Profitez-en tant qu’elle est gratuite — voyez ma (très) rapide présentation, sur tiaaft.
PopAGraph, la retouche qui fait pop
Ok, j’ai pas trouvé mieux comme titre. Mais c’est un peu ça : faite facilement ressortir une partie de votre image avec PopAGraph (version 1.1, gratuite, avec achats in-app).
Une retouche se déroule en cinq étapes (ouverture jusqu’à partage, compris), accessibles en permanence depuis une barre latérale. On ouvre une photo et on sélectionne la zone à modifier à l’aide d’un masque (en langage non technique : vous peignez la partie de l’image qui vous intéresse ou, inversement, celle que vous ne souhaitez pas modifier) et on lui applique des effets parmi 17 filtres (dont… 13 disponibles en achat in-app). Puis ajoute des cadres, dont on pourra modifier la couleur, l’épaisseur et la forme (là aussi, on passera par les achats in-app). Puis on l’exporte

Ici, je sélectionne (en rouge) le visage de Dalil’artiste puis, image suivante, je transforme l’arrière-plan (Background) en niveaux de gris. Je pourrais à la place transformer le visage en niveaux de gris, et laisser l’arrière-plan en couleurs, en touchant d’abord Popped, en bas de l’écran, puis en appliquant Grayscale dessus.

Appliquer le masque se révèle relativement pénible car, comme la plupart des apps qui le proposent, PopAGraph s’obstine à dessiner le masque exactement sous le doigt… qui cache donc tout visibilité : on ne voit plus où on dessine. C’est stupide. Il faudra donc pas mal aller et revenir entre le pinceau et la gomme. On rêve qu’elle, et toutes les autres apps qui commettent la même erreur, adopte une logique à la TouchRetouch — qui affiche la zone d’édition dans une petite fenêtre à part (Grayscale, pour le masque + Sepia pour le Background) :

L’application d’un masque dans TouchRetouch ? Le piedle doigt !
Bref, pour en revenir à l’app, on dispose de pas mal de filtres (dont la majorité sont à acheter) qui permettent de facilement bidouiller l’image et d’arriver à un chouette résultat. On peut bien entendu appliquer un effet différent au masque et à la partie non masquée :

Oui, les couleurs ainsi que le sélecteur de couleurs sont payants.

Flou appliqué au reste de l’image (on aurait aimé pouvoir contrôler son intensité). Effet “dessin” appliqué partout sauf au masque.
On passe d’une étape à l’autre de la retouche en faisant apparaître la barre latérale (c’est sympa, mais ça devient vite fastidieux). Comme je le disais, on peut appliquer une bordure. Il s’agit en réalité de cadres (jusque 4 par image), qui partageront tous la même couleur, la même épaisseur et le même arrondi (dommage).

Une bordure simple, avec coins arrondis et le panneau d’achat des filtres et styles… pour un peu plus de 2,50€.

“Dot”, un des effets payants. Les options d’exportation : juste le minimum syndical.
Ce que je paye quand j’achète une app sur iOS, c’est aussi sa facilité d’utilisation — la façon dont elle exploite l’interface tactile et le petit écran, sans m’obliger à travailler comme à l’ancienne — et la qualité du résultat. Je ne suis pas encore passé à la caisse, mais il est fort probable que je me laisse tenter vu les qualités de cett app.
Et l’image finale, si vous êtes curieux :
Top :
- L’idée est vraiment sympa et les outils sont plutôt bien foutus.
- L’interface est agréable, sauf le passage obligé par la barra latérale.
- La facilité d’utilisation et les possibilités.
- La possibilité d’aller et revenir dans les différentes étapes de la retouche.
Flop :
- Afficher la barre latérale pour passer d’une étape à l’autre devient vite fastidieux.
- L’application du masque n’est pas assez réfléchie.
- La majorité des filtres ne sont proposés qu’en achat in-app.
- Pas assez d’options d’exportation.
- Pas d’ajout de bordures au moment de l’exportation vers Instagram, pour créer une image carrée
- Dommage que les cadres partagent tous les mêmes réglages.
Un grand merci à iPhoneography.com, où j’ai déniché l’info.
Importer dans Day One
Suite à un courrier de lecteur, je vous rappelle que j’ai pondu un petit script pour importer en lot un tas d’entrées rédigées en markdown, dans DayOne : Importer un lot de fichiers Markdown dans Day One.
N’espérez pas une baguette magique capable d’importer tout et n’importe quoi, mais si vous êtes dans la même situation que moi (et que ce lecteur), ça pourrait vous aider.

Oui, je suis sympa. Et beau. Et intelligent. Et modeste 😉
Quand on aime pas la photo à l’iPhone, surtout publiée dans le NY Times
Quand le New York Times fait le buzz
J’aurais laissé passer ce billet sans le mentionner, s’il n’avait pas eu la mauvaise idée de m’englober (sans le savoir) dans le groupe des vilains menteurs qui racontent n’importe quoi, ou presque. Je le cite, parlant du buzz autour du fait que la Une du NYTimes a été faite à l’iPhone :
Vrai mais faut ou plutôt incomplet, très incomplet même. (sic)
Faux, en quoi ? C’est bien un iPhone qui est utilisé, non ?
Si c’est bel et bien un iPhone qui a pris la photo, il est évident qu’il y a un travail précis de la lumière. C’est ce travail qui permet à la photo d’avoir une qualité digne de la une du New-York Times.
Faut oser écrire une énormité pareille, quand même. Et on appréciera aussi le “si c’est bien un iPhone“.
De cette remarque lapidaire — lapidaire, comme dans “et si nous lapidions ces hérétiques” ? — devons-nous comprendre que, comme par magie, quand on ne photographie pas avec un iPhone — mais avec un reflex ou un moyen-format, ou un sténopé (?) — on a plus besoin de lumière, ni d’expérience ni de maitriser son matériel ? Plus besoin de connaître son travail, quoi ?
Non, bien sûr. Pourtant, je ne me souviens pas d’avoir personne vu se plaindre d’une information “incomplète, très incomplète même” quand on discutait ici et là sur le fait qu’un nouveau boitier Canon ou Nikon ou Olympus était utilisé pour faire une photo qui a fait le buzz.
Le reste de l’article est du même niveau et n’a aucun intérêt si vous espérez y trouver des arguments qui démontrent que l’iPhone n’est pas un appareil photo — forcément, vu que c’est un appareil photo.
Par contre, il rappelle justement une évidence : à quel point photographier ce n’est pas juste appuyer sur un bouton… Mais qui a jamais prétendu le contraire ?
(Edit, et si vous ne l’aviez pas remarqué la couverture de Time a elle aussi été squattée par un iPhone)
Facebook Home en une phrase
Facebook Home is about what you’re reading and tapping, not a hunk of plastic in your hand.
Sam Biddle: The Facebook Phone: It’s Finally Sorta Real (Update: Eyes-On), via @TomaA
Ce qui pourrait donner :
Facebook Home, c’est ce que vous lisez et tapotez, ce n’est pas le morceau de plastique que vous tenez en main.
C’est exactement ça. Et c’est bien la première fois que je vois quelque chose apparaître ailleurs que sur iPhone, qui me fait penser que Apple va devoir réagir.
Un beau coup joué par Facebook.

