Sortir le nez de sa bibliothèque, surtout quand elle tient dans la poche

Pouvoir emporter partout sa bibliothèque avec soi est un des gros avantages d’une liseuse d’ebooks, mais c’est aussi un gros inconvénient. On court en effet le risque de ne plus en sortir le nez et, peut-être, sans le savoir, de ne plus jamais tomber par hasard sur un livre que l’on n’aurait jamais lu sans ça.

Je passe quelques jours dans perdu dans le Sud de la France, dans la maison d’une personne qui aime lire. Si je n’avais pas levé la tête de mon Kindle, je n’aurais pas jeté un regard vers sa (chouette) bibliothèque, je n’aurais jamais tendu la main vers Gros-Câlin, de Romain Gary, et je n’aurais jamais commencé sa lecture.

On ne pouvait pas dire ce que c’était : les savants du Texas étaient formels dans leur ignorance. Or, s’il est une chose justement, qui ouvre des horizons, c’est l’ignorance. Lorsque je regarde Gros-Câlin, je vois le lourd de possibilités à cause de mon ignorance, de l’incompréhension qui me saisit à l’idée qu’une telle chose est possible. C’est ça, justement, l’espoir, c’est l’angoisse incompréhensible, avec pressentiments, possibilités d’autre chose, de quelqu’un d’autre, avec sueurs froides.

On ne peut évidemment pas crever de peur sans des raisons d’espérer. Ça ne va pas sans l’autre

(Gros-Câlin, p.27, Folio)

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Pour lire, je me suis installé à la table de la cuisine, juste dans l’encoignure de la fenêtre par où le soleil cogne comme un malade et me fait cuire — pour mon plus grand plaisir.

Et, oui, si vous vous posez la question, c’est bien un autocollant (fait main) “I ♥ nutella” qui est collé sur mon carnet, ma nièce ayant proposé de le redécorer avec “des trucs que j’aime” : Apple, Linux, le nutella (sur le coup, c’est surtout elle qui aime) et, au dos du carnet, une belle image de l’ami Ludwig Von. Elle aurait pu mettre une photo d’elle et de son frère, aussi, bien que ni Laure ni Matt, ma nièce et mon neveu, ne soient, au sens strict, “des trucs” — pour mon plus grand plaisir.

Qu’est-ce qu’on s’amuse sur ce blog 😉

Ban outdoor advertising

We can choose the magazines we look at. But we’ve no freedom to walk down the street without facing the advertisers’ assault
(…)
A ban would be aesthetically, culturally and environmentally right. But it’s what it says about us that matters too. It would be a sign of collective and democratic power over the market.

(Neal Lawson, The Guardian: Ban outdoor advertising, via @cstross)

Il faut vraiment le vouloir

Un, alors que l’on vient de la page détaillée de l’application, devoir à nouveau choisir la version d’essai de l’application que l’on souhaite télécharger dans la liste de toutes les applications disponibles :

Download 002

Deux, ne pas télécharger l’application sur laquelle on vient de cliquer, mais devoir communiquer une adresse email et ses coordonnées personnelles, toutes obligatoires :

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Trois, ne pas télécharger l’application sur laquelle on vient de cliquer, mais devoir valider l’adresse email que l’on vient de donner, au cas où on serait un vilain spamer :

Download 003

Quatre, ne pas télécharger l’application sur laquelle on vient de cliquer, attendre l’email de confirmation et cliquer sur un lien :

Download 005

Cinq, ne pas télécharger l’application sur laquelle on vient de cliquer, revenir sur la liste de toutes les applications et devoir choisir quelle application télécharger :

Download 004

Six, Cliquer sur l’application et télécharger l’application. Enfin.

On va dire que je chicane, mais on pourrait croire que, pour un développeur, le plus important n’est pas tant d’éviter le spam (y a des filtres, pour ça) que d’encourager les gens à tester ses applications…

Heureusement que j’aime bien MacJournal, parce que hein.