Acorn 3 : c’est Noël, en plein mois d’avril

Acorn est disponible en version 3.

Je ne doute pas que les sites Mac vous proposeront quelques tests classiques/sérieux/complets. En attendant, ce que je peux vous dire de mon côté c’est que je suis passé à la caisse sans même jeter un oeil à la version d’essai de cette application que j’apprécieje kiffe au quotidien. Juste après avoir lu la liste des nouveautés.

La plus grosse de ces nouveautés est l’ajout des “layer styles“. C-à-d la possibilité, un peu comme on le fait dans Photoshop — mais sans nous imposer la lourdeur de la baleine amirale de Adobe — d’appliquer des effets sur l’image via des calques de réglages : sans jamais modifier directement l’image, et avec la possibilité de modifier lesdits réglages à loisir. Top.

Acorn 3
Des layers styles appliquées par dessus l’icône de Acorn. Toutes mes excuses pour le massacre de cette jolie icône. Pour paraphraser les devs, je dirais : I can (also) make ugly images in Acorn 😉

Acorn 3 : 29.99$ (prix de lancement) chez Flying Meat ou sur le MAS, version d’essais disponible.

Ah oui : pour ceux qui l’utiliseraient, sachez que mon petit script pour réaliser les bordures et l’ombrage que vous pouvez voir sur les images du blog fonctionne aussi avec la nouvelle version. Joie.

Et le gagnant est…

Pour celles et ceux qui se poseraient la question, j’ai remplacé Mozy par CrashPlan. Le backup est en route :

Crash Plan 001.png

Rassurez-vous, ça ira un peu plus vite que les quatre mois annoncés pour transférer toutes mes données, mais je ne m’en tirerais pas à moins de 3 mois d’upload si je me fie au temps mis par Mozy, à l’époque — la musique, ça prend de la place.

La photo qui fait polémique

La photo du corps d’une gamine de 15 ans, abattue en Haïti, ou la photo de la photo ? Laquelle est la plus choquante, nous demande l’auteur de cet article, qui développe son avis personnel :

sans le travail des photographes, l’intensité des émotions qui nous permettent de ressentir les grandes catastrophes ne serait pas la même.

C’est peut-être là le seul véritable problème : penser que l’information doit être une émotion ?

Et ces photos — celles-là, et bien d’autres avant ça — ne sont jamais que le témoin, plus ou moins bien cadré, de cette impossible contradiction qui ne s’exprime nulle par aussi… purement que dans les divers JT : l’image émotive, sans aucune information (et sans aucun cadrage, d’ailleurs).

Sinon, pour répondre à la question, ce que je trouve choquant dans ces photos, c’est l’absence de parité : 8 ou 9 hommes (dont 7 photographes) et 1 seule femme (dont 1 morte). Je vous choque ? Tant mieux, c’était le but.

Via @petaramesh

Triste journée

hier, pour la première fois, j’ai acheté et enregistré un contrat Apple Care.

(…) il y a de quoi douter même lorsque l’on a supporté les produits Apple depuis bientôt presque 30 ans.

Lionel, de Macbidouille, ne cache pas sa déception face aux problèmes d’écran de son iMac. Difficile de ne pas être d’accord avec ce qu’il écrit, la conclusion y compris. La décision de Apple de ne pas assurer à mort, de laisser certains de ses utilisateurs payer — que ce soit en argent ou en devant supporter une machine qui n’est pas aussi bonne qu’on l’attend d’un Mac — est un choix malheureux.

Là où je ne suis pas d’accord avec lui, c’est sur le côté “nouveau” de ce problème. C’est une question de (mal)chance, probablement, mais certaines de mes plus grosses déceptions avec le SAV Apple remontent à bien avant le passage à Intel (j’en ai eu aussi depuis le passage en Intel, notez).

Le problème le plus grave remonte à un PowerBook G3 Wallstreet (ça date). Une machine pourtant exceptionnelle, mais l’absence de soutien de la part du SAV Apple pour une panne de carte-mère ayant eu lieu juste après l’expiration de la garantie, avait failli me mettre à genoux en tant que jeune indépendant (je commençais à peine à gagner ma vie, essentiellement comme nègre).

Le pire n’étant pas tellement la panne de la machine (même si je n’avais vraiment pas les moyens de la remplacer, ça peut toujours arriver une panne), que d’être dans l’incapacité de respecter mes engagements et de tenir les délais : c’était carrément impensable, alors que je courrais comme un damné après toute commande que l’on voulait bien me confier. Devant l’indifférence du SAV, alors que la panne était de toute évidence due a un défaut de soudure, j’ai fait la seule chose raisonnable : j’ai revendu le Mac pour pièces et, avec cet argent (plus un peu de cash), me suis acheté un PC pour continuer à bosser.

Et je ne suis revenu sur Mac qu’après plusieurs années de PC — le temps de calmer ma colère, et le temps pour Apple de sortir son OS de la préhistoire : avec un Mac Mini sous Tiger. Clairement, sans le “soutien” du SAV Apple, je n’aurais jamais connu Windows et probablement pas GNU/Linux 😉

Sur le même sujet : l’écran des iMac