Réglage de l’appareil photo selon la météo et la géolocalisation

Google dépose un brevet pour régler les appareils photo selon la géolocalisation et la météo.

Je ne suis pas allé voir le détail du brevet, mais je vous rappelle que sur iOS Blux Pro (2,69€) permet déjà aujourd’hui de suggérer des réglages selon votre géolocalisation, la météo et l’heure.

On touche la petite roue bleue, en haut à gauche de l’écran :

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Elle mouline, puis commence à afficher des informations : 002

Ensuite, elle suggère un réglage de balance des blancs ou de filtre : 003

On fait ensuite glisser le doigt de droite à gauche pour afficher la roue de sélection des filtres et on applique la suggestion… ou pas :

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(Je suis à Paris, si vous vous posez la question, pas à Rio de Janeiro ;))

Ce n’est pas toujours très pertinent (on souhaite à Google de faire mieux), mais au moins ce n’est pas qu’une vague promesse sur un brevet 😉

Deux astuces pour ColorTime

Plus exactement, deux astuces pour mieux utiliser les presets, dans la très chouette application ColorTime.

La première concerne un problème déjà noté par @urbanbike : les presets peuvent parfois ne pas être sauvegardés.
Après une longue enquête de nos Auteurs Spécialistes Superbement Experts et Sérieux ™ ®On en a causé avec le dev, c’est un petit bug qui sera corrigé dans une prochaine MAJ(edit du 29: c’est corrigé dans la prochaine beta) et qui se produit quand vous validez le nom de votre preset en appuyant sur le bouton OK, en haut à droite de la fenêtre, au lieu d’appuyer sur Terminé sur le clavier :

Color Time 001
Validez depuis le clavier, le preset sera bien créé.

Enfin, si vous utilisez iCloud sachez que les cinq premiers presets (affichés en gras dans la liste) sont synchronisés entre vos appareils. Il suffit donc de les réorganiser à votre guise pour avoir vos propres presets sur tous vos appareils. Top.

Color Time 002

Affichez la liste de spresets et touchez Modifier. Faites glisser chaque preset à la place désirée en utilisant le bouton BiduleMachinChose — je suis sûr qu’il a un nom — pour changer l’ordre de la liste :

Color Time 003

On les retrouve sur l’iPhone :

Color Time 006

À la différence de l’iPad, nous n’avons pas droit à un aperçu en temps réel en sélectionnant un preset, mais c’est quand même hyper pratique de retrouver ses favoris d’un appareil à l’autre.

Un presque nouvel iPhone. Un ex-prochain livre. Et savoir dire non

Il y a quelques jours de ça, j’ai réinitialisé mon iPhone, qui ramait, qui plantait, qui… ne fonctionnait plus comme un iPhone.

J’ai hésité à le restaurer depuis la dernière sauvegarde mais, ne sachant pas pourquoi il plantait, j’ai décidé de réinstaller une à une les apps dont j’ai besoin. C’était une idée complètement casse-gueule dans la situation où j’étais : j’avais beaucoup d’applications à réinstaller, vu que j’écrivais un ebook sur l’iphonéographie. Et que j’étais à la bourre sur une deadline qui avait déjà été décalée plusieurs fois.

Me retrouver sans apps de prise de vue/de retouche/de partage — juste avec ce qui est livré par défaut, plus une poignée d’apps encore — a été un sevrage sans douceur, j’imagine comme de tomber d’un TGV en marche.

Peut-être pour la première fois depuis que j’ai commencé sa rédaction, j’ai cessé de courir et j’ai regardé mon livre, comme j’ai regardé les apps qui encombraient l’écran de mon iPhone. C’était devenu une vitrine ou un catalogue : Regardez, tout ce que je teste ! Voyez, tout ce que je sais ! — C’est cela, oui.

Quelques jours ont passé. L’écran de l’iPhone est toujours presque vide — avec juste un poignée d’app, sur les plus de 300 que j’ai testées — et j’ai retrouvé le plaisir et l’excitation qui m’avaient donnés envie d’écrire ce bouquin, pour commencer. L’envie de vous présenter des apps vraiment sympa, le plaisir de me frotter à l’imagination et à l’inventivité de certains devs, l’envie et le plaisir de faire ensemble des trucs sympas. Sans nous prendre la tête.

Puis je regarde ce tas de mots, de captures d’écran et de photos, ces chapitres, ces sections, ces remarques, ces commentaires — cette brique indigeste qu’est devenu mon bouquin — je le regarde comme une poule regarderait un oeuf carré. Et je me dis que ce n’est pas ce que je suis censé pondre, et que c’est pas surprenant si, là, j’ai mal au cul.

Moi, je n’écris pas des briques indigestes. J’écris des trucs courts, simples, utiles et sympas. Enfin, j’essaye. Et ce n’est pas ce que j’ai fait. Pour tout vous dire, je me suis même demandé si c’est vraiment moi qui avait écrit ce truc.

Au fond, je devrais remercier l’iPhone. En plantant, en m’emmerdant, en refusant de fonctionner il m’envoyait un message :
David, tu te plantes.
David, tu déconnes.
David, tu devrais te réinitialiser.

Merci, l’iPhone.

Je ne vais pas publier cet ebook. Il n’y a aucune bonne raison de vous imposer ce que je considère être une expérience ratée.

Je ne vais pas le publier, mais je ne vais pas jeter ce travail car, très sincèrement, je pense que beaucoup s’y trouve déjà… enseveli sous une montagne de mo(r)ts. Je vais retrousser les manches et tailler dans ce texte, à coups de ciseaux ou à la dynamite, pour y retrouver le livre que je voulais écrire — celui que j’aimerai lire — quand j’ai commencé. Et peut-être que, finalement, ça ne sera pas un livre du tout.

Une autre chose compte à mes yeux, ça ne changera pas grand-chose pour le lecteur ou alors ça changera tout : ce travail “en vain” aura été un vrai gros apprentissage personnel. Après dix années à faire du papier (édition et presse), Je me suis cassé les dents sur mon premier vrai projet numérique, en beauté : je me suis surpris à essayer d’appliquer les recettes et les formules que j’avais acquises et développées toutes ces années. Flop (voir la remarque sur l’oeuf carré, plus haut).

Je ne vais pas faire la liste de tout ce qui a merdé, de tout ce qui m’a posé problème. Certaines choses sont complexes (comment éviter la tentation du tout multimédia, que je trouve complètement stupide et contre productif, quel format et quelle mise en page utiliser, quelle structure donner à un manuel numérique, etc.), d’autres sont carrément crétines… Par exemple, me retrouver à courir après les mises à jour des apps : Sisyphe 2.0 qui passerait sa vie à réécrire pour la 4e ou la 5e fois le test de telle ou telle app, qui venait à nouveau d’être mise à jour et corrigeait les bugs ou les manques que j’avais relevés, ou dont l’interface était repensée de fond en comble. Ça n’a l’air de rien, “écrire un test d’application”, mais quand on essaye d’écrire autre chose que des copier-coller de communiqués de presse, c’est un sacré boulot, qui prend beaucoup de temps et d’énergie (et pas mal d’emails, à échanger avec les devs). Devoir réécrire mes tests avait un impact non-négligeable sur mon enthousiasme même pour les apps les plus sympas. Ça se sentait et c’en était arrivé au point où j’évitais de regarder l’application App Store, tellement je redoutais son compteur de mises à jour. Tsss.

Mon ebook, il y a quelques jours, dans sa version 1.0 :

Plein

Je ne sais pas encore exactement quelle forme il va prendre, mais je vous donne rendez-vous bientôt pour la nouvelle version 2.0, totalement mise à jour et avec son lot de correction de bugs et son interface repensée — pourquoi s’obstiner à penser le livre comme ce truc que l’on range dans sa bibliothèque et que l’on se transmet de génération en génération, comme une bulle de savoir imperméable et qui durerait pour toujours ?

Manif anti mariage/adoption gay et lesbien, c’était mieux avant

Je viens d’apprendre que les anti mariages/adoption gay et lesbien allaient défiler. Encore une fois. Dans les rue de Paris. Dans ma ville. Chez moi.

Je ne ferai aucun commentaire sur le fait qu’en France, la république qui proclame la liberté, la fraternité et l’égalité de ses citoyens, on puisse manifester contre l’égalité des droits de certains des citoyens. De toute façon, je ne suis qu’un étranger : mon avis sur la question à autant de valeur qu’une promesse électorale.

Par contre, et là ce n’est plus une question de nationalité et de citoyenneté, il y a un truc qui me gêne dans ces manifestations, une simple question de logique. Un truc qui me gêne tellement que j’ai décidé d’interrompre mon WE sans Internet pour le partager avec vous.

Et c’est quoi ce truc pas logique qui m’ennuie tant ? La présence des femmes.

Je m’explique, en citant de mémoire une des femmes interviewées lors du dernier défilé, la soixantaine bien sonnée, qui expliquait avec conviction que “les parents, c’est un papa et une maman, ça a toujours été comme ça et ça ne doit pas changer”. Bref, elle résumait les slogan vitupérés par l’ensemble du cortège. C’est ça qui me pose problème. Qu’une femme puisse revendiquer ce statu quo, parce que si “ça a toujours été comme ça”, et que “ça ne doit pas changer”, je me demande en quelle année exactement cette société idéale aurait dû arrêter de changer ? Est-ce avant :

  • 1907 : une loi autorise les femmes mariées à disposer librement de leur salaire.
    ou avant
  • 1920 : les femmes peuvent adhérer à un syndicat sans l’autorisation de leur mari.
    ou avant
  • 1942 : les femmes veuves peuvent travailler, même si leurs maris travaillaient déjà, à condition de ne pas causer de licenciement.
    ou avant
  • 1944 : droit de vote pour les femmes. (Il y a 69 ans à peine que “la femme” a le droit de voter, mais quel beau chiffre).
    ou avant
  • 1965 : les femmes peuvent exercer un travail sans l’autorisation de leur mari et bénéficier des avantages sociaux
    ou avant
  • 1972 : une loi instaure le principe d’égalité de rémunération entre les hommes et femmes ; première d’une série de lois jamais vraiment appliquées sur le sujet
    ou avant
  • 1975 : loi interdisant toute discrimination dans la fonction publique; Simone Veil fait voter une loi dépénalisant et encadrant l’interruption volontaire de grossesse ( IVG )
    ou avant
  • 1982 : les femmes de commerçants et artisans peuvent choisir entre trois statuts : conjoint collaborateur, salariée ou associée
    ou avant
  • 1983 : loi sur l’égalité salariale entre hommes et femmes, très peu appliquée
    ou avant
  • 2005 : nouvelle loi sur l’égalité professionnelle
    ou avant
  • 2010 : loi relative aux “violences exercées sur les femmes”, au sein des couples, ayant des incidences sur les enfants, qui crée le délit de violences conjugales à caractère psychologique.

Non, je me demande c’était quand au juste que la société française traitait équitablement tout ses citoyens, sans refuser la pure et simple égalité à une partie non-négligeable de sa population : les femmes. Peut-être c’était mieux pour ces femmes, qui défilent pour préserver la “famille idéale”, de rester au fourneau à élever les marmots à la chaine, sans autre droit que celui d’espérer que le mari dont elles héritaient pour la vie ne serait pas un trop sale con machiste ? J’en doute. En tout cas, je ne leur souhaite pas.

Alors, la société, elle doit évoluer ou elle doit rester figée dans un modèle (dé)passé ?

Je me demande.

(merci Wikipedia)

Retropak Three de Hipstamatic

Après avoir pointé le bout de son nez quelques heures à peine, le Retropak Three de Hispatamatic semble (réellement ?) disponible. Les Retropaks sont une façon de récupérer les paks que l’on a ratés lors de leur sortie.

Même si j’avais déjà pas mal de films et d’optiques proposés dans ce Pak, je vous avoue que je me suis rué dessus pour mettre la main sur les deux films N&B AO/BW et AO/DLX, que je rêvais d’essayer… ce que je vais faire de ce pas. A+ 😉

Retro 3