GPS, VOIP et kiosques qui sont bien écrites se chargeront du reste.

Misconceptions About iOS Multitasking, un excellent article de Fraser Speirs qui explique pourquoi ça ne sert vraiment à rien de fermer manuellement les applications sur iOS. Via l’ami Gete.

C’est toujours bon de se souvenir que c’est l’outil qui est censé être à notre service, et pas l’inverse.

Un guide d’achat photo qui mérite d’être lu, ça arrive

Je ne suis pas un fan des guides d’achat — c’est peu de le dire — qu’ils soient photo ou informatique. Mais celui-ci, en anglais, est une exception car il liste non pas les modèles à acheter, mais les aspects à prendre en compte pour faire un achat en connaissance de cause (ou pour réaliser que vous n’avez pas forcément besoin d’acheter un nouveau modèle) : distinguer ce qui compte dans les specs des appareils, de ce qui n’est que du marketingvent.

Everything you need to know about buying a camera

Ce n’est pas sans une pointe de nostalgie que je vous le signale, car ce guide me rappelle ce que j’essayais de faire dans le magazine photo que j’avais lancé, à l’époque : un truc qui serve vraiment à quelque chose aux lecteurs, pas juste à vanter le matos ou le talent des photographes pros. Vraiment, il faut que je me remette à causer photo, ça fait trop longtemps.

(Via le toujours aussi intéressant Kottke.org)

A table !

Je suis allé au musée Dupuytren, cet après-midi. Le bus était bondé. Il m’a fallu 1h30 pour trouver le musée, perdu au bout d’un couloir, au fond d’une cour, derrière une autre cour, à gauche. Sans le moindre panneau. Chaque personne à qui je demandai mon chemin, médecin, étudiant ou gardien, m’envoyant dans une autre direction — toutes, sauf la bonne — ou m’assurant, sur la tête d’Esculape, qu’un tel musée n’existait tout simplement pas. Pour tomber, enfin, sur la bonne porte. Close.

Amusant
“Exceptionnellement, le musée sera fermé aujourd’hui.” Pas de chance.

Par contre, déambuler dans les couloirs et dans les rues alentours m’a permis de me demander quel chirurgien j’aurais fait (ici, rire de savant fou) et, tout en visitant l’école de médecine et son “musée d’histoire de la médecine” — une grande salle rectangulaire, tapissée de vitrines remplies d’instruments chirurgicaux allant de l’antiquité au XIX siècle, perdue au troisième étage, au bout d’un petit escalier qui craque — de tomber par hasard sur une jolie petite table ronde faite de, je cite l’étiquette, “cervelle, de sang, de bile, de foie, de poumons et de glandes pétrifiées, sur lesquels se dresse un pied, quatre oreilles et des vertèbres coupés, eux aussi pétrifiés.”

Brrrr

La table a des oreilles, quel pied

Désolé pour la qualité des photos je n’avais que l’iPhone sur moi. Et j’avais la tremblote (sans doute la peur de finir en table, ou en guéridon) 😉

Quant au musée Dupuytren, j’y retourne demain. Et je prendrai mon appareil photo.