Une interview de Daniel Jalkut, où il est question du Mac App Store

À propos du Mac App Store :

I am excited to get my products in the hands of a potentially much larger audience than has had the opportunity to try them thus far.

Meet Daniel Jalkut

En Français :

Je suis impatient de voir mes produits dans les mains d’un public potentiellement beaucoup plus large que celui qui a pu les tester jusqu’ici.

Je n’ai aucun doute que c’est là dessus que Apple parie pour séduire la majorité des développeurs indépendants, pour les encourager à passer par le Mac App Store — et à avaler la pilule des 30% que Apple prendra sur chaque vente : leur offrir une visibilité absolument inédite, à laquelle sera bien difficile (et stupide?) de résister.

Leur donner la possibilité de toucher potentiellement des millions d’utilisateurs qui, avant le Mac App Store, n’auraient tout simplement jamais entendu parler de leur(s) application(s).

Et pour convaincre les plus récalcitrants, Apple n’aura qu’à pointer du doigt le succès de l’App Store sur iPhone et iPad. Imparable.

Pour des indies doués mais aux ressources (forcément) limitées, pour toutes ces petites boîtes novatrices mais isolées, ce sera effectivement une opportunité exceptionnelle. Et la marge quasi usurière prise par Apple se fera vite oublier si les ventes suivent.

[Daniel Jalkut est, entre autres choses, le développeur de MarsEdit et de FastScript. MarsEdit serait mon application de choix pour blogger si je n’étais pas obsessionnel sur le fait de stocker mes notes au format TXT — en clair, ruez-vous sur la version d’essai de MarsEdit qui est bien pensé, bien foutu et simple d’emploi.]

Dans le même genre de billet : OS X est mort, vive iOS

Vous l’attendiez tous

Sachez que j’ai (enfin) traduit l’entrée du menu Services de Notational Velocity :

Notationalvelocityenfrancais

Cela sera inclus dans la prochaine release officielle de Notational Velocity. En attendant, si vous ne supportez plus d’avoir ce menu en anglais, vous pouvez télécharger cette version 😉

Remplacez votre version de NV par celle-ci et, si ça ne suffit pas, redémarrez le Mac.

À propos de l’interface de Scrivener

Suite à mon billet coup de coeur pour annoncer la nouvelle version de Scrivener, j’ai reçu un courrier de quelqu’un qui avait peur qu’il soit trop compliqué à utiliser, vu son interface un peu chargée.

Pas de panique. Scrivener se plie à nos besoins, pas l’inverse. Voilà à quoi il ressemble pour le moment sur mon Mac :

scrivener minimaliste

Aussi simple que notre fidèle TextEdit, mais toujours prêt à déployer toutes ses options à la moindre demande : il suffit d’appuyer sur deux raccourcis clavier pour passer d’un affichage minimaliste à celui-ci (qui est tout sauf décoratif, croyez-moi) :

scrivener minimaliste

Un MBA à 9 euros, ou presque

Le nouvel MacBook Air 13″ me fait de l’oeil.

En même temps, j’ai déjà un MBA SSD 128Go de la précédente génération qui a le même processeur (ou à peu près : 2.13Ghz) et sur lequel il me reste encore un peu de place… Du coup, même si la plus grande résolution, les 256G, les 4Go de RAM, la meilleure autonomie et les 2 ports USB me plaisent, ça me semble dur à justifier d’en changer.

Bref, y a des chances que je garde mon “vieux” MBA. Si je ne peux rien faire pour changer la capacité du disque, ni la RAM ou encore la résolution de l’écran, je peux au moins corriger le manque d’USB :

Img 0001.jpg

Pour seulement 9 €, j’ai donc un MBA avec TROIS ports USB (et même un mini-USB) — prends ça dans tes dents le nouvel MBA 😉

Et parce que ce blog a une vocation pédagogique et que le sérieux de son contenu n’aura échappé à personne, vous remarquerez que sur l’écran du MBA, au premier plan, on voit le meilleur pote de l’homme 2.0 faire son travail ô combien essentiel.

Une ère post-PC, même Microsoft le dit

Microsoft’s departing executive Ray Ozzie has posted an essay sending warning signs to Microsoft that its core Office and Windows businesses would eventually come to an end. He asked coworkers to get ready for a “‘post-PC’ world”

Electronista

En Français :

Ray Ozzie, un cadre dirigeant sur le départ de Microsoft, a publié un essai qui envoie des signaux d’alertes à Microsoft sur le fait que que le coeur de son activité Office et Windows allait finir par s’arrêter. Il demande à ses collègues de se préparer pour un monde “post-PC”

Dans son papier, Ozzie parle de la trop grande complexité de leurs produits, du besoin de tout repenser sur base de “devices”, des appareils plus simples — “complexity kills” (la complexité tue), dit-il.

Un essai à lire.

À mon avis, ce dont il parle c’est exactement ce vers quoi tend inlassablement Apple depuis des années, ce dont elle se rapproche toujours plus d’une release à l’autre. ParfoisSouvent à pas de géant : il suffit de penser “Macintosh”, “iPod”, “iPhone” ou encore “iPad” pour se souvenir que chacun de ces “pas” de Apple a (re)défini une industrie et une activité. Et c’est une des choses qui lui donne une avance réelle sur ce qui sera le marché informatique du XXI siècle : cette obsession quasi religieuse de la simplification.

On a déjà parlé d’un monde post-PC il y a quelques mois de ça, pour d’autres raisons, mais ça ne me semble pas moins vrai aujourd’hui. Au contraire, c’est d’autant plus intéressant de voir que Microsoft, même si c’est par ses cadres sur le départ, lentement en prendre conscience.

Microsoft est un géant. Un vrai. Un géant qui a pu se relever du fiasco Vista. Il lui manque cette culture de la beauté et de l’ergonomie, il lui manque aussi le souci maniaque du détail, des choses qui sont omniprésentes chez Apple, mais si Microsoft décide d’adopter cette idée de simplifier…

Oui, j’ai vu : Ozzie et moi on utilise le même thème WordPress. Une preuve que ce monsieur a bon goût 😉