ScanSnap S500 sous Linux

Toujours à bosser sur mon Asus, j’ai tenté le coup et ça marche 🙂

Je l’ai branché, j’ai lancé Xsane, qui l’a détecté et j’ai pu scanner… mais pas en recto verso (même en sélectionnant la bonne option dans la liste), et le bouton du scanner ne sert à rien, il faut lancer le scan depuis l’ordinateur.

Un petit coup de Google et j’ai trouvé ce billet où l’auteur utilise la ligne de commande. Et le recto verso fonctionne. Je n’ai pas eu besoin de taper la première ligne vu que le S500 était déjà reconnu, et j’ai changé la valeur après libusb pour qu’elle corresponde à mon cas (valeur que j’ai trouvée dans le panneau d’accueil de XSane):

Capture.png

Voilà la commande que j’utilise pour scanner en recto verso à 300dpi:

scanadf --device fujitsu:libusb:005:008 --source "ADF Duplex"
--mode Color --resolution 300 --y-resolution 300
-o nom-du-fichier%d --start-count 1

“nom-du-fichier%d”, c’est le nom du fichier suivi d’un numéro. Et ça recommence toujours à numéroter à 1 (je suis pas programmeur, pour moi on compte à partie de 1, pas de 0 ;-))

Il ne me reste plus qu’à trouver comment définir une taille correspondante à celle du papier (un truc qui marche impec avec XSane, grrrr) parce que je scanne surtout des cartes d’index. Puis à créer un alias pour exécuter cette belle mais longue commande d’un seul mot 8)

Punaise… dire que je dois utiliser un pilote en… japonais pour faire fonctionner ce même scan sur mon Mac 8)… et on vient dire que Linux est compliqué 😉

Quand je vous disais qu’on pouvait dire merci à ceux qui font GNU/Linux.

Un petit bout de GNU dans le courrier, ce matin

Avec 5 semaines d’avances sur les délais annoncés (6 semaines), j’ai reçu un CD de Ubuntu. Ca fait tout drôle de voir un CD de Linux qui soit pas un truc gravé avec un nom tracé à la hâte au feutre 🙂

Ca fait encore plus drôle de voir un CD “commercial” (dessus y a les © ™ de Canonical Ltd.) qui nous encourage à le copier et à le diffuser, au lieu d’affirmer que nous sommes tous (et toutes, sauf toi maman) des criminels et que la copie est illégale!

img_0201.jpg

D’ailleurs, n’était-ce pas ça, le monde meilleur que le réseau informatique mondial et l’avènement d’une ère numérique du savoir devait nous apporter ? Un monde de partage sans frontière, avec plus de liberté ?

Rien que pour cette bouffée d’air frais, la preuve que l’informatique ce n’est pas que des portes fermées, ceux qui font Linux & GNU méritent bien des remerciements (1).

***

(1): Le fait que je puisse faire tout ce dont j’ai besoin dans Linux est aussi une bonne raison de les remercier 😉

Nanabozo, Grand Lapin des plaines…

Je me suis servi un verre d’eau, avec plein de glaçons. Ca rafraîchissait rien qu’à les écouter craquer et sonner.

Avec ce verre, j’avais le monde entier à mes pieds, si je l’avais voulu j’aurais pu tout demander en échange d’une seule gorgée de cette eau glacée. Qui pourrait lui résister ?

Les glaçons ont fondu. Si vite. L’eau est vieille. La boire donne encore plus soif. Qui en voudrait ?

Il fait chaud.

Nanabozo, ô grand lapin des plaines, entend ma prière et fais pleuvoir sur Paris ! (et si tu pouvais y ajouter un peu de vent en prime, ça serait drôlement sympa de ta part). Et qu’un océan de carottes craquantes se déverse dans Ton terrier.

Hibernation Asus & Linux: ça marche

J’en parlai vaguement hier, je suis actuellement sur un portable Asus (modèle A7J quelque chose(1)) qui me sert de machine de bureau. Il n’est plus tout neuf mais ça reste un belle machine: un processeur CoreDuo, avec 1go de RAM, écran 17″ et un poids de voleur (heureusement que je ne dois pas le trimballer avec moi!). L’écran et le clavier me conviennent bien pour écrire, ce qui tombe bien… Sauf que cet ordinateur n’a jamais été stable sous XP. Une véritable horreur, je vous passe les détails… Le passage a Ubuntu fut une renaissance: adieu les plantages et les lenteurs incompréhensibles (et adieu la demi tonne de logiciels inutiles préinstallés par Asus).

Les seuls trucs qui ne marchent toujours pas sous Linux:

  • La webcam — je m’en fiche à un point!
  • La veille — elle ne me sert pas non plus: j’allume ou j’éteins l’ordinateur.
  • L’hibernation — c’est tellement pratique pour retrouver le bureau dans l’état où on l’a laissé en éteignant l’ordinateur.
  • Contrôler la vitesse des ventilos, pour limiter le bruit — vive le silence.

Or, je viens de tomber sur un blog où l’auteur explique comment il a pu faire marcher l’hibernation sur un portable Acer en modifiant un fichier de configuration du système (les joies de Linux). Acer, Asus… je me suis dit que je ne risquais pas grand chose à essayer cette modif (suis-je téméraire! la dernière fois où j’ai dit ça j’ai tellement bousillé l’OS que j’en ai été quitte pour le réinstaller 8-))

Ca se passe dans /etc/default/acpi-support, il faut changer les valeurs suivantes:

ACPI_SLEEP_MODE=standby
MODULES_WHITELIST="fglrx"
SAVE_VBE_STATE=false
POST_VIDEO=false
SAVE_VIDEO_PCI_STATE=true
USE_DPMS=false
DOUBLE_CONSOLE_SWITCH=true
HIBERNATE_MODE=platform

Je ne fais que recopier ce qui est écrit dans ce billet: Support d’Ubuntu Hardy sur un ACER Aspire 5102WLMI CX108. Et ça marche ! L’hibernation fonctionne super bien (pas la mise en veille) — mieux que le XP d’origine, mais vous n’imaginez pas à quel point XP et cet Asus ne se sont jamais entendu.

Donc un très GRAND merci à l’auteur de ce billet, grâce à lui je me suis débarrassé du deuxième gros défaut qui restait à ce portable sous Linux (reste à trouver un solution pour les ventilos).

* * *

(1) : quelqu’un peut-il me dire quel est le sadique qui nomme les ordinateurs chez les fabricants de PC ? “VGN T2XP machin chose” pour mon Vaio, “Asus AT7J je ne sais quoi” pour celui-ci, je me souviens d’un HP au nom encore plus bizarre et de ceux de mes anciens portables IBM.

un WE…

de 2 jours, ça fait du bien. Je n’arrive pas à me souvenir de quand date la dernière fois ! J’exagère sans doute un peu, du moins ma mémoire exagère cette impression qui est bien réelle pour moi.

C’est le WE et je glande, le cul vissé devant un vieil Asus qui tourne plutôt bien sous Ubuntu (mieux qu’il n’a jamais tourné sous Windows, merci Linux). En me grattant d’une façon pas classe du tout, je me dis: pourquoi tu n’écrirais pas ? Pour moi je veux dire, des histoires, pas des textes techniques pour le boulot.

Oui, pourquoi j’écris pas ? Parce que c’est trop bon de glander. Mais attention, faut pas confondre: j’ai peut-être les doigts de pieds en éventail, mais je glande pas par paresse ! C’est un combat. Une lutte désespérée contre les implacables aiguilles de l’horloge qui me poussent vers cet horrible lundi.

Mieux que Proust (je fais l’économie d’une tasse de thé et d’une madeleine à y tremper), ça me rappelle les dimanches de fin d’après midi de mon enfance: je voulais à tout prix que la journée s’arrête vers 17h. Enfin non, pas qu’elle s’arrête mais que cette heure s’étire à l’infini pour déborder sur le lundi, le supprimer du calendrier et tous les autres jours de la semaine avec lui, jusqu’au samedi suivant. Une enfance passée sans école. Une journée infinie, remplie d’une poignée de copains, de livres, de films et de dessins animés et de (grands-)parents qui s’empressent de nous servir un quatre heure. Etait-ce vraiment trop demander ?

Je veux pas que dimanche finisse !

Basta pour les économies dont je vous parlais. Proust avait raison (même si je l’ai toujours pas lu), je vais me préparer un thé.

***

Bon dimanche à vous 😉