Fin de l’interlude

Fin bien plus rapide que prévue à cet interlude personnel — message personnel à caractère non-informatif : merci à ma soeur d’être qui elle est.

Mais, parce que je m’en voudrais beaucoup d’avoir l’air, même un instant, d’un mec sérieux, à qui il arrive des histoires pas marrantes, laissez-moi vous en raconter une, d’histoire (j’agiterai des grelots pour indiquer quand c’est rigolo).

Pour cet interlude, c’est dans les Cévennes que j’avais choisi de me réfugier, dans un petit repli de colline perdue dans une petite montagne, elle-même perdue au fond de ce parc magnifique. Loin de la foule, loin de Paris, loin de sa pollution, de sa circulation et de ses travaux jamais terminés qui font un vacarme d’enfer.

Il fait encore frais en cette saison, mais c’est un beau pays. Sauf que. Photo prise ce matin, presque au sommet de la petite montagne au flanc de laquelle est accrochée notre cabane de trappeurs (avec l’eau chaude et Internet) :

Bulldozer

Ce n’est pas un mouton que vous voyez gambader entre les arbres, ni une chèvre, ni un ours (pas même un écureuil, désolé Matt), ce n’est même pas mon chat (bien trop peureux pour quitter la cabane — bruit des grelots). C’est une grue, mais pas du genre qui s’envole gracieusement en battant de ses interminables ailes dans la brume du matin après s’être désaltérée au torrent qui cascade au fond de la colline. Non, c’est plutôt du genre qui défonce tout ce qu’elle touche de son bec d’acier, pas forcément sans grâce, mais beaucoup plus bruyamment.

Zoom.jpg

Ahahaha — bruit des grelots. Je me croirais presque à Paris. N’empêche, même si elle m’agace, je suis admiratif du talent du chauffeur du camion qui a dû monter cet énorme chargement jusque-là 😉

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