Je me suis servi un verre d’eau, avec plein de glaçons. Ca rafraîchissait rien qu’à les écouter craquer et sonner.
Avec ce verre, j’avais le monde entier à mes pieds, si je l’avais voulu j’aurais pu tout demander en échange d’une seule gorgée de cette eau glacée. Qui pourrait lui résister ?
Les glaçons ont fondu. Si vite. L’eau est vieille. La boire donne encore plus soif. Qui en voudrait ?
Il fait chaud.
Nanabozo, ô grand lapin des plaines, entend ma prière et fais pleuvoir sur Paris ! (et si tu pouvais y ajouter un peu de vent en prime, ça serait drôlement sympa de ta part). Et qu’un océan de carottes craquantes se déverse dans Ton terrier.

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