Mon bureau ce matin

Oui, je blogue aussi depuis l’iPhone. Même si pas exclusivement : je publie les photos depuis l’iPhone et répond souvent aux commentaires, mais je ne suis pas fou, j’écris les longs billets sur un vrai clavier.

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Ce matin, je bosse dans un bistrot et l’iPhone me sert d’APN et de modem.

Bistrot

😉

KitCam

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KitCam est bourrée d’options. Et c’est sans doute un des deux seuls “reproches” (tu parles d’un reproche !) que je pourrais faire à cette excellente application : il faudra vraiment prendre le temps de faire le tour du propriétaire pour découvrir tout ce dont elle est capable (l’autre reproche ? Les achats inapp sont un peu chers).

Cela dit, l’app se révèle si amusante et bien fichue que c’est difficile de ne pas céder à la tentation de tout acheter… Je n’ai aucune volonté. Et puis, KitCam est typiquement une de ces apps dont je vous parlai hier, dont on sent que son dev à envie de s’amuser, d’explorer et d’expérimenter… en nous entraînant avec lui.

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Ouais, c’est flou : t’as déjà essayé de tenir un iPhone pour faire la mise au point, tout en faisant une capture d’écran de ce qui est affiché ? Avec seulement deux mains ?

L’app offre une série d’optiques, de films et de cadres (les cadres sont ce qui m’enthousiasme le moins). Les optiques sont juste bluffantes et très simples à mettre en oeuvre (j’ai bien dû m’habituer à avoir ce tiroir ouvert par dessus l’image, pendant que je teste les cailloux ou les films, mais ça va), celles dont on peut paramétrer l’effet se règlent d’un simple mouvement de torsion. Pas con ça, faire tourner une optique pour la régler 😉

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On peut se demander si certaines optiques et certains films nous serviront jamais, mais je suis prêt à parier que oui : juste parce que c’est là, parce que c’est amusant et parce que c’est vraiment bien foutu, on a(ura) envie de les essayer… Et on se prend(ra) au jeu.

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Au niveau de la prise de vue, en plus des effets, l’app propose différents formats, une grille, un histogramme ainsi qu’un niveau. La possibilité de faire la MAP et la mesure séparemment. Différents modes de prise de vue (plus la video). Plus un accès futé aux réglages de balance des blancs (oui, je sais sur une image en N&B c’est ballot) et d’exposition :

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Toutes ces options et contrôles peuvent vite devenir un véritable foutoir, on prendra soin de n’activer que ce dont a besoin. (Faudra que je fasse un billet, un jour, pour dire tout le bien que je pense du niveau dans les apps qui le proposent…)

KitCam propose aussi son petit labo de développement. Et si je reste accroc à Snapseed, il y a de quoi faire :

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Plus des options de partage assez sympa, y compris vers le rouleau de peloche de l’iPhone, vers Dropbox ou encore vers Photoforge (logique vu que c’est le même dev) et vers le FTP (pas testé).

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Bref, KitCam (iTunes) est (vachement) bien foutue et (très) sympa a utiliser aussi bien pour s’éclater que pour faire de la photo (très) sérieuse. L’app n’est pas trop coûteuse (1.79€, mais les achats inapp sont onéreux).

Puisque, quand on est sérieux et pro, on doit mettre une note : 4/5.
Je lui aurai filé 4.5/5 si le prix des options avait été plus raisonnable.
Si vous préférez de jolis petits coeurs aux chiffres abstraits : ♥♥♥♥

Merci à Anthony, qui m’a refilé l’info et fait entrer KitCam dans mon top 10 personnel des meilleures apps photos sur iPhone 😉

La photo, sans ordinateur

“Au lieu de m’en parler, encore et encore, pourquoi t’en parlerais pas sur le blog”, me disait ce soir Jean-Christophe. Il est souvent de bon conseil, alors j’y vais. Sans filet et sans craindre de passer encore une fois pour un bouffon qui ne comprend rien à rien.

Depuis que je me suis remis à la photo (c’est très récent, après une coupure de plusieurs années), et que je laisse au placard tout mon matériel “sérieux” pour me trimballer uniquement avec un iPhone, c’est à peine si j’ai encore besoin d’ouvrir un ordinateur pour traiter mes photos. Pire que ça : je n’ai plus du tout envie de le faire.

Je suis bien sur l’iPhone. Je m’amuse et je fais ce que je veux (edit: presque tout ce que je veux). En fait, je n’arrive pas à sentir que je travaille, même quand je retouche ou publie les photos.

S’amuser, c’est peut-être ce qui fait tant râler certains. De la même manière qu’il existe encore des gens pour prétendre qu’un ordinateur doit être difficile à utiliser et à configurer pour être un “vrai” ordinateur, sinon ce n’est qu’un jouetMac. Pour l’essentiel, on en est encore là en photo, avec la complicité active et enthousiaste des départements marketing de Canon, Nikon et des autres : la photo, c’est pas une plaisanterie. Si tu ne te trimballes pas avec un appareil capable d’enregistrer chaque poil du cul d’une mouche qui se serait égarée sur la Lune; un appareil avec une optique qui avale tant de lumière que des astrophysiciens ont peur qu’elle crée un trou noir chaque fois que tu prends une photo; si tu ne passes pas des heures à peaufiner chaque raw à la main et à soigneusement ranger tes clichés dans les pages de tes albums numériques, t’es pas un photographe.

Soit. C’est vrai, pour certains la photo c’est ça. Ils ont besoin de cette qualité, de cette perfection. Et c’est génial qu’ils la trouvent dans ce matériel haut de gamme. Pas moi, j’en ai pas besoin. Et vous ?

Dada
Elle est floue ? Les chevaux étaient nerveux.

Alors, oui, j’ai des progrès à faire (je dois vraiment réapprendre à photographier) et, oui, l’iPhone pourrait être meilleur, et sa prochaine version le sera évidemment… comme sera meilleure le prochain Canikolta…. Et on va attendre combien de temps, comme ça, un appareil digne que nous fassions des photos avec lui ?

Ce n’est pas seulement un chouette appareil photo. Dans ses 110 grammes, on trouve aussi un labo de développement, une incroyable logithèque incroyablement stimulante. Je veux dire merde, quoi, il y a des années que je n’ai pas éprouvé autant d’excitation devant des apps dont on sent l’enthousiasme et l’envie d’expérimenter de leurs devs respectifs. KitCam, nofinder, 645 Pro, Booster!, SnapSeed, MPro, etc. Elles sont toutes extra — peu importe que les experts se pincent le nez d’un air méprisant : laissons-les rester le nez pincé, jusqu’à ce qu’ils s’étouffent, si ça leur chante. Nous, c’est l’écran de l’iPhone que nous pincerons pour expérimenter et pour nous amuser avec ces apps et pour encourager les devs à aller encore plus loin.

Bien sûr, dans toutes les applications proposées, il y a aussi beaucoup de copies de copies de copies et si on attend de Apple qu’elle trouve un moyen de faire le ménage, ce n’est pas non plus un scoop de découvrir que le monde est plein de vilains Samsungcopieurs.

Booster
Courbes, dans Booster!. Sûr, l’écran est petit et je me sens à l’étroit pour apprécier le résultat. Oui, c’est moins précis que les courbes dans Aperture. Mais, putain : ça tient dans la poche de ma chemise. Et c’est bien assez bon pour publier en ligne (vous avez fait combien de tirage papier, cette année ? Moi, un)

Snapseed 1
Une autre approche de la retouche : le génial Snapseed, que l’on utilisera sans se prendre la tête…

Snapseedserieux
… Ou en se la prenant à deux mains : chaque point correspond à une zone de correction de luminosité, saturation ou contraste. Corrections réalisées du bout du doigt, juste après la prise de vue, sur le quai. Snapseed est carrément génial, je l’ai déjà dit ?

Mais c’est pas tout. Dans les 110 grammes de l’iPhone, on trouve aussi des outils de publication et de partage. Alors, non je n’ai pas trouvé d’éditeur HTML qui rivalise avec BBedit ou Emacs ou Dreamweaver (ça existe encore ?). Par contre, j’ai trouvé une app géniale qui s’appelle Zapd, qui permet de créer un site Web en 60 secondes (c’est leur promesse, elle est tenue), depuis l’iPhone. Elle n’est pas unique dans son genre, mais j’apprécie beaucoup son élégance (app et sites soignés) :

Zapd
Mon Zap

Réjouissante facilité de publication et de mise à jour de ma galerie, sans quitter l’iPhone. Possibilité de poster des commentaires, de partager ou pas les images publiquement, de commenter et même de publier à plusieurs sur un même site. Tout ça du bout du doigt sur un écran qui tient dans la paume de ma main. Ouais, je sais, je ne suis pas vraiment webmaster vu que j’ai pas codé une seule ligne de HTML : rien à foutre. J’ai passé l’âge de m’emmerder.

Même les sauvegardes sont possibles. Un truc comme Flux de photos, livré avec iOS, permet de copier vos photos automatiquement sur tous vos appareils et, si vous utilisez iPhoto ou Aperture sur Mac, d’en faire une sauvegarde dans un Projet ou un Évènement. Sans avoir à rien d’autre à faire que dire “oui, je veux l’utiliser”. Tout est géré par iOS. Et si cela ne vous suffit pas, une app comme everpix permet de sauvegarder presque toutes vos photos — ce presque est vraiment problématique, car d’un backup on attend qu’il soit complet, on espère sincèrement que les devs tiendront leur promesse de rapidement corriger ça.

La photo sans ordinateur, c’était un titre provocateur. Je n’envisage pas de renoncer au Mac, et probablement pas à un appareil photo plus performant. Mais il est vrai aussi que je photographie et publie depuis l’iPhone avec un plaisir et une joie que je n’avais plus éprouvés depuis longtemps. Et avec une telle facilité. En plus, je voyage léger 😉

Hardware
À une époque pas si lointaine, on avait besoin de ces gros machins pour faire de la photo (photo : iPhone 5 + Snapseed)

Sur le même sujet : Rien qu’un téléphone hors de prix

Rien qu’un téléphone hors de prix

Snapseed

La photo du billet précédent a été prise avec un iPhone. Traitée sur un iPhone (recadrée et contrastée, via l’excellentissime Snapseed). Elle a été publiée sur le blog (et aussi sur mon Zap), toujours depuis l’iPhone.

Vous ne le voyez pas ici, mais j’ai aussi tourné une vidéo, avec l’iPhone. Fais quelques diaporamas, avec l’iPhone. J’ai également pu valider et répondre à des commentaires sur le blog, depuis l’iPhone. Envoyer des emails, depuis l’iPhone. Suivre ma timeline Twitter, depuis l’iPhone. Chercher mon chemin, après m’être perdu dans les rues de Paris (pour ne pas changer), depuis l’iPhone. J’ai pris quelques notes pour des articles, et pour un bouquin, sur l’iPhone. Ah oui, et j’ai aussi pu passer quelques coups de fil, avec l’iPhone.

Mais à part ça l’iPhone n’est jamais qu’un téléphone vendu trop cher.

Évidemment, sur le même sujet, vous devriez lire l’excellent “Le téléphone à 700$“, de l’ami Guillaume.