Grandir dans une société réfractaire au risque

With regard to the role of the media, it is hard to regulate or influence decisions when newsworthiness is the prime factor. However, as Chapter 4 noted, the media are increasingly facing in two directions on risk, which may exploit the public’s own ambivalence. For example, the threat of abduction from strangers is low and has not increased for decades, but public fears about it are growing, with damaging consequences. The media are undeniably major factors in the escalation of public anxiety yet, as always, are unwilling to accept any responsibility for this.

Questions about the quality of childhood experiences might appear less pressing than such global issues as prosperity, security and sustainability. However, we need to engender a sense that some values cannot simply be related to financial or economic imperatives. In any case, over the long term, progress on all these issues depends critically upon the children of the future growing up as engaged, self-confident, responsible, resilient citizens: people who both feel they have some control over their destinies and are alive to the consequences of their actions.

(Growing up in a Risk averse Society , PDF du livre téléchargeable gratuitement)

Même si ça n’inversera sans doute pas la tendance, c’est rassurant de voir que certains se posent ce genre de questions.

Via Boingboing

Et d’autres bâtissent les murs de leur propre cellule

Un peu de vertige et beaucoup de beauté.

Et pendant ce temps, certains s’acharnent à monter les murs épais de leur petite cellule personnelle, empilement de briques de certitudes, scellées avec le mortier des habitudes. Bagnards heureux.

Ce n’est pas grave, c’est dommage pour eux. Mais c’est fatiguant pour nous quand on doit les fréquenter, on a beau vouloir les ignorer, ils semblent alors investis d’une mission sacrée — sorte de fanatisme gris et mou — vous faire embrasser leur propre renoncement. Ne pas vous laisser regarder ailleurs, vous persuader de ne rien tenter de différent car, voyez-vous, “ça n’est pas comme ça qu’on fait, ce n’est pas l’usage” — justement non, nous ne voyons pas, tout ce que nous voyons ce sont ces œillères bien commodes pour ne pas reconnaître l’évidence: ni curiosité, ni envie. Aucun appétit. Ils sont ternes, comme leur cellule.

Edit: Via Bad Astronomy

Enfoiré

L’escalier (du métro) était encombré  de gens qui avaient inversés leur trajectoire descendante quand cris et coups de feu avaient déchirés  l’ordinaire brouhaha. Tous, irrésistiblement, ils étaient retournés vers la surface, animés par ce morbide — et spécifique — désir new-yorkais de contempler des flaques de sang souillant l’asphalte de leur cité. Toutefois, ils trouvaient le moyen de reculer devant l’homme en costume bleu qui dévalait les marches à contre-courant. Cela n’avait rien d’étonnant: il tenait un revolver à la main et en avait un autre sur la hanche.

Et il était en feu.

(Stephen King, La tour sombre-2, Les trois cartes)

Et-il-était-en-feu.

Cette petite phrase déguisée en paragraphe, comme un petit garçon qui aurait enfilé les chaussures trop grandes de son père pour, sans prévenir, lui donner un sacré coup de pied au cul. Stephen King est un enfoiré, et je suis sûr qu’il le sait. C’est dur de lâcher un de ses romans une fois qu’on l’a ouvert.

On a déjà saisi le coin de la page qu’on est impatient de tourner car on veut savoir ce qui va arriver à ce gars en feu qui ne bronche pas, ce pistolero égaré dans les rues de New-York. Et c’est quand même l’essentiel, lorsqu’on écrit une histoire: donner envie de tourner la page.

C’est dur de lâcher un Stephen King une fois qu’on l’a ouvert. Le problème, avec La tour sombre, c’est qu’il y en a sept volumes — épais. Je suis pas arrivé.

A spoonful of Freedom helps the medicine go down

J’en ai déjà parlé, Freedom est absolument génial si, comme moi, vous êtes accrocs au Web (et si vous êtes sur Mac) et que vous désespérez de trouver une cure.

Véritable Mary Poppins du XXIème siècle — sensiblement moins séduisant que Julie Andrews, cependant — snap ! d’un claquement de doigts, Freedom fait disparaître l’Internet chronophage et nous rend le temps de faire autre chose. Du temps pour faire quelque chose.

D’ailleurs, j’ai un Stephen King à lire (et la vaisselle à faire). Alors…

Snap!