Littérature populaire

Je peux donc dire que je lisais essentiellement de la littérature « populaire ». Et je m’en portais très bien. Je voudrais ajouter ici que c’est la littérature populaire qui m’a fait comprendre très tôt qu’écrire est un métier. Les auteurs américains laissaient clairement entendre qu’ils appartenaient à une « famille » d’écrivants qui se lisaient mutuellement et qui travaillaient souvent ensemble. Ils parlaient d’argent, des aléas de publication et disaient : « J’ai vendu une nouvelle. On m’a refusé un roman. » Et je découvrais qu’ils venaient de milieux très divers, que beaucoup avaient une formation scientifique ou technique, que certains avaient commencé très tard – toutes choses très encourageantes aux yeux d’un garçon pour qui l’éventualité de publier avait tout du rêve impossible. L’autre chose que j’ai apprise de ces auteurs est qu’ils puisaient leurs idées autour d’eux. Dans la présentation de ses nouvelles en recueil, Isaac Asimov expliquait que le sujet de telle histoire lui était venu au cours d’une conversation avec un de ses amis, ou à la suite d’une lecture, voire même d’un pari – ce qui démystifiait complètement toute notion d’« inspiration » : tout était bon à raconter, tout était bon à écrire, et écrire pouvait à la fois être très sérieux et très ludique.

Martin Winckler: Le métier d’écrivant, un feuilleton inédit (1)

Oui, je viens de citer un autre passage du même article, sur osezlasf.net.

Pour mémoire : Markdown sous Windows

Pour rebondir sur le billet de  Thibaudd : J’ai mon Workflow !, je rappelle qu’il est tout à fait possible de bosser en Markdown sous Windows—y compris en utilisant Word, comme le rappelle Thierry Crouzet.

Si vous me demandez mon avis, sous Windows, en dehors de Word—ne vous inquiétez pas si ça fait hurler certains—le meilleur outil disponible est WriteMonkey (et il est même meilleur que Word si on prend en compte la rapidité et le minimalisme ainsi que la possibilité de  personnaliser son look à 100%) : un éditeur de TXT classique entièrement pensé pour travailler en Markdown.

Il ne fait pas le buzz sur les blogs techniques, comme l’inutileware IAWriter pro dont trop de monde s’obstine à causer depuis peu,  mais il offre bien plus de possibilités pour l’utilisateur en quête d’un workflow réellement taillé sur mesure (look, mode notes et écriture séparés, export du markdown vers HTML et DOC, mode plein écran, etc.) … et il est gratuit : dons suggérés et donnant accès à quelques options très sympa, que je vous laisse découvrir.

Et sous OS X, alors ?

Mon Workflow ne change presque pas depuis plusieurs années : il n’y a pas mieux, à mes yeux que TextMate. Pour découvrir quelques astuces sympa, je  vous conseille de faire une recherche sur les mots-clés TextMate et Markdown 😉

Outils d’écriture

Mine de rien, si Outline se révèle fiable à l’usage, il se pourrait que ma trousse à outils évolue en profondeur et se focalise sur cette poignée d’applications :

Writingtoolbox

  • Outline… pour utiliser OneNote sur OS X.
    OneNote qui est tout simplement devenu mon hub, il est au coeur de mes recherches et de ma prise de notes/idées à la volée.
  • Ulysses III — et Daedalus Touch, sur iOS — pour l’écriture longue.
  • Les inaltérables TextMate 2 et Markdown, pour le blog et ce que j’écris en ligne.
  • Antidote, pour les corrections et pour toutes les questions grammaticales ou lexicales.
  • Marked, pour l’aperçu Markdown avant publication.
  • iBooks, pour (re)lire mes textes mis en page et synchroniser mes inévitables notes et corrections.

L’idée étant de pouvoir travailler “dans le cloud”, indifféremment sous OS X ou iOS, avec une syncro permanente aussi bien pour mes recherches (via SkyDrive, avec OneNote et Outline) que pour l’écriture (iBooks, Ulysses III et Daedalus Touch, via iCloud). C’est d’ailleurs pour son absence de syncro, que je ne prends pas en compte mon chouchou de toujours, Scrivener… pas tant que sa version iOS ne sera pas disponible.

Mais, avant d’en arriver à ça, il me reste certaines choses à tester sérieusement.

D’abord, comme je l’ai dit, Outline lui-même : voir ce qu’il vaut réellement (voir s’il ne pose pas de souci avec SkyDrive et OneNote, voir si je peux vivre avec ce qui lui manque, etc). Ensuite, voir si je peux travailler aussi souplement dans Ulysses III, en Markdown, sous OS X que je le fais dans Word 2013, sous Windows.

Outline, enfin utiliser OneNote sur OS X ?

Outline

Outline n’est évidemment pas une alternative à OneNote sur Windows — il ne propose pas la foultitude d’outils que l’on trouve dans OneNote — mais il semble une façon à la fois simple et agréable d’utiliser les outils essentiels de OneNote sur OS X, tout en profitant de la synchronisation SkyDrive. L’interface est bien foutue et plutôt sympa. Il a ouvert mes 20 blocs-notes (pas sur cette capture, ni sur ce Mac d’ailleurs) sans râler (un plantage, sans doute de ma faute).

Je vais le tester pendant la semaine qui vient. En attendant, voici quelques impressions à chaud :

Ce qui marche :

  • Ajouter, créer des bloc-notes, pages, etc.
  • Sauvegarde automatique.
  • Commencer à écrire là où vous cliquez.
  • Les styles (pas encore vérifié comment ça se traduit dans la version Windows)
  • insertion des images et PJ
  • Drag & drop, pour réorganiser les pages entre elles, et le contenu des pages.
  • Syncro SkyDrive.

Ce qui ne marche pas :

  • Ink n’est pas supporté et s’affiche même de façon complètement foireuse si vous l’utilisez sous Windows.
  • Drag & drop pour réorganiser les blocs-notes. Bizarre.

Pas encore testé :

  • Les mots-clés. On peut en ajouter, mais je n’ai pas essayé et je n’ai aucune idée s’ils sont exportés ou si Outline peut lire ceux créés par OneNote lui-même.
  • Ouvrir les fichiers joints à une page depuis la version Windows.

Ce qui manque :

  • outils de dessin
  • Insertion de notes audio/vidéo.