Et d’autres bâtissent les murs de leur propre cellule

Un peu de vertige et beaucoup de beauté.

Et pendant ce temps, certains s’acharnent à monter les murs épais de leur petite cellule personnelle, empilement de briques de certitudes, scellées avec le mortier des habitudes. Bagnards heureux.

Ce n’est pas grave, c’est dommage pour eux. Mais c’est fatiguant pour nous quand on doit les fréquenter, on a beau vouloir les ignorer, ils semblent alors investis d’une mission sacrée — sorte de fanatisme gris et mou — vous faire embrasser leur propre renoncement. Ne pas vous laisser regarder ailleurs, vous persuader de ne rien tenter de différent car, voyez-vous, “ça n’est pas comme ça qu’on fait, ce n’est pas l’usage” — justement non, nous ne voyons pas, tout ce que nous voyons ce sont ces œillères bien commodes pour ne pas reconnaître l’évidence: ni curiosité, ni envie. Aucun appétit. Ils sont ternes, comme leur cellule.

Edit: Via Bad Astronomy

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