Centre de notifications

[Mauvaise foi et caricature inside. En plus, je n’ai pas encore vraiment testé Mountain Lion et je n’ai pas réussi à dormir plus de deux heures àla suite depuis ce WE. Billet un chouia énervé, quoi.]

Si je comprends bien, une des nouveautés censées (me) persua

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der d’adopter Mountain Lion, c’est le Centre de notifications, dixit Apple.

Une sorte de central télép

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honique/répondeur/messagerie qui rassemb

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le tous les bouts de messages reçus, les RDV, les bidules et les machins. Un Growl à la s

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auce Apple, donc, et dont la seule utilité consiste à décider à ma place quand je veux lire ces informations et à m’inter

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rompre dans ce que je fais, n’im

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porte quand — pour ne pas dire tout le temps et po

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ur n’importe quoi.

(Z’avez vu comme j’ai amélioré les notifications en les rendant plus… humaines et tellement plus amicales, grâce à une judicieuse utilisation de Comic Sans MS ?)

Pour ne pas vous laisser penser que je ne sais que râler — je disais déjà tout le mal que je pense de ce concept quand Ubuntu a décidé de pomper Growl, en mars dernier — nous dirons que j’ai dû rater l’épisode où on explique les bons côtés de cet outil.

Blague à part : je suis curieux de savoir à quoi ça (vous) sert vraiment ? Je veux dire, je suis sans doute vieux con obsolète, mais quand j’ai besoin de mon calendrier, je l’ouvre et tadaaam il s’affiche . Quand je veux lire Twitter, je l’affiche. Quand je veux lire mes emails… je les affiche. Quand je veux lire Facebook, je mouahahahahaha… Et le reste du temps, quand je ne veux pas m’intéresser à tout ça, hé ben, tout ça reste caché et ne vient pas me distraire.

Edit : et pour gérer mes tâches su la journée et bien j’ai un gestionnaire de tâches qui, lui aussi, se met en travers de mon cheminà mon service.

À peu près sur le même sujet, on peut vous proposer :

Sans oublier,tout récent mais déjà soldé : ] [

Coelho + hasard + chaleur + Knacki

Depuis deux jours, je me dis que je devrais lire Paulo Coelho. Pas de chance, comme chaque été, l’horaire de ma librairie a changé : elle est encore fermée à l’heure où je reviens de ma promenade quotidienne — de mon côté, je ne vois aucune bonne raison de changer mes habitudes sous prétexte que sur le calendrier “Juin” a été remplacé par “Juillet” ou “Août”. Bref, je n’ai jamais dit que j’étais facile à vivre.

Mais le hasard fait bien les choses, voilà ce que j’ai trouvé par terre, ce matin en me promenant :

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Un livre de Coelho. Tu parles d’une coïncidence.

Bien sûr, on est en droit d’émettre quatre hypothèses (au moins) sur le pourquoi du comment ce bouquin est arrivé là, en dehors de la simple perte par son propriétaire (dans ce cas, qu’il ou elle calme le flot de ses larmes, car son livre est entre de bonnes mains) :

  • Soit il est si bon que, enthousiasmé, son propriétaire a décidé de le partager dans une sorte de “bookcrossing anarchiste” (quelque chose que je pratique depuis des années, assez sympa).
  • Soit le livre est tellement mauvais que, excédé, son propriétaire l’a jeté au loin.
  • Ou peut-être qu’il n’est pas mauvais du tout, mais qu’il fait vraiment trop chaud et que le lecteur épuisé l’a abandonné. Peut-être même qu’il l’a fait tomber d’une des fenêtres des maisons qui bordent le trottoir, en la refermant en hâte pour ne rien perdre de la maigre fraîcheur accumulée cette nuit. Peut-être, côté passager, dans un geste de rage impuissante il a balancé ce livre depuis la fenêtre ouverte d’une vieille Twingo rouge qui passait par là, parce que vous avez remarqué que c’est toujours quand il fait étouffant que la clim tombe en panne alors on ouvre les fenêtres et, parfois, on laisse pendouiller un bras à l’extérieur sur la tôle surchauffée de la portière, excédé par la chaleur et par le manque d’air et parce qu’il n’avait rien d’autre sous la main à jeter pour se soulager que ce livre, qu’il avait pourtant envie de lire ce matin encore en le choisissant dans sa bibliothèque, ce livre dont la moindre longueur, le plus petit défaut, sous l’effet dilatateur bien connu de la chaleur — c’est de la physique élémentaire : quand un corps donne de la chaleur, il se contracte. Quand un corps reçoit de la chaleur, il se dilate — ce livre dont le moindre défaut, disais-je, prenait sous ses yeux fatigués et brûlants, des proportions himalaysque et faisait de ce qui, dans toute autre situation, aurait été une agréable lecture, un pur cauchemar, encore 277 pages à lire et à tourner l’une après l’autre c’est dingue comme le papier est épais et lourd ce livre pèse une tonne qu’est-ce qui m’a pris de l’emmener et ce connard d’auteur qui n’arrête pas de faire des digressions interminables je ne sais même plus de quoi il parle, rien à jeter pour se soulager que ce livre, disais-je, ou alors cette brave vieille Knacki, le gentil teckel assis sur ses genoux qui, si elle semblait apprécier d’avoir déjà passé la tête par la fenêtre ouverte, n’aurait probablement pas aussi bien supporté de voir passer le reste de son corps rejoindre sa tête, et les pavés du trottoir juste après ça, de l’autre côté de la fenêtre.
  • Et la troisième hypothèse ? Puisqu’il semblerait que le sujet du bouquin soit une histoire d’amour : l’amant(e) qui le lisait, confortablement installé à l’ombre de ce bosquet, en voyant arriver l’élu(e) de son coeur lâcha le bouquin pour se précipiter à la rencontre de l’aimé(e) et, enlacés, ils sont partis en l’oubliant derrière eux.

Edit: une dernière hypothèse : Coelho a vendu tellement d’exemplaires, qu’il est statistiquement inévitable de tombermarcher sur l’un d’entre-eux, par hasard 😉

Bref, je vais finalement goûter mon premier Coelho, j’espère ne pas être tombé sur un mauvais crus.

Gide, presque en ebook

Gide en ebook, sur le Bookeen Store. C’est sympa :

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Sauf que :

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Adobe DRM…

J’aurais volontiers repayé pour disposer d’une version numérique “officielle”, mais quitte à subir une expérience numérique au rabais — saloperie de DRM, tout spécialement made in Adobe — je préfère encore utiliser la version scannée depuis mon édition Folio. Désolé.

S’initier à la photo

Début juillet, j’ai passé quelques jours en compagnie de ma nièce, juste elle et moi pour sa première visite à Paris (j’en avais parlé ici).

Si nous n’avons pas fait la moitié de ce que j’avais prévu (tant mieux, ce sera l’occasion de l’inviter une fois de plus, pour faire le reste), elle en a profité pour faire des photos. Beaucoup : dans les 400.

Elle avait bien amené son appareil, mais il fonctionne avec des piles… vidées après quelques photos seulement, nous étions encore dans le train. En dépannage, je lui ai filé mon Canon S90 (je me suis rabattu sur le Canon S100), et je l’ai vue s’éclater à photographier, tout et n’importe quoi — même si on est en droit de se dire que ce n’est plus n’importe quoi dès qu’on arrive à le photographier de façon intéressante.

Bref, dans le lot de photos il y en a quelques-unes qui sortent du lot et me laissent penser que, du haut de ses onze ans, elle a un regard. Voici quelques images prises du côté de la tour Eiffel :

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Img 0601.jpg (Photos : Laure Humfryes, 2012)

Bien sûr, je prenais soin de passer là où il fallait, en lui indiquant vers où regarder. Et, depuis qu’on passe du temps ensemble, elle me voit photographier et nous parlons régulièrement de la façon de regarder les choses et les gens autour de soi. Et puis, elle me voit la photographier elle, sans arrêt 😉

Mais elle n’a jamais pris de leçons de photos et il faudrait être aveugle pour ne pas remarquer comment elle utilise les lignes de force et les diagonales pour composer ses images. Comment elle cadre sa photo, tout simplement.

Une des choses qui a pu l’y aider, je pense, c’est l’affichage de la grille sur l’écran du S90. C’est tellement pratique, surtout quand on comprend comment l’utiliser.

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Règle des tiers et utilisation des points de force, le b-a-ba de la composition. Mais qui à lui seul fera déjà toute la différence entre une photo sans relief et une photo qu’on aime regarder.

Laure aurait pu ranger son appareil photo sans piles et ne plus faire une seule photo durant ces quelques jours à Paris. Mais je lui ai passé le mien et elle l’a immédiatement adopté (elle le connaissait déjà, notez) et elle a déclenché sans compter. Y compris là où de nombreux compacts n’auraient tout simplement pas pu fonctionner (1600 ou 3200 ISO, sans flash, en visitant l’expo Toutankhamon) :

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(Photos : Laure Humfryes, 2012)

Elle ne s’est pas posé de question, elle comptait sur l’appareil. Elle a composé ses images et a déclenché quand ça lui semblait bon.

Si elle avait dû réfléchir à tout ça — quelle ouverture, quelle vitesse, quel réglage ISO et quelle focale utiliser ? — avant chaque photo, jamais elle n’aurait pris autant de photos, et sans doute pas en s’amusant autant. Ce serait devenu une corvée et, la connaissant un peu, elle serait vite passée à autre chose.

Si elle avait dû utiliser un appareil moins performant, jamais elle n’aurait éprouvé autant de plaisir à photographier (déclenchement et enregistrement rapides, écran confortable, autonomie satisfaisante) ni à… regarder le fruit de son travail, sur l’écran du Mac une fois rentré chez nous.

Tout l’art consistera donc à donner au débutant quelques notions et quelques conseils, mais aussi à lui trouver un “bon” appareil. C’est le sujet d’un prochain billet, à suivre. Je voulais d’abord saisir l’occasion pour dire à nouveau comme je suis fier de ma nièce. Elle est géniale.

FoldingText: plain text productivity?

our goal to become “The first plain text productivity platform for geeks”

Jesse grosjean: What is FoldingText’s roadmap

Le risque, avec ce genre de posture, c’est d’oublier que la “productivité”, quand on parle de texte, consiste d’abord à écrire du texte, justement, à labourer le clavier de ses doigts plutôt que de passer son temps à chercher/tester/hacker le meilleur éditeur de texte — un “meilleur” qui pourrait très bien être ce bon vieux TextEdit qui équipe chaque Mac, ou TextMate, ou Scrivener, ou même Word, ou [mettez ici le nom de votre application préférée, celle dans laquelle vous aimez écrire].

Mais si le risque est réel de perdre son temps à glander autour d’un nouvel éditeur trop génial que même ma mère en short devant le Prisu elle fait des bonds, plutôt que d’écrire quelque chose, on notera que FoldingText est le dernier bébé de Jesse Grosjean — le papa de WriteRoom et de TaskPaper — on aurait tort de ne pas lui accorder un peu de crédit et de ne pas lui faire confiance pour sortir quelque chose de potentiellement intéressant.

FoldingText est donc un nième éditeur de texte optimisé pour Markdown. Il est en version beta incomplète (très, il n’a même pas d’icône) et buguée. Mais il a déjà fait son petit bonhomme de chemin depuis notre première rencontre, il y a quelques mois de ça.

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Ce que j’apprécie le plus, et c’est quelque chose que j’avais discuté avec le développeur de Notational Velocity quand nous discutions du support du Markdown sans réussir, à l’époque, à le convaincre de l’intérêt de la chose, c’est le choix de masquer le balisage Markdown ou, plus exactement, de le restituer visuellement, comme le ferait Word :

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Le gras…en gras, l’italique…en italique.

Cela ne se voit pas, mais on est bien dans un fichier texte rédigé en Markdown. Pour s’en convaincre, il suffit de placer le curseur sur un mot en gras ou en italique, pour que les balises correspondantes soient affichées :

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Ce fonctionnement WYSIWYG peut surprendre alors qu’on parle d’écrire dans des fichiers TXT et en Markdown, deux outils réputés séduire les geeks, généralement peu sensibles au côté rugueux de leurs outils. Mais, en tant qu’utilisateur (et accessoirement geek), ce qui me séduit dans le TXT et le Markdown ce n’est pas ce “look” geek, ce n’est pas le format texte ni le balisage Markdown. Ce qui m’intéresse, c’est leur simplicité et leur fiabilité (voyez les mots clés TXT et Markdown dans la barre latérale du blog, si le sujet vous intéresse). Et je suis persuadé que masquer le balisage pendant que j’écris est un pas de plus dans la bonne direction : mon texte ressemble encore un peu plus à ce que verra mon lecteur.

Dans sa dernière version FoldingText permet enfin de replier (to fold, en anglais) les titres pour masquer leur contenu, un outliner rudimentaire, quoi :

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Il suffit de cliquer sur les dièses pour (dé)plier le titre :

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Il ne reste plus qu’à attendre la possibilité de les déplacer par glisser-déposer, ainsi que la possibilité d’afficher un sommaire (idéalement, il serait également modifiable par glisser-déposer), pour pouvoir facilement réorganiser un document un peu long et structuré.

À noter, FoldingText ne permet pas (encore ?) d’insérer des images en Markdown, ce qui est assez pénible surtout quand je compare avec TextMate : il suffit de faire un glisser-déposer d’une image pour que l’éditeur crée lui-même le balisage Markdown correspondant à son affichage (et se charge de l’uploader sur mon serveur Web quand j’écris un billet de blog, mais c’est une autre question).

Conclusion ?

Le plus prometteur est peut-être dans ce qu’annonce Jesse : le développement de modules optionnels (payants) pour pousser Folding Text dans telle ou telle direction, selon les besoins de chacun. Un peu à la façon des bundles de TexMate, mais dans une version que l’on imagine un peu plus conviviale et un peu moins usine à gaz…

Si je n’envisage pas de lâcher TextMate et Notational Velocity/nvALT, je garde un oeil sur ce nouvel éditeur, séduisant et prometteur, depuis l’annonce de la première beta.