—Les hommes ? (dit la fleur) Il en existe, je crois, six ou sept. Je les ai aperçus il y a des années. Mais on ne sait jamais où les trouver. Le vent les promène. Ils manquent de racines, ça les gêne beaucoup.
(Antoine de Saint-Exupéry, “Le Petit Prince”)
Fin de l’interlude
Fin bien plus rapide que prévue à cet interlude personnel — message personnel à caractère non-informatif : merci à ma soeur d’être qui elle est.
Mais, parce que je m’en voudrais beaucoup d’avoir l’air, même un instant, d’un mec sérieux, à qui il arrive des histoires pas marrantes, laissez-moi vous en raconter une, d’histoire (j’agiterai des grelots pour indiquer quand c’est rigolo).
Pour cet interlude, c’est dans les Cévennes que j’avais choisi de me réfugier, dans un petit repli de colline perdue dans une petite montagne, elle-même perdue au fond de ce parc magnifique. Loin de la foule, loin de Paris, loin de sa pollution, de sa circulation et de ses travaux jamais terminés qui font un vacarme d’enfer.
Il fait encore frais en cette saison, mais c’est un beau pays. Sauf que. Photo prise ce matin, presque au sommet de la petite montagne au flanc de laquelle est accrochée notre cabane de trappeurs (avec l’eau chaude et Internet) :

Ce n’est pas un mouton que vous voyez gambader entre les arbres, ni une chèvre, ni un ours (pas même un écureuil, désolé Matt), ce n’est même pas mon chat (bien trop peureux pour quitter la cabane — bruit des grelots). C’est une grue, mais pas du genre qui s’envole gracieusement en battant de ses interminables ailes dans la brume du matin après s’être désaltérée au torrent qui cascade au fond de la colline. Non, c’est plutôt du genre qui défonce tout ce qu’elle touche de son bec d’acier, pas forcément sans grâce, mais beaucoup plus bruyamment.

Ahahaha — bruit des grelots. Je me croirais presque à Paris. N’empêche, même si elle m’agace, je suis admiratif du talent du chauffeur du camion qui a dû monter cet énorme chargement jusque-là 😉
Interlude (pas musical)
Je me mets (et le blog avec moi, et le téléphone et le mail et Twitter et tout ça) hors ligne pour quelques jours au moins. Pressant besoin de vérifier que j’existe encore en chair et en os. J’ai sans doute aussi besoin d’un bon formatage des neurones et d’une réinstallation du système, sauf que je me souviens plus du tout où j’ai rangé la disquette d’installation de David OS 0.0.1 beta. Zut.
Si le Web vous semble désespérement vide sans moi, c’est pas dur de trouver mieux.
Faites pas de bêtise, ou alors avec le sourire : c’est plus amusant 😉
Organiser brouillons et articles pour le blog, au format TXT
Pour répondre à la question de Signor D, à savoir comment j’organise mes articles de blog dans des fichiers TXT dans le Finder, et comment je distingue les brouillons des articles publiés : je ne fais rien du tout, je suis bien trop fainéant.
C’est Spotlight qui fait tout, presque tout seul.
Tous mes articles — brouillons ou publiés — sont enregistrés dans le même dossier, quelque part dans ma Dropbox :

La seule différence, c’est que les brouillons ont le tag “-DRAFT-” ajouté dans leur nom :

Bien entendu, ce n’est pas moi qui me tape la corvée d’écrire “-DRAFT-” à chaque fois que je commence un billet, ni de taper la date du jour : je ne suis pas fou. J’ai déjà expliqué comment je nommais mes fichiers, et comment TextExpender se chargeait de tout à ma place. Rien n’a changé depuis lors.
N’afficher que les brouillons ?
Pour n’afficher que les brouillons du blog, pour voir d’un coup d’oeil ce qui est en chantier sans m’encombrer avec ce qui est déjà paru, j’utilise un dossier intelligent Spotlight qui fait une recherche sur les fichiers dont le nom contient “-DRAFT-“, tout bêtement. Ce dossier intelligent est accessible d’un clic dans la barre latérale du Finder et est très judicieusement nommé — si, si — DRAFTS :

Avec le bon plugin, Quicklook me permet en plus d’avoir un aperçu de chaque brouillon, même rédigé en markdown, sans avoir besoin de l’ouvrir dans TextMate :

Encore plus simple, une fois qu’un article a été publié, je supprime le tag -DRAFT- de son nom (c’est la seule intervention manuelle dans tout le processus, si on peut parler de processus pour qualifier un truc aussi modeste) et l’article disparaît automatiquement du dossier intelligent DRAFTS.
Voilà, c’est très simple. Sans la moindre prétention. Mais ça fait quelques années que ça me convient très bien.
Question subsidiaire posée par notre ami :
Utiliser une extension spécifique ?
Aucun souci, il est tout à fait possible d’utiliser l’extension de votre choix pour distinguer vos articles des autres textes, par exemple Nom du fichier.billetdeblog. Et de choisir quel programme l’ouvrira par défaut avec un double-clic. Dans mon cas, j’utilise l’extension .blog.markdown.
Pour changer le programme associé par défaut, il suffit de faire un clic droit sur un fichier utilisant cette extension et de choisir Lire les informations. Dans la fenêtre qui s’affiche, repérez la zone Ouvrir avec et choisissez l’application souhaitée. Pour appliquer ce changement à tous les fichiers utilisant la même extension, cliquez sur le bouton Tout modifier, juste en dessous :

C’est tout.
Sur le même sujet :
- Un exemple d’utilisation de TextExpander
- Tenir son journal en Markdown (notez que depuis deux mois je m’oblige à utiliser exclusivement Day One pour tenir mon journal, histoire de le tester sérieusement)
Faire le ménage en orbite
Une solution à ce problème serait d’imaginer une flottille de minuscules vaisseaux robotisés complètement autonomes, chargés de se déplacer sur certaines orbites et d’agglomérer les détritus. Puis, une fois une certaine charge atteinte (ou un certain volume de déchets), ils seraient programmés pour produire une seule grosse poussée pour échapper à l’attraction terrestre, en direction de notre bonne vieille chaudière cosmique : le soleil. Et peu importe s’ils mettent des années à l’atteindre.
Quel business, éboueur en orbite basse… Ça donne des idées pour des histoires de SF.
Et si on veut s’amuser, on pourrait aussi imaginer une race d’ET venant nous visiter et réalisant, stupéfaits, qu’il n’y a aucun moyen de franchir ce barrage de déchets sans endommager leur vaisseau et les questions qu’ils se poseraient : l’humanité est-elle une espèce assez stupide pour s’enfermer elle-même sur une seule petite planète ? Est-ce un moyen inédit de se protéger de l’extérieur ? Une façon de mettre l’espèce humaine en quarantaine tant elle est nuisible ?
Qui a dit que la SF était condamnée à ne parler que du cyberespace et des réseaux sociaux ? L’espace tout court est aussi passionnant 😉
