De la friture sur la ligne…

Copier-coller

Comme le disait une personne sur Twitter ce matin, le premier avril est pratiquement le seul jour où les lecteurs font un peu plus gaffe à ce qu’ils lisent…!

D’où notre billet commun sur nos blogs respectifs ici et

Or, ce n’est pas exclusivement ce jour-là qu’il faut être attentif mais bien tous les jours. Il ne s’agit pas de distribuer des bons points, de désigner du doigt tel auteur ou tel blogue, juste de rappeler que prendre un peu de recul — ouvrir les yeux — face aux infos lues ci et là sur le web ou dans la presse écrite n’est pas totalement idiot.

Rappeler également que publier n’est assurément pas une compétition, quoi qu’en disent les tenants d’une presse écrite ou en ligne qui ne voient dans le lecteur qu’une matière première à s’approprier au détriment des autres.

Que l’on peut — comme nous le sommes régulièrement l’un et l’autre — être d’accord sur l’essentiel et enrichir via un billet compagnon l’analyse ou l’article de l’alter ego.

Et non, comme nous le voyons trop souvent, emprunter largement, oublier de citer, même si ce n’est pas cela qui est le plus gênant… Mais surtout faire passer son article pour un truc sorti tout frais de son fantastique cerveau et s’attribuer la paternité d’une info déjà présente ailleurs. Nier l’influence,même si ce n’est que comme passerelle vers une autre info ou un autre auteur, qu’un autre a eu sur notre propre travail, sur notre propre réflexion.

Nous en sommes pas irréprochables. Comme tout le monde, nous lisons des tonnes de trucs, nous avons noté du coin de l’œil que telle application a du potentiel, pourrait même nous convenir. Puis, dans la foulée ou plus tard, y revenir, tester, expérimenter et délivrer notre vision du produit. Sauf que cette vue n’est pas un simple copier/coller…

C’est notre seule revendication, essayer d’être nous-mêmes, expérimenter sans pression.

Si notre poisson à quatre mainsnageoires peut encourager certains de nos lecteurs à prendre un peu de ce recul dont nous parlons, tant mieux.

Car, bis repetita, il ne s’agit pas de distribuer les bons et les mauvais points et encore moins de jouer au gendarme, mais bien de rappeler que lire n’est pas une activité passive et que ce sont les lecteurs — au final — qui sont les vrais patrons : nous avons la presse et les auteurs que nous méritons, en ligne comme dans l’imprimé.

Ces glands qui font du bruit en tombant…

Tsssssss…!

Le problème des mythes vivants dès qu’on y regarde d’un peu plus près, c’est que l’on réalise qu’ils sont bouffés… aux mites !

Prenez @urbanbike : il m’aura fallu du temps pour ouvrir les yeux. Quelle déconvenue ! Quelle déception !

Ce type est une baudruche… Je m’explique :

Avez-vous remarqué sa manie d’avoir toujours pensé à tout, tout expérimenté, tout connu, tout vécu ? Vous parlez de photo à l’iPhone, il vous parle de son reflex, vous parlez de reflex, c’est à peine s’il ne nous explique pas qu’il a appris l’art du cadrage à Cartier-Bresson ou à Ansel Adams…!

Et cette faculté d’être un expert en tout ? Alors qu’il a testé un produit trente secondes, à peine lu le communiqué de presse ou le résumé d’un bouquin, paf, il va nous pondre un avis d’expert.

Mieux, les rares fois où il cite ses sources, ce sont toujours des sites anglo saxons, comme s’il avait honte de mentionner les petits sites français que nous savons pertinemment qu’il lit avidement pour mieux les piller. C’est minable. Mais c’est toujours la même problématique : faire croire à ses trois lecteurs et demi (sic) qu’il a tout inventé, qu’il sait tout. Bref, c’est l’Aldo Maccione du web — le talent comique en moins — toujours prêt à tirer la couverture à lui…

Ce qui est pathétique, c’est que ça marche : plein de gens le prennent au sérieux.

En vérité, je vous le dis : ce type est un usurpateur qui profite du travail des autres, ne partage riiiiien et change d’avis selon la direction du vent : tiens, je suis certain que si j’annonçais que j’abandonne Apple pour Windows ou Linux, ce pauvre gars expliquerait aussi sec qu’Apple c’est mainstream…! Et qu’il pensait depuis longtemps — bien sûr — à basculer sous Windows.

Ou sur Linux, OS qu’il connaît comme sa poche. D’ailleurs, n’a-t-il pas codé une partie du kernel…? Voire enseigné à Gates comment utiliser Word correctement…?!

Au fond, j’aurais presque pitié de lui s’il ne passait pas son temps à nous faire la morale. Il pompe, il copie, il cite rarement ses sources et, tout en sirotant son café, il vient nous expliquer, la bouche en cœur et le regard grave qu’il faut citer ses sources. Bref, déguisé en incorruptible, il a élevé au rang d’art le copier-coller…!

La preuve…? il m’a même volé cet article !

Tree
Photo © @urbanbike

Vide-grenier : droit à l’image

Ce matin, en faisant des recherches sur les conneriesbillets que j’avais pu écrire ces dernières années à propos du droit à l’image, je suis retombé sur des trucs que j’avais oubliés. Je vous les livre, en vrac.

Certains ne sont pas complètement crétins. Certains me font encore marrer en les relisant. Certains sont la preuve que je ne suis pas parfait — ça fait partie du plaisir de ne rien jeter et d’assumer tout ce qu’on peut écrire, bien entendu 😉

Mai 2004 : Droit à l’image : remettre les pendules à l’heure
Janvier 2005 : Etonnement et dérangement
Février 2005 : La photographie, une pratique honteuse ?
Février 2005 : Droit à l’image : rebond(s)
Février 2005 : Neige + grille + droit à l’image = je suis un criminel
Août 2005 : Droit à l’image
Septembre 2005 : Tu veux du Pop-corn avec ton Rembrandt ?
(et pour jouer du contraste, ce billet de janvier 2005, avant le changement de règlement : Vacances)
Octobre 2005 : Dessiner ?
Septembre 2006 : Le droit à l’image, par l’image… sauf que j’ai perdu les images en question 🙂
Décembre 2007 : Touche pas à mon Sphynx
Septembre 2008 : Goethe et le droit à l’image

MPro, moins lente

La dernière mise à jour de Mpro (1,79€) apporte un peu plus de réactivité à l’application. Ce qui est une excellente nouvelle. Malheureusement, il y a toujours cette lenteur au démarrage et ce léger temps d’attente entre le moment où l’app revient au premier plan et où elle est réellement fonctionnelle, mais c’est mieux. Les temps d’enregistrement sont également améliorés.

Si vous ne connaissez pas MPro est une des apps les plus originales pour photographier directement en N&B. Si je l’ai longtemps trouvée un peu trop foutoir pour vraiment aimer l’utiliser — @urbanbike ne serait pas d’accord avec moi — j’ai toujours aimé la facilité avec laquelle elle permet de faire de beaux N&B dès la prise de vue, et elle a récemment simplifié son interface d’une façon assez réjouissante. Fini le côté usine à gaz, on démarre avec juste les deux contrôles qu’il faut (le petit carré et le petit rond affichés par dessus l’image) :

Mpro 004
Tone et Filter, qui affichent chacun une petite colonne où faire les réglages. Ici, je joue avec Tone pour contraster l’image.

Mpro 002
Combiné avec les filtres, on a de quoi facilement se préparer des N&B aux petits oignons. Ok, là je fais absolument n’importe quoi mais vous comprenez ce que je veux dire.

Pour celles et ceux qui le souhaitent — pour retrouver le menu classique complet, il suffit d’appuyer sur le bouton M une seconde fois.

À noter aussi que les dernières mises à jour ont apporté des options d’exportations vers Instagram — avec ajout automatique d’une bordure noire, pour créer un format carré, on aimerait avoir le choix de la couleur de ladite bordure — et vers Flickr.

Mpro 003
Le menu classique qui m’a toujours déprimé, même s’il faut bien admettre qu’il propose bien des choses intéressantes.

Pour en savoir plus sur cette app, je vous suggère de lire ce qu’en dit @urbanbike ici et .